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La pensée esthétique de Heidegger
Vaquero Stéphan - Dastur Françoise
ENTREMISES
10,50 €
Épuisé
EAN :9782382550632
Dans ce livre, c'est l'alliance apparemment indéfectible entre esthétique et métaphysique qu'il est nécessaire selon Stéphan Vaquero de mettre radicalement en question. Il s'agit en effet pour lui d'entreprendre une " réhabilitation de l'esthétique " en montrant que chez Heidegger le sensible et le sentiment sont pensés non pas en fonction de la relation sujet-objet, mais à partir de leur caractère ontologique qui fait d'eux des expériences de l'immédiate présence de l'apparaître. C'est donc à une lecture profondément renouvelée des textes que Heidegger a consacrés à l'oeuvre d'art qu'il nous invite, en montrant qu'il s'agit de trouver en eux une pensée non métaphysique du sensible, de la sensibilité et du beau. Comme il l'affirme dans la conclusion, la critique heideggérienne de l'esthétique vise dans l'esthétique ce qui n'est pas elle, à savoir essentiellement la pensée métaphysique de la re-présentation, qui en fait une théorie de la médiation entre sujet et objet, alors qu'il s'agit au contraire de retrouver le caractère originaire de l'esthétique qui est celui d'une épreuve immédiate de l'être telle qu'elle se donne à voir dans l'oeuvre d'art. C'est donc une telle réhabilitation ontologique de l'esthétique qui constitue l'enjeu des quatre chapitres du livre, lesquels traitent chacun d'un aspect essentiel de l'expérience artistique.
Des chemins de vie. Un point dans l'espace où le hasard n'a pas sa place. Des trajectoires qui se mêlent et se démêlent. D'un côté le visible et de l'autre, l'empreinte de l'invisible. Deux histoires parallèles qui vont se toucher dans l'infini amoureux. Une année pour transformer à jamais des destinées et prendre conscience qu'il n'existe aucun mal d'où ne naisse un bien. 365 jours pour récupérer une enfance volée et se rendre compte que, pour faire un miracle, il faut être deux : un pour le présenter et l'autre pour y croire.
Résumé : Stéphane Vaquero interroge les effets des dispositifs par ateliers interdisciplinaires qui se développent depuis une vingtaine d'années au collège et au lycée, à l'image des Travaux personnels encadrés (TPE). Le recours aux thématiques concrètes et quotidiennes permet-il de réduire les inégalités scolaires et sociales ? L'ouvrage montre que les élèves et enseignants y forgent un type spécifique de discours sur le monde quotidien, sur les références populaires et juvéniles. Il démontre comment la mise en forme scolaire de l'éclectisme culturel ou de la parole critique peut, paradoxalement, nourrir les formes contemporaines de domination scolaire, culturelle et sociale.
Résumé : Quiconque a regardé et regarde encore The walking dead s'aperçoit rapidement que la présence des "marcheurs", des "zombies" si l'on veut, n'est pas l'essentiel de la série, qui connaît cependant un succès mondial : pourquoi ? Comment l'expliquer ? C'est peut-être que The walking dead nous donne quelque chose d'autre à voir et à comprendre, ou plutôt nous montre autre chose, à savoir quelque chose qui s'adresse à nous et nous interroge ; quelque chose, aussi, qui parle de nous ; de l'état du monde tel qu'il est aujourd'hui ; un monde que nous croyons habiter alors que nous n'y sommes qu'installés et au sein duquel les autres nous paraissent radicalement étrangers, simplement parce qu'ils sont étrangers. C'est de tout cela dont il est ici question... et d'autres choses aussi. Un ouvrage fondamental et fondateur du philosophe Stéphan Vaquero, qui visite cette série à travers des analyses magistrales au service d'une vision vaste et profonde des grandes problématiques qu'elle dévoile - et qui nous concernent tous.
Régulièrement au centre de débats sur les manières de l'appréhender, le handicap est une question sociale complexe. Est-il une réalité médicale ou une construction sociale ? Y-a-t-il une " universalité " du handicap, de ses modes de reconnaissance, de l'objectivité de ses catégories ? S'agit-il d'une déficience qu'il reviendrait à la société et aux institutions de pallier au travers de politiques d'inclusion guidées par un présupposé validiste ? Faut-il à tout prix gommer la différence pour faire du handicapé une personne " comme tout le monde " ? Ce sont toutes ces questions qu'analysent finement les chercheurs réunis dans cet ouvrage pour, non pas apporter une réponse, mais donner à voir le handicap dans toute sa variété et sa complexité.
Dans ce livre, Jean-Marie Charon et Adénora Pigeolat exposent et analysent les résultats d'une enquête motivée par un constat surprenant : la durée moyenne des carrières des journalistes est de 15 ans, le nombre de détenteurs de carte de presse a reculé de 10 % ces dix dernières années (un rythme de recul qui a doublé en 2020) et l'omniprésence, sur les réseaux sociaux, de discussions entre journalistes autour de la question "Pourquoi je quitte le journalisme" . C'est peu dire que l'enquête révèle une réalité de l'activité de journaliste qui ne correspond pas à l'image que le public se fait de celle-ci, pas non plus d'ailleurs à celle que la profession a d'elle-même. Cette enquête s'ouvre sur le portrait des personnes impliquées, puis vient l'évocation des principaux motifs de quitter le journalisme - autrement dit, le "pourquoi ? " . Suivent plusieurs focus, à commencer par les conditions concrètes d'une activité qui est devenue trop dure, trop intense. Ainsi est abordée la question d'un épuisement, jusqu'à la rupture physique et psychique, avec les "burn out" . Les femmes, qui sont les plus nombreuses dans ce panel, connaissent aussi des conditions particulières qui doivent être décrites et analysées. C'est alors le moment de s'interroger sur la nature des reconversions, autrement dit le "où vont-ils ? " et comment ? Le dernier chapitre, conclusif, est consacré à ce que nous disent de l'évolution des médias, de la production de l'information et du journalisme, ces choix de quitter la profession. Quelque chose comme la part d'ombre de la mutation en cours des entreprises de presse et du système d'information.
La médecine occidentale moderne a une approche différente de la médecine traditionnelle chinoise : c'est particulièrement vrai pour le vieillissement, considéré par la médecine occidentale comme une maladie à soigner, alors que la médecine traditionnelle chinoise le présente comme une évolution de la personne, dépendant de son équilibre de vie. L'ouvrage So Ouenn Nei King, rédigé depuis environ deux mille deux cents ans, précise même comment bien vieillir dès le premier chapitre, et distingue quatre niveaux de succès dans la démarche de chacun. Pour illustrer ce savoir ancien basé sur des observations cliniques, les auteurs proposent un jeu avec des personnages " typés " selon les classifications de la médecine traditionnelle chinoise, dont il faudra analyser et comprendre les comportements. Deux façons de jouer : ? rapprocher les personnages de relations connues, tout en faisant attention aux différences ; ? imaginer le " moteur " de chaque personnage, ce qui le fait agir ou réagir de cette façon. La raison de cet essai est d'éclairer la liberté que nous avons de préparer l'hiver de notre vie en toute sérénité.
La misère mentale, que l'on déplore jusque dans les sphères les plus élevées de la réussite sociale, gagée souvent sur les diplômes ! , se manifeste par l'inaptitude, de nature ou de mauvais vouloir, à penser le monde et l'expérience humaine selon une authentique exigence de vérité. Néanmoins, surtout à l'occasion des épreuves les plus douloureuses, et à l'approche de la mort, peut se produire un sursaut de conscience ; mais il est alors trop tardif pour modifier notablement le style global d'une existence. Les miséreux mentaux quittent la vie sans en avoir saisi le vrai sens, ils ont raté la destination humaine. Aussi, nulle tâche n'est-elle plus urgente et impérative, aux yeux du philosophe, que celle de montrer comment la vérité de la destination humaine, telle que la pensée métaphysique la conçoit, résiste à toutes les objections que l'on peut tirer de la misère mentale, malgré son angoissante extension ; ce qui suppose un esprit de justice et une résolution de lucidité prêts à envisager des solutions fort éloignées de l'humanitarisme idéaliste et de la théologie de fraternité lénifiante...
Dans le contexte actuel où l'interrogation métaphysique semble avoir déserté le champ de la pensée et où la seule efficacité technocratique et économique remplace l'exigence politique - voire l'éthique elle-même, bref, dans un monde privé de valeurs et de questionnements essentiels, une autre perte se profile, peut- être la plus grave : celle du sens esthétique. L'homme pourrait-il y survivre ? C'est la question qui a motivé ce livre, car certaines évolutions des sociétés contemporaines peuvent laisser craindre que la beauté elle-même, au moins en tant que valeur, ne puisse être remise en cause. Passant d'abord au crible une tradition esthétique qui a progressivement réduit notre appréhension de la beauté, Frédéric Monneyron propose une réflexion qui, en nous donnant les moyens d'identifier la sensation du beau, pose les bases de ce que pourrait être une anthropologie esthétique fondée sur l'image plutôt que sur le concept. Par là, il invite à reconsidérer l'esthétique occidentale pour en faire une philosophie de la nature plutôt qu'une philosophie de l'art. Ce renversement de perspective rend possible une nouvelle herméneutique dans laquelle non seulement les apparences peuvent être profondes, mais ce qui était devenu invisible est rendu de nouveau manifeste...