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Est-il bon ? Est-il méchant ? Variations sur le thème biblique des fratries
Durand Isabelle ; Jeanjean Benoît
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753573123
Le présent ouvrage, qui emprunte son titre à une comédie de Denis Diderot, se penche sur la réécriture des récits bibliques fondateurs qui interrogent la relation fraternelle. Tout le monde connaît le fameux meurtre d'Abel par son frère Caïn rapporté au chapitre 4 de la Genèse. Le plat de lentilles pour lequel Esaü perdit son droit d'aînesse au profit de Jacob, aux chapitres 14 à 17 du même livre, est devenu proverbial. On connaît également bien, toujours dans le livre de la Genèse, l'histoire de Joseph, le fils de Jacob et de Rachel, vendu par ses frères à des marchands d'esclaves et devenu, grâce à sa science des rêves, conseiller du pharaon. Mais on ignore souvent le viol de Tamar par son frère Amnon et ses conséquences. Toutes ces fratries bibliques, et d'autres encore, ont fait l'objet de nombreuses réécritures qui en sont comme autant d'interprétations. Les auteurs des différents chapitres de l'ouvrage se sont penchés sur certaines de ces réécritures, dans des genres littéraires aussi divers que le roman, le théâtre ou la tragédie lyrique, pour tracer, à travers les époques, les contours d'une interprétation toujours en prise avec les préoccupations du monde dans lequel elles s'inscrivent. Ainsi, depuis le texte original jusqu'à l'époque actuelle, on peut suivre la réappropriation de ces fratries bibliques par des écrivains qui en privilégient les traits répondant à leurs aspirations profondes et au message qu'ils veulent adresser à leurs contemporains.
Durand Isabelle ; Saquet Christelle ; Pierre Gille
Cet abécédaire de cardiologie pédiatrique est partiel, et permet au lecteur d'avoir des notions sur cette spécialité et des indications sur certaines conduites pratiques à adopter vis-à-vis des enfants et des demandes de consultation en cardiopédiatrie. Par essence schématique, il ne se conçoit bien sûr que comme complément aux cours, revues, livres et avis spécialisés sur les différents sujets abordés. Le public visé est l'ensemble des internes de pédiatrie, les étudiants des DIU et des services de cardiopédiatrie, les pédiatres et les généralistes souhaitant approfondir leurs connaissances dans ce domaine. Nos collègues médecins d'adultes soignent de leur côté beaucoup d'enfants dans leur pratique quotidienne, ce document leur est aussi destiné.
Résumé : Isabelle Durand-Le Guern s'attache à faire émerger les diverses représentations du Moyen Age, telles qu'élaborées et véhiculées par les romantismes allemand, anglais et français. C'est en effet un Moyen Age rêvé, recomposé que nous donnent à voir les ?uvres romantiques, un Moyen Age dans lequel s'expriment moins des réalités historiques que les fantasmes d'une génération romantique porteuse de bouleversements esthétiques et idéologiques. L'exploration des différents genres littéraires - conte, ballade, théâtre, roman historique - qui s'ouvrent à la présence du Moyen Age permet de mettre en évidence les diverses colorations et distorsions que subit la période sous la plume des écrivains romantiques. L'analyse de ce qui apparaît déjà comme un processus de mythification se poursuit par l'évocation de grands personnages médiévaux revisités par les romantiques, et sur lesquels se projettent nombre de préoccupations contemporaines. L'ouvrage propose une typologie des Moyen Ages romantiques en distinguant les représentations qui s'attachent à l'aspect " grotesque " de la période, celles qui l'associent au merveilleux et au terrifiant, et celles qui la constituent en âge d'or. Le Moyen Age devient ainsi un mythe, mythe d'un temps primitif à mi-chemin entre histoire et légende. Ce passé mythifié, dans lequel le romantisme cherche à la fois un ailleurs radicalement autre et une identité, représente paradoxalement l'un des moyens d'expression privilégiés de la modernité du mouvement romantique.
Ayez grand soin d'écrire, comme si le Saint-Esprit dictait" : ce conseil ironique du Méphistophélès de Goethe pourrait emblématiser la position instable de la littérature du XIXe siècle à l'égard de la Bible. Dans le Génie du christianisme, Chateaubriand fait des Ecritures l'horizon poétique de l'écriture. Dès lors, la littérature n'a de cesse de se mesurer à ce modèle, tantôt dans un esprit apologétique, tantôt à des fins de subversion. Dans un tel contexte, les récits bibliques de tentation, auxquels s'ajoutent les mythes de Faust et de saint Antoine, représentent des sources particulièrement fécondes. Riches de potentialités éthiques et dramatiques, ils font écho aux paradoxes d'une époque sans cesse partagée entre l'attrait qu'exercent les modèles religieux et la nécessité de les transgresser pour leur rendre toute leur actualité. Ce sont ces enjeux variés que les études réunies dans le présent ouvrage se proposent d'explorer, afin de mettre au jour les tensions créatrices d'un siècle où la dictée du Saint-Esprit et les murmures méphistophéliques se mêlent en des harmonies inédites.
Figure fascinante, la sorcière a imprégné l'imaginaire collectif au fil des siècles. Tour à tour laide, terrifiante et séductrice, elle prend de multiples formes, parfois antagoniques on la décrit aussi bien monstrueuse que charmante, victime ou meurtrière, guérisseuse ou cannibale, sage-femme ou tueuse d'enfants... Avant tout, elle se targue de posséder des pouvoirs surnaturels : elle est magicienne, compose des philtres et peut jeter des sorts, envouter et désenvouter, connaître l'avenir et changer d'apparence. Au Moyen Age, elle s'associe au Diable dont elle tire son pouvoir de nuisance et signe avec lui un pacte de sang. Mais comment appréhender ces figures au-delà des stéréotypes et d'ailleurs, ces derniers, que nous enseignent-ils ? Dans ce livre, Isabelle Durand analyse les différentes représentations de la sorcière, en détermine l'origine et le développement, et met au jour les divers mécanismes imaginaires liés à l'élaboration de cette figure. Finalement, la sorcière, symbole de la liberté et de l'autonomie, ne cristallise-t-elle pas les peurs et les projections que suscite la femme elle-même ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.