Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Moyen Age des romantiques
Durand-Le Guern Isabelle
PU RENNES
19,06 €
Épuisé
EAN :9782868475596
Isabelle Durand-Le Guern s'attache à faire émerger les diverses représentations du Moyen Age, telles qu'élaborées et véhiculées par les romantismes allemand, anglais et français. C'est en effet un Moyen Age rêvé, recomposé que nous donnent à voir les ?uvres romantiques, un Moyen Age dans lequel s'expriment moins des réalités historiques que les fantasmes d'une génération romantique porteuse de bouleversements esthétiques et idéologiques. L'exploration des différents genres littéraires - conte, ballade, théâtre, roman historique - qui s'ouvrent à la présence du Moyen Age permet de mettre en évidence les diverses colorations et distorsions que subit la période sous la plume des écrivains romantiques. L'analyse de ce qui apparaît déjà comme un processus de mythification se poursuit par l'évocation de grands personnages médiévaux revisités par les romantiques, et sur lesquels se projettent nombre de préoccupations contemporaines. L'ouvrage propose une typologie des Moyen Ages romantiques en distinguant les représentations qui s'attachent à l'aspect " grotesque " de la période, celles qui l'associent au merveilleux et au terrifiant, et celles qui la constituent en âge d'or. Le Moyen Age devient ainsi un mythe, mythe d'un temps primitif à mi-chemin entre histoire et légende. Ce passé mythifié, dans lequel le romantisme cherche à la fois un ailleurs radicalement autre et une identité, représente paradoxalement l'un des moyens d'expression privilégiés de la modernité du mouvement romantique.
Résumé : Charlemagne demeure, au moins jusqu'au début du Xe siècle, une référence essentielle, une incarnation du grand homme tel que l'on peut le rêver à cette époque. Il est vrai que, mis à part Louis XIV et Napoléon, la figure de pouvoir à laquelle il est fait le plus souvent référence est celle de Charlemagne, dans un phénomène de réappropriation d'une identité française qui doit beaucoup aux légendes historiographiques mises en place au Moyen Âge pour légitimer la monarchie française. Limage tardive de Charlemagne est ainsi le fruit d'un lent processus de mythification, qui commence dès la mort de l'empereur, en 814. C'est cette figure, à la fois monolithique et contrastée, que cet ouvrage suit dans l'histoire, littéraire avant tout, en partant à la quête du personnage dans ses facettes fondamentales : le roi, le guerrier, l'empereur des chrétiens / chef des croisés / saint et finalement l'homme.
Le présent volume constitue les actes d'un colloque qui s'est tenu à Lorient en novembre 2009. Partant du constat qu'au-delà du roman dit " à thèse ", caractérisé par un message clair et univoque, tout roman propose une saisie du monde, qui ne peut rester étrangère aux " systèmes " d'organisation sociale, de gouvernement, de partage des droits et des devoirs, les participants ont voulu interroger les liens variés qui unissent la politique au genre romanesque. Il s'agissait ainsi d'interpréter la visée esthétique des oeuvres, les stratégies poétiques qu'elles déploient dans leur interaction permanente avec les affaires de la Cité. L'évolution diachronique des rapports entre roman et politique atteste de la persistance de cette perméabilité depuis au moins le XVIIIe siècle. Ainsi, les contributions de ce volume proposent une approche variée des rapports entre roman et politique, dans une perspective diachronique tout d'abord, puis par le biais de problématiques plus spécifiques : le roman historique et ses échos politiques, la question de l'engagement, l'écriture du roman dans un contexte politique totalitaire, le roman post-colonial, la question de la réception politique des oeuvres romanesques. Toutes ces contributions s'attachent donc, en définitive, à souligner que le roman, par le recours à la fiction, élabore un monde dont les significations englobent en le débordant largement l'espace plus restreint du politique, entraînant le lecteur vers une expérimentation, une mise en question et une prise de distance. Le texte narratif apparaît ainsi comme un antidote à la tentation de l'univocité et de la simplification dangereuse, éprouvée aussi bien par la politique politicienne que par l'engagement canonique.
Résumé : Le Guide pratique des médicaments est devenu au fil des éditions une référence pour tous les étudiants et professionnels qui participent à la prescription et à la distribution des médicaments, ainsi qu'à la surveillance des malades. Son contenu, actualisé chaque année, respecte les principes qui doivent guider la prescription et le bon usage des médicaments. Son format poche le rend facile à compulser, en consultation, à l'officine ou à l'hôpital. Ces dernières années, de nombreuses molécules ont été retirées du marché et les précautions d'emploi ont été renforcées. Des schémas thérapeutiques sont présentés au début de chaque chapitre avec quelques conduites à tenir en situation d'urgence. L'ensemble des molécules référencées a été mis à jour : les médicaments sont cités sous leur dénomination commune internationale (DCI) et sous les noms commerciaux, avec leur modalité de dispensation en France et leur taux de remboursement. Les génériques sont signalés par le sigle G accolé à la DCI, le sigle BS signale les biosimilaires. Les nouveaux médicaments sont présentés dans chaque discipline à côté des traitements comparables. La liste des médicaments ayant obtenu un niveau I ou II d'ASMR depuis 2014 est fournie dans les informations réglementaires. Les médicaments retirés du marché sont signalés en fin d'ouvrage. Les pansements, d'une part, et la nutrition artificielle, d'autre part, font l'objet d'un développement spécifique. Les valeurs biologiques usuelles et les principaux taux plasmatiques des médicaments sont répertoriés en fin d'ouvrage. Des recommandations pour les enfants et les patients à risque ont été introduites dans un chapitre spécial, ainsi que des informations sur la iatrogénie courante.
Résumé : Le Guide pratique des médicaments est devenu au fil des éditions une référence pour tous les étudiants et professionnels qui participent à la prescription et à la distribution des médicaments, ainsi qu'à la surveillance des malades. Son contenu, actualisé chaque année, respecte Les principes qui doivent guider la prescription et le bon usage des médicaments. Son format poche le rend facile à compulser, en consultation, à l'officine, ou à l'hôpital. Ces dernières années, de nombreuses molécules ont été retirées du marché et les précautions d'emploi ont été renforcées. Des schémas thérapeutiques sont présentés au début de chaque chapitre avec quelques conduites à tenir en situation d'urgence ; L'ensemble des molécules référencées a été mis à jour : les médicaments sont cités sous leur dénomination commune internationale (DCI) et sous les noms commerciaux, avec leur modalité de dispensation en France et leur taux de remboursement ; Les génériques sont signalés par le sigle G accolé à la DCI, Le sigle BS signale les biosimilaires ; Les nouveaux médicaments sont présentés dans chaque discipline à côté des traitements comparables ; La liste des médicaments ayant obtenu un niveau I ou II d'ASMR depuis 2011 est fournie dans les informations réglementaires ; Les médicaments retirés du marché sont signalés en fin d'ouvrage ; Les pansements, d'une part, et la nutrition artificielle, d'autre part, font l'objet d'un développement spécifique ; Les valeurs biologiques usuelles et les principaux taux plasmatiques des médicaments sont répertoriés en fin d'ouvrage ; Des recommandations pour les enfants et les patients à risque ont été introduites dans un chapitre spécial, ainsi que des informations sur la iatrogénie courante.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.