Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Philosophie de la stratégie française. Volume 2, La stratégie africaine
Durand de Sanctis Julien ; Bach Daniel
NUVIS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782363671059
L'histoire politique et militaire française en Afrique s'inscrit au sein d'une longue tradition qui, depuis l'époque coloniale, a conduit à l'élaboration et à la mise en oeuvre de doctrines et de pratiques stratégiques rarement questionnées et analysées de manière approfondie. Alors même que l'Afrique est le théâtre d'une présence militaire régulière et continue de la France, les conditions philosophiques d'une stratégie française sur le continent restent encore à décrire. Le cadre de représentation de cette stratégie s'oppose historiquement à celui qui a été développé par la France sur le continent européen. Tandis qu'en Europe la guerre est pensée comme régulière et conventionnelle, en Afrique, l'expérience coloniale française oblige les stratèges à développer une conception irrégulière remettant en cause des principes considérés comme invariables. De cette singularité va émerger un ensemble de discours, d'idées et de pratiques qui vont progressivement dessiner une identité stratégique spécifique de la France en Afrique. Cette identité a participé, et participe encore aujourd'hui pleinement, de la définition de la puissance française. De la colonisation à nos jours, en passant par la Guerre froide, la présence militaire française en Afrique a été l'une des plus actives, entraînant d'ailleurs au passage de nombreuses critiques et de nombreuses polémiques sur sa perpétuation. Faut-il voir dans cette présence obstinée une survivance de son héritage colonial ? Le continent africain constitue-t-il le dernier espace d'expression et de survie de la puissance française sur la scène internationale ? Quelles sont les grandes évolutions philosophiques de la stratégie française en Afrique au fil de l'histoire ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles se confronte cet ouvrage qui explore l'évolution de la pensée stratégique française en Afrique du XIXe siècle à nos jours.
Avec ce volume s'achève la publication des oeuvres de Marc le Moine parmi les cinq traités présents ici, deux ne sont probablement pas authentiques. Pour la première fois, L'Incarnation" est publié avec l'ensemble du corpus. Trois de ces textes relèvent de la littérature monastique".
C'est au croisement des personnalités et des événements que se structure progressivement une culture stratégique. Qu'en est-il de celle de la France, nation bâtie "à coups d'épée" ? Quelles expériences l'ont forgée, quelles philosophies la sous-tendent ? Telles sont les questions fondamentales auxquelles répond cet ouvrage. Car la stratégie militaire française constitue un objet d'étude à la fois bien et mal connu. Connu puisqu'inscrit dans une histoire intimement liée à la construction d'une identité nationale et internationale dont on constate aujourd'hui encore sur les champs de guerre toute la vivacité. Mal connu cependant lorsqu'il s'agit d'en examiner les fondements idéels et culturels. Cette méconnaissance est liée à la complexité même de toute stratégie. Loin d'être un simple art des moyens, elle produit des concepts, doctrines ou représentations de la guerre qui résultent d'expériences militaires spécifiques mais qui trouvent leurs racines dans des conditions philosophiques à l'oeuvre dans la construction de toute stratégie. La stratégie militaire française constitue un fascinant terrain d'étude : cette indispensable histoire philosophique de la pensée stratégique française — du XVIIIème siècle à nos jours — en est le reflet. Ce premier tome traite de la stratégie continentale. Un second tome à paraître traitera de la stratégie africaine.
Résumé : Que se passe-t-il quand un citoyen qui croit fermement, et depuis des années, à l'origine humaine du réchauffement climatique, décide un jour de creuser à fond le sujet pendant trois ans ? Quelles sont ses découvertes ? Son opinion s'en trouve-t-elle modifiée ? Au-delà du sujet traité, cette démarche a valeur de symbole : est-il encore possible aujourd'hui, pour un citoyen de base sans soutien public ou privé, d'accéder à une information contradictoire et de se faire une opinion documentée sur un sujet aussi sensible que le réchauffement climatique ? Les réponses à ces questions se trouvent dans ce livre, sous la forme d'un exposé novateur divisé en douze thèmes qui illustrent la nature des résultats obtenus par l'auteur grâce à ses recherches. Au fil d'une quête passionnante, ce livre fait découvrir une science climatique bien plus incertaine de ses méthodes et de ses résultats qu'on pourrait le supposer a priori. Loin des affirmations péremptoires ou sensationnelles, trop souvent divulguées sans raison, c'est d'ailleurs l'avis de Phil Jones, directeur de l'Unité de Recherche Climatique (CRU) de l'université britannique d'East Anglia, institut très lié au GIEC : " Ce serait supposition de ma part de prétendre que tous les scientifiques qui disent que le débat climatique est clos, le disent pour la même raison. Je ne crois pas que la grande majorité des spécialistes du climat le pensent. Ce n'est pas mon avis. Il y a encore beaucoup à entreprendre pour réduire les incertitudes, non seulement pour l'avenir, mais aussi pour le passé. "
Résumé : Cet essai est constitué de deux parties. La première est une réflexion critique sur les méthodes scientifiques appliquées dans les sciences sociales. De plus en plus en effet, l'informatisation de la société aboutit à la quantification de l'individu, et l'homme est peu à peu considéré comme un objet qu'on peut manipuler sans qu'il ne réagisse. Les méthodes scientifiques adaptées à l'origine aux sciences de la matière sont alors appliquées dans les sciences de l'homme et de la société sans le recul nécessaire à l'interprétation des résultats qu'elles donnent. La conséquence est évidemment la nécessité de revenir à une approche qui respecte l'individu, sa liberté et sa responsabilité. Cette approche guide la reconstruction du système éducatif proposée dans la seconde partie. Il s'agit à la fois de respecter les valeurs familiales et d'imposer les valeurs démocratiques. Pour limiter les conflits inévitables, les parents doivent pouvoir choisir l'école de leurs enfants en fonction de son projet d'établissement, ce dernier étant établi pour promouvoir la démocratie dans notre société et proposer des compléments éducatifs en toute liberté. C'est par cette liberté donnée aux parents et aux établissements plus que par la contrainte administrative que l'on pourra faire évoluer le système éducatif pour réussir ce qui est l'enjeu principal de l'école, l'intégration de la jeunesse dans la société des adultes.
On connaît La Psychologie des foules de Gustave Le Bon, ouvrage célèbre et toujours réédité depuis 1895. Mais on connaît peu, et même pas du tout, sa Psychologie politique, publiée, elle, en 1910. Or, le lecteur notera, non sans surprise, que la plupart des analyses politiques contenues dans ce livre, qu'elles lui apparaissent, au premier contact, intempestives ou pertinentes, se révéleront, chapitre après chapitre, singulièrement prophétiques. Tout se passe comme si le débat sur le Socialisme ou le Syndicalisme ouvert par Le Bon il y a un siècle était encore, pour le meilleur ou pour le pire, notre débat. D'où une interrogation qui, de pages en pages, de perplexités en enthousiasmes et de certitudes en doutes, ne saurait être esquivée : d'où vient ce curieux sentiment d'une justesse des diagnostics quasi visionnaires de Le Bon ? C'est à cette question ou à cet étonnement que la Relecture d'Alain Panero tente de faire face. Replaçant les idées de la Psychologie politique dans le contexte anti-kantien et post-darwinien de l'époque, il donne à voir les surprenants soubassements ontologiques qui sous-tendent la vision politique de Le Bon, et qui, contre toute attente, n'ont rien à envier aux perspectives onto-phénoménologiques les plus contemporaines. Redevenu sensible au formidable potentiel post-métaphysique (anti-substantialiste, et même anti-subjectiviste) d'une intuition lebonienne qui prend sa source dans l'observation des foules, mais aussi sans doute dans les données de la microphysique naissante, le lecteur ne s'étonnera plus dès lors de la prégnance d'une pensée dont l'actualité s'explique par sa radicalité même.
Résumé : La Psychologie des Foules a été publiée en 1895. Elle fut remarquablement bien accueillie à l'époque, parce que Gustave Le Bon (1841-1931) y exposait des idées novatrices. Mais elle fut un peu décriée par la suite, peut-être parce qu'elle est censée avoir inspiré les dictatures de l'Entre-deux-Guerres. Aujourd'hui, chacun s'accorde à dire que la Psychologie des Foules est un texte majeur, voire même le texte fondateur de la psychologie sociale. D'ailleurs, son importance n'avait pas échappé à Sigmund Freud puisqu'il lui a consacré, en 1921, le deuxième de ses Essais de Psychanalyse. Dans sa "Relecture", Jean-François Phelizon replace les idées de Gustave Le Bon dans leur contexte et précise les remarques formulées par Freud à leur sujet. Il souligne ensuite la discontinuité qui existe entre les foules et les groupes agoniques, c'est-à-dire les groupes en compétition mettant en oeuvre une stratégie. Cette "Relecture" montre comment la Psychologie des Foules a pu marquer des domaines aussi divers que la sociologie politique, le marketing moderne et plus généralement le développement des médias. Elle est destinée à éclairer tous ceux qui cherchent à mettre en place une politique de communication conséquente et convaincante.