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Regalia. Emblèmes et rites du pouvoir
Dupaigne Bernard ; Vadé Yves
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296566361
Les regalia, emblèmes et rituels des pouvoirs royaux, sont indissociables du caractère sacré que l'on prête aux souverains investis par les dieux. Des objets divers y participent. Sceptre, épée, couronne, à travers bien des variantes. Mais aussi vases de bronze, insignes du pouvoir en Chine plusieurs siècles avant que le dragon se déploie sur la robe impériale ; Miroir, Epée et Joyau sans lesquels le souverain du Japon ne saurait être intronisé ; pierres à podomorphes du domaine celtique ; Sainte Ampoule du sacre des rois de France ; figures même de l'imaginaire sacré, telle la "lumière de gloire" (xvarnah) de la tradition iranienne. Plus diverses encore sont les cérémonies d'intronisation. Plusieurs sont ici analysées, depuis la fête Erau célébrée dans le royaume de Kutai à Bornéo, jusqu'au rituel, plus complexe qu'on ne pense, du sacre français de Reims, en passant par l'héritage des sacres védiques, lesquels pouvaient durer un an. Les meilleurs spécialistes, dans chaque domaine, se sont attachés à décrire ces objets et interpréter ces rituels, qui visaient dans le principe à permettre au souverain d'assurer la prospérité du royaume et de perpétuer, malgré les vicissitudes, son accord avec le cosmos.
Jacques Chirac rencontre en 1992, à l'île Maurice, le marchand et " expert en arts primitifs " Jacques Kerchache. Le destin de plusieurs grands musées nationaux allait en être bouleversé. A la suite des grands travaux lancés par François Mitterrand, Jacques Chirac, une fois élu président de la République en 1995, souhaite laisser lui aussi sa marque dans le Paris muséal du nouveau millénaire : il décide de créer un musée qui sera consacré à ces arts dits " premiers ", à ces " chefs-d'oeuvre de l'Humanité " qui n'avaient pas eu droit à une présentation dans le Grand Louvre. Onze ans plus tard, voici que se dresse au bord de la Seine, en zone inondable, un palais dessiné par Jean Nouvel. Dans une débauche de luxe, entourés d'images et de " dispositifs interactifs ", 4 000 objets sont exposés à l'admiration et à la " jouissance esthétique " des futurs et nombreux visiteurs. Indéniablement, ils sont mis en valeur : pour chaque pièce présentée, 100 000 euros auront été dépensés, auxquels il convient d'ajouter 12 500 euros de fonctionnement annuel. Le nouveau musée est superbe. Mais fallait-il dépenser autant d'argent, et surtout tiendra-t-il ses promesses ? Qui rappellera dans quelles circonstances il a été pensé et construit ? Que, dénué de toute équipe scientifique, il est avant tout un établissement public " à caractère administratif ". Qu'il a été édifié sur les patrimoines de deux musées mis à mort, le musée national des Arts africains et océaniens et le musée de l'Homme, que leurs collections fabuleuses (plus de 300 000 objets), qui constituent un pan de l'histoire de l'ethnologie et de l'anthropologie françaises, ont été mises en caisse et ne sont plus accessibles ni aux chercheurs ni au public. Au prétexte d'en finir avec un supposé " mépris des autres civilisations " qu'auraient manifesté les musées nationaux depuis des décennies, c'est la connaissance des arts et civilisations africains et océaniens - principalement - qui a été sacrifiée. Il se pourrait que certaines considérations post-coloniales et politiques, que des luttes de pouvoir et d'influence entre administrations aient conduit à la réalisation d'une grande et coûteuse aberration.Bernard Dupaigne a été directeur du laboratoire d'Ethnologie du musée de l'Homme de 1991 à 1998 pour lequel il a réuni de très importantes collections ethnographiques.
Cet ouvrage, parfaitement documenté de faits réels ou croustillants, est le récit impartial de la longue marche du musée de l'Homme vers sa transformation. Faute de subventions ministérielles et d'un minimum d'autonomie par rapport à sa tutelle, le Muséum national d'Histoire naturelle, il n'a pas su saisir l'esprit du temps et se renouveler suffisamment pour répondre aux préoccupations du public et des décideurs. La fin était prévisible, peut-être inévitable. Le fait qu'il n'avait plus à sa tête un directeur audacieux et efficace n'a pas arrangé les choses. Le musée de l'Homme, autrefois prestigieux, s'est coupé des réalités de son époque, en se contentant de sa gestion quotidienne. On le lui a fait payer. Les nombreuses expositions à succès que ses personnels ont réussi à organiser n'ont pas suffi. Le musée rouvre aujourd'hui, complètement nouveau, avec une structure et des buts différents.
Aux portes de l'Inde, sur l'une des routes de la soie reliant la Chine à l'Occident, l'Afghanistan a très tôt bénéficié d'influences culturelles et artistiques venues de la Chine et de l'Inde, des nomades de la steppe, des empires perse et hellénistique. Terre de passages et de conquêtes : d'Alexandre le Grand et des Séleucides ; des héritiers de Gengis Khan et de Tamerlan ; d'Ibn Battuta, des pèlerins chinois en route pour l'Inde à la recherche des textes bouddhistes ; de Babour, futur empereur moghol de Dehli. Le pays garde de très nombreux vestiges des civilisations qui l'ont façonné : grecque, kouchân, seldjoukide, timouride, moghole, safavide, dont les rois afghans seront les héritiers à partir de 1747. L'art du Gândhârâ, synthèse des représentations bouddhistes et de l'art grec, en est l'emblème incomparable. Cette recension quasi exhaustive des monuments de l'Afghanistan millénaire se fonde sur les travaux des archéologues internationaux réalisés depuis plus d'un siècle. Une riche iconographie - dessins de visiteurs anciens, estampes, photographies d'archéologues, archives de musées - montre les avatars subis par ces monuments et l'évolution de leur représentation, depuis les premiers relevés architecturaux jusqu'à aujourd'hui. Le livre cite les multiples témoignages laissés, dès le XIXe siècle, par les visiteurs (Elsa Maillart, Croisière Jaune...) et les archéologues occidentaux (Alfred Foucher, Jules Barthoux, Roman Ghirshman). Le splendide patrimoine afghan est fragile : depuis 1979, des dommages importants lui ont été portés par la guerre et l'occupation soviétiques, par les tâlebân, qui ont détruit, en 2000, plusieurs monuments bouddhiques, dont les grands Bouddhas de Bâmyân. Un grand effort a été entrepris par le gouvernement afghan, avec l'aide des Nations unies et des organisations non gouvernementales, pour la préservation et la restauration des monuments menacés.
Le Cambodge, pays du sourire", a-t-il été abondamment écrit. La formule a été moquée, mais reste vraie, malgré les horreurs récentes de la guerre et des Khmers rouges. Petit pays à la population très jeune, le Cambodge est fait de peines (corruption, déforestation...) et de joies (facilité apparente d'une vie sous les tropiques, qualité de la nourriture, mystère des sanctuaires anciens et ronde moderne des pagodes bouddhiques, fêtes et cérémonies). Angkor et les temples perdus dans la forêt, le Mékong majestueux qui rythme la vie des habitants, la beauté des rizières parsemées de palmiers à sucre, tout comme un bain près d'une des belles plages de sable fin à Keo. enchantent le voyageur.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.