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Afghanistan. Monuments millénaires
Dupaigne Bernard
ACTES SUD
30,00 €
Épuisé
EAN :9782742769926
Aux portes de l'Inde, sur l'une des routes de la soie reliant la Chine à l'Occident, l'Afghanistan a très tôt bénéficié d'influences culturelles et artistiques venues de la Chine et de l'Inde, des nomades de la steppe, des empires perse et hellénistique. Terre de passages et de conquêtes : d'Alexandre le Grand et des Séleucides ; des héritiers de Gengis Khan et de Tamerlan ; d'Ibn Battuta, des pèlerins chinois en route pour l'Inde à la recherche des textes bouddhistes ; de Babour, futur empereur moghol de Dehli. Le pays garde de très nombreux vestiges des civilisations qui l'ont façonné : grecque, kouchân, seldjoukide, timouride, moghole, safavide, dont les rois afghans seront les héritiers à partir de 1747. L'art du Gândhârâ, synthèse des représentations bouddhistes et de l'art grec, en est l'emblème incomparable. Cette recension quasi exhaustive des monuments de l'Afghanistan millénaire se fonde sur les travaux des archéologues internationaux réalisés depuis plus d'un siècle. Une riche iconographie - dessins de visiteurs anciens, estampes, photographies d'archéologues, archives de musées - montre les avatars subis par ces monuments et l'évolution de leur représentation, depuis les premiers relevés architecturaux jusqu'à aujourd'hui. Le livre cite les multiples témoignages laissés, dès le XIXe siècle, par les visiteurs (Elsa Maillart, Croisière Jaune...) et les archéologues occidentaux (Alfred Foucher, Jules Barthoux, Roman Ghirshman). Le splendide patrimoine afghan est fragile : depuis 1979, des dommages importants lui ont été portés par la guerre et l'occupation soviétiques, par les tâlebân, qui ont détruit, en 2000, plusieurs monuments bouddhiques, dont les grands Bouddhas de Bâmyân. Un grand effort a été entrepris par le gouvernement afghan, avec l'aide des Nations unies et des organisations non gouvernementales, pour la préservation et la restauration des monuments menacés.
Croyez-vous aux fantômes ? - Non, mais j'en ai peur", avait dit la marquise du Deffand à son ami Horace Walpole vers 1740. On en est là. Les fantômes n'ont pas disparu de notre imaginaire. Ils nous accompagnent ou nous surveillent. Ils nous surprennent quand nous n'y pensons plus. Ils nous effrayent et nous fascinent. Et, plus souvent qu'on ne le croit, ils veulent nous aider, même si nous les craignons encore. Les fantômes ne sont pas que des êtres diaphanes, cachés sous un drap dans les recoins des châteaux écossais. Ils sont partout, car ils envient notre sort heureux : être encore bien vivants sur terre. A notre place, précise, ferme et définie, et non dans l'entre-deux mystérieux et inconfortable où flottent ces êtres insatisfaits. On va rencontrer ici beaucoup des fantômes du monde, de la Chine à l'Inde, de l'Irlande à l'Espagne, même si certains ont refusé de répondre à notre appel. En Europe, ils sont peut-être déjà devenus un peu folkloriques, n'épouvantant que ceux qui le veulent bien, par des apparitions ou des craquements nocturnes encore gentils. En Asie, c'est autre chose. Ils vous poursuivent, ils vous persécutent, ils vous attendent pour se venger de ce que vous avez pu leur faire. Ils ont donc raison d'attaquer leurs anciens ennemis. Outre-tombe, les personnes à qui vous avez porté tort se souviennent de vous. Ecoutez les fantômes qui vous parlent ici, d'une quinzaine de pays du monde, des Nippons aux Lapons. Et, surtout, respectez-les. Ils sont là.
L'immense richesse des arts populaires de l'Afghanistan, leur diversité tant par les techniques employées que par les matières utilisées ne pouvaient bien entendu pas être limitées à un seul volume, aussi important fût-il. Un second tome voit donc le jour, celui là consacré aux arts textiles qui ont connu depuis des temps reculés un développement singulier, où les traditions autochtones ont été fécondées par des emprunts parfois venus de loin. L'art du tissage et des décors de costumes est en Afghanistan, de longue date – etprincipalement – un art féminin. Ce sont les femmes qui produisent les tapis, les feutres et les tapisseries. Les femmes brodent, tissent, foulent la laine. Ce sont elles qui assurent les traditions de leur communauté, pachtoune, tâdjike, hazâra, ouzbèke, turkmène, aymâq, arabe, baloutche. Au sein de leur foyer et d'un horizon hélas si restreint, elles sont les gardiennes du trésor vivant des techniques. Cependant, cet art – comme bien des formes de la production matérielle de ce pays meurtri – est en grand danger de disparition. Les conflits armés en sont la cause principale. Outre les destructions des villages et les déplacements de populations, les matières premières ont été également durement affectées : le coton, remplacé toujours plus par des cultures vivrières indispensables , la laine désormais rare par la diminution du cheptel ovin , jusqu'à la soie, jadis production de luxe, que l'appauvrissement du pays a presque fait oublier. Par ce volume, l'auteur et la Délégation archéologique française en Afghanistan expriment leur volonté de ne pas accepter la logique mortifère qui condamne sans recours des traditions, des savoirs et des communautés, en somme un patrimoine universel.
Résumé : Décembre 1979 : les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, d'où elles ne se retireront qu'en 1989, au terme d'une décennie de guérilla. Septembre 1996 : les talibans prennent Kaboul et instaurent un régime islamique. Octobre 2001 : intervention américaine et internationale à la suite des attentats de septembre. Un état de guerre de plus de trente ans, avec son lot de destructions et de séquelles humaines et sociales. Ethnologue au musée de l'Homme, Bernard Dupaigne arpente l'Afghanistan depuis plus de cinquante ans. Il a connu le pays avant l'occupation soviétique, pendant et après. Il a vu les talibans de près. Il a suivi la guerre des Américains et celle des Français. Et il a tenu des carnets de voyage. Il y raconte, au jour le jour, ses rencontres et les aventures, souvent cocasses, parfois dramatiques, qui lui sont arrivées. Au-delà des anecdotes qui permettent de saisir sur le vif les réalités afghanes, ce témoignage exceptionnel apporte une terrible leçon. Des milliards de dollars déversés sur l'Afghanistan depuis des décennies, des immenses efforts consentis, il ne reste rien : ni industries ni ressources. L'agriculture n'a pas progressé. L'insécurité est partout, la corruption omniprésente, comme le commerce de l'opium. Les jeunes n'ont pas d'avenir et ne rêvent que de s'exiler. Cette relation des multiples visages d'un désastre est aussi la chronique d'un échec de la "communauté internationale" que ses responsables de toute nature gagneraient à méditer.
Le Cambodge, pays du sourire", a-t-il été abondamment écrit. La formule a été moquée, mais reste vraie, malgré les horreurs récentes de la guerre et des Khmers rouges. Petit pays à la population très jeune, le Cambodge est fait de peines (corruption, déforestation) et de joies (facilité apparente d'une vie sous les tropiques, qualité de la nourriture, mystère des sanctuaires anciens et ronde moderne des pagodes bouddhiques, fêtes et cérémonies). Angkor et les temples perdus dans la forêt, le Mékong majestueux qui rythme la vie des habitants, la beauté des rizières parsemées de palmiers à sucre, tout comme un bain près d'une des belles plages de sable fin à Kep, enchantent le voyageur.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".