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Afghanistan, l'art au quotidien. Tome 2, Les textiles en Afghanistan
Dupaigne Bernard
GINKGO
49,00 €
Épuisé
EAN :9782846795517
L'immense richesse des arts populaires de l'Afghanistan, leur diversité tant par les techniques employées que par les matières utilisées ne pouvaient bien entendu pas être limitées à un seul volume, aussi important fût-il. Un second tome voit donc le jour, celui là consacré aux arts textiles qui ont connu depuis des temps reculés un développement singulier, où les traditions autochtones ont été fécondées par des emprunts parfois venus de loin. L'art du tissage et des décors de costumes est en Afghanistan, de longue date – etprincipalement – un art féminin. Ce sont les femmes qui produisent les tapis, les feutres et les tapisseries. Les femmes brodent, tissent, foulent la laine. Ce sont elles qui assurent les traditions de leur communauté, pachtoune, tâdjike, hazâra, ouzbèke, turkmène, aymâq, arabe, baloutche. Au sein de leur foyer et d'un horizon hélas si restreint, elles sont les gardiennes du trésor vivant des techniques. Cependant, cet art – comme bien des formes de la production matérielle de ce pays meurtri – est en grand danger de disparition. Les conflits armés en sont la cause principale. Outre les destructions des villages et les déplacements de populations, les matières premières ont été également durement affectées : le coton, remplacé toujours plus par des cultures vivrières indispensables , la laine désormais rare par la diminution du cheptel ovin , jusqu'à la soie, jadis production de luxe, que l'appauvrissement du pays a presque fait oublier. Par ce volume, l'auteur et la Délégation archéologique française en Afghanistan expriment leur volonté de ne pas accepter la logique mortifère qui condamne sans recours des traditions, des savoirs et des communautés, en somme un patrimoine universel.
Résumé : DEPUIS un quart de siècle, l'Afghanistan a été au c?ur des bouleversements de l'équilibre du monde. C'est en envahissant son territoire que l'Union soviétique a découvert son déclin. C'est encore là que se sont préparés les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, la plus grande puissance de la planète. Aujourd'hui, l'Afghanistan tente de retrouver le chemin de la paix et de l'unité nationale. À quelles conditions peut-il y parvenir ? Pour répondre à cette question, Bernard Dupaigne revient sur les images successives de ce pays, depuis celles qu'en avaient rapportées les premiers voyageurs. À partir des données fondamentales de la société afghane - la place de la femme, les fonctionnements du pouvoir et de la richesse, l'importance de la terre, et enfin la religion -, une relecture de l'histoire récente permet de dégager les enjeux de l'avenir. Un plaidoyer pour un Afghanistan digne, dont l'unité nationale s'appuie sur les particularités régionales.
Cet ouvrage, parfaitement documenté de faits réels ou croustillants, est le récit impartial de la longue marche du musée de l'Homme vers sa transformation. Faute de subventions ministérielles et d'un minimum d'autonomie par rapport à sa tutelle, le Muséum national d'Histoire naturelle, il n'a pas su saisir l'esprit du temps et se renouveler suffisamment pour répondre aux préoccupations du public et des décideurs. La fin était prévisible, peut-être inévitable. Le fait qu'il n'avait plus à sa tête un directeur audacieux et efficace n'a pas arrangé les choses. Le musée de l'Homme, autrefois prestigieux, s'est coupé des réalités de son époque, en se contentant de sa gestion quotidienne. On le lui a fait payer. Les nombreuses expositions à succès que ses personnels ont réussi à organiser n'ont pas suffi. Le musée rouvre aujourd'hui, complètement nouveau, avec une structure et des buts différents.
La Société des Études Euro-Asiatiques, fondée en 1977 au Musée de l'Homme, s'est donné pour but de traiter des divers échanges culturels entre l'Asie et l'Europe. Malgré l'éloignement, idées, religions, arts et marchandises ont voyagé, au pas lent des pèlerins, des caravanes ou des guerriers. Alexandre le Grand combat l'empire perse avant de s'arrêter aux portes des Indes et de fonder des royaumes en Asie centrale. Des pèlerins bouddhistes chinois recherchent en Inde les textes sacrés dès le IVe siècle de notre ère. Les armées arabes parviennent aux Indes à partir du VIIe siècle. Le grand Khân mongol échange des émissaires avec la papauté. Au XVIe siècle, les rencontres s'intensifient dans le cadre de la rivalité des grandes puissances, qu'elles soient occidentales (britannique, hollandaise, portugaise, française) ou asiatiques (empire ottoman, Perse, Chine, Japon, Russie). Le volume illustre quelques étapes du Grand Voyage : Alexandre le Grand et Dionysos en Afghanistan en 330-325 avant Jésus-Christ ; un moine mongol nestorien à Rome et à la Cour de Philippe le Bel à la fin du XIIIe siècle ; les ambassades échangées avec Tamerlan à la fin du XIVe siècle ; le séminariste chinois Huang Jialiie à la Bibliothèque de Louis XIV à Paris en 1711 ; Monseigneur Pigneau de Béhaine en Cochinchine de 1767 à 1799 ; quatre officiers de Napoléon à la cour du roi sikh du Pendjâb de 1822 à 1849 ; le premier Coréen, Hong Jeong-ou, à Paris entre 1891 et 1894 pour le, compte du musée Guimet. Les rencontres se font également dans d'autres domaines, scientifiques et artistiques. Au " Levant ", des naturalistes allemands, flamands, français, suisses, découvrent, depuis le XVIIe siècle, des plantes et fleurs nouvelles, qu'ils font prospérer en Europe. La peinture chinoise est enfin reconnue en Occident, malgré l'opposition des conceptions symboliques des Chinois et de celles, plus matérialistes, des Européens.
Aux portes de l'Inde, sur l'une des routes de la soie reliant la Chine à l'Occident, l'Afghanistan a très tôt bénéficié d'influences culturelles et artistiques venues de la Chine et de l'Inde, des nomades de la steppe, des empires perse et hellénistique. Terre de passages et de conquêtes : d'Alexandre le Grand et des Séleucides ; des héritiers de Gengis Khan et de Tamerlan ; d'Ibn Battuta, des pèlerins chinois en route pour l'Inde à la recherche des textes bouddhistes ; de Babour, futur empereur moghol de Dehli. Le pays garde de très nombreux vestiges des civilisations qui l'ont façonné : grecque, kouchân, seldjoukide, timouride, moghole, safavide, dont les rois afghans seront les héritiers à partir de 1747. L'art du Gândhârâ, synthèse des représentations bouddhistes et de l'art grec, en est l'emblème incomparable. Cette recension quasi exhaustive des monuments de l'Afghanistan millénaire se fonde sur les travaux des archéologues internationaux réalisés depuis plus d'un siècle. Une riche iconographie - dessins de visiteurs anciens, estampes, photographies d'archéologues, archives de musées - montre les avatars subis par ces monuments et l'évolution de leur représentation, depuis les premiers relevés architecturaux jusqu'à aujourd'hui. Le livre cite les multiples témoignages laissés, dès le XIXe siècle, par les visiteurs (Elsa Maillart, Croisière Jaune...) et les archéologues occidentaux (Alfred Foucher, Jules Barthoux, Roman Ghirshman). Le splendide patrimoine afghan est fragile : depuis 1979, des dommages importants lui ont été portés par la guerre et l'occupation soviétiques, par les tâlebân, qui ont détruit, en 2000, plusieurs monuments bouddhiques, dont les grands Bouddhas de Bâmyân. Un grand effort a été entrepris par le gouvernement afghan, avec l'aide des Nations unies et des organisations non gouvernementales, pour la préservation et la restauration des monuments menacés.
La multiplication des régimes autoritaires, le protectionnisme étatsunien, les réponses disparates apportées aux problèmes écologiques entre autres semblant confirmer les choix géopolitiques de l'année précédente, la Fondation pour la Prospective et l'innovation (FPI) se devait, dans son Almanach 2020 et son programme de travail, d'en éclairer les différentes composantes et enjeux. Si les Unes des journaux s'intéressent surtout aux crises du Moyen-Orient dans un contexte exacerbé de tensions politiques entre les Etats-Unis et l'Iran, elles ne traitent pour l'instant qu'à minima la guerre économique à laquelle se livrent les mêmes Etats-Unis et la Chine, se focalisent sur les risques et les incertitudes de l'épidémie de coronavirus. Et pourtant, le risque est grand d'une généralisation systémique de conflits de tous ordres à l'échelle planétaire. Il en découlera inévitablement un bouleversement des relations internationales ainsi qu'une recomposition en profondeur des équilibres internationaux, faisant renaître les perspectives de guerres mondialisées. Dans ce contexte, quels seront la place et le rôle de l'Europe, elle-même tiraillée a l'interne par des mouvements dissidents profonds ? Sera-t-elle spectateur ou acteur sur les grands sujets du moment : changement climatique, nucléaire, intelligence artificielle, transition écologique, internationalisation des monnaies, etc. ? Laissera-t-elle s'imposer un bilatéralisme sino-américain au détriment d'un multilatéralisme qu'elle souhaite promouvoir ? Que fera-t-elle pratiquement pour une Afrique désireuse de ne pas être laissée à la périphérie des préoccupations du monde avec son milliard de jeunes à intégrer dans le siècle, avec ses besoins en matière de révolution digitale et d'investissements ? L'Almanach 2020 dé la Fondation Prospective et Innovation (FPI) reprend ainsi et développe ces thèmes primordiaux dans le souci non de décrire le futur mais plus simplement d'appeler à la réflexion par la compréhension des grands enjeux qui façonnent notre devenir.
Un trentenaire, après des années de formation et de vaines tentatives, trouve enfin un emploi auprès d'un laboratoire public. L'unique tâche qui lui est confiée étant de vérifier le matériel livré chaque matin.Ses journées se passent ainsi, dans la contemplation du vide. Pour tromper l'ennui, il déambule dans le bâtiment et ouvre le placard n° 13. Là, il trouve des dossiers stupéfiants sur les «symptomatiques», cohorte étrange où se mêlent un «hibernaute» qui a dormi 172 jours, un Pinocchio dont le doigt de bois - une prothèse - reprend chair et sang, un néo-hermaphrodite capable de se reproduire seul et quelques buveurs de pétrole et mangeurs d'acier. Mais le placard n° 13, qui accueille ces cas délirants, est surtout la boîte de Pandore du monde à venir. Les symptomatiques sont les pantins perdus qui font face à la réalité de notre monde.Peinture incisive de notre société, satire féroce, Le Placard s'inscrit dans la lignée des Temps Modernes de Chaplin. Drôle et mordant, mariant avec talent dérision, humour et tendresse, Kim Un-su donne au narrateur une distance particulière. On pensera aussi à Céline, peut-être et surtout à Voltaire et son Candide.Kim Un-su est né en 1972 à Busan, Corée du sud. Après des études de littérature coréenne à l'université Kyung Hee, il publie en 2003 son premier roman Quitter Vendredi, remarqué par la critique. En 2006 avec Le Placard il est le lauréat du prix Munhakdongne. Son dernier roman Les planificateurs a été publié en 2010.
Bienvenue en République populaire démocratique de Corée. La plus étrange des destinations, l'état le plus isolé au monde. Pendant une année, notre famille a été domiciliée au com-pound diplomatique, Munsundong, Taedonggang district, à Pyongyang. Nous avons pu soulever un coin du rideau, nous glisser dans le décor, et nous vous proposons de nous suivre dans cette exploration surréaliste et souvent drôle. Libres de conduire et de circuler seuls dans la capitale la plus mystérieuse du monde, nous rapportons dans nos textes des moments forgés par un choc culturel de puissance 12 sur l'échelle de l'absurde. Une banale partie de tennis, l'achat de nouilles, une réunion de travail, un cours d'anglais, une simple conversation... Tout prête là-bas à rire ou à désespérer. Notre petite histoire s'est également frottée à la grande, quand Kim Jong-il est mort, plongeant le pays dans un deuil "terrible". Nous vous embarquons pour une traversée du miroir, au son des chants de soldats ouvriers, des mégaphones grésillants et des roues des trottinettes de Colin et Maxime, nos enfants, sur les pavés de Pyongyang.
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.