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Musée de l'Homme ! Guerres et paix (1972-2015)
Dupaigne Bernard
SEPIA
27,00 €
Épuisé
EAN :9791033401599
Cet ouvrage, parfaitement documenté de faits réels ou croustillants, est le récit impartial de la longue marche du musée de l'Homme vers sa transformation. Faute de subventions ministérielles et d'un minimum d'autonomie par rapport à sa tutelle, le Muséum national d'Histoire naturelle, il n'a pas su saisir l'esprit du temps et se renouveler suffisamment pour répondre aux préoccupations du public et des décideurs. La fin était prévisible, peut-être inévitable. Le fait qu'il n'avait plus à sa tête un directeur audacieux et efficace n'a pas arrangé les choses. Le musée de l'Homme, autrefois prestigieux, s'est coupé des réalités de son époque, en se contentant de sa gestion quotidienne. On le lui a fait payer. Les nombreuses expositions à succès que ses personnels ont réussi à organiser n'ont pas suffi. Le musée rouvre aujourd'hui, complètement nouveau, avec une structure et des buts différents.
L'immense richesse des arts populaires de l'Afghanistan, leur diversité tant par les techniques employées que par les matières utilisées ne pouvaient bien entendu pas être limitées à un seul volume, aussi important fût-il. Un second tome voit donc le jour, celui là consacré aux arts textiles qui ont connu depuis des temps reculés un développement singulier, où les traditions autochtones ont été fécondées par des emprunts parfois venus de loin. L'art du tissage et des décors de costumes est en Afghanistan, de longue date – etprincipalement – un art féminin. Ce sont les femmes qui produisent les tapis, les feutres et les tapisseries. Les femmes brodent, tissent, foulent la laine. Ce sont elles qui assurent les traditions de leur communauté, pachtoune, tâdjike, hazâra, ouzbèke, turkmène, aymâq, arabe, baloutche. Au sein de leur foyer et d'un horizon hélas si restreint, elles sont les gardiennes du trésor vivant des techniques. Cependant, cet art – comme bien des formes de la production matérielle de ce pays meurtri – est en grand danger de disparition. Les conflits armés en sont la cause principale. Outre les destructions des villages et les déplacements de populations, les matières premières ont été également durement affectées : le coton, remplacé toujours plus par des cultures vivrières indispensables , la laine désormais rare par la diminution du cheptel ovin , jusqu'à la soie, jadis production de luxe, que l'appauvrissement du pays a presque fait oublier. Par ce volume, l'auteur et la Délégation archéologique française en Afghanistan expriment leur volonté de ne pas accepter la logique mortifère qui condamne sans recours des traditions, des savoirs et des communautés, en somme un patrimoine universel.
Le Cambodge, pays du sourire", a-t-il été abondamment écrit. La formule a été moquée, mais reste vraie, malgré les horreurs récentes de la guerre et des Khmers rouges. Petit pays à la population très jeune, le Cambodge est fait de peines (corruption, déforestation) et de joies (facilité apparente d'une vie sous les tropiques, qualité de la nourriture, mystère des sanctuaires anciens et ronde moderne des pagodes bouddhiques, fêtes et cérémonies). Angkor et les temples perdus dans la forêt, le Mékong majestueux qui rythme la vie des habitants, la beauté des rizières parsemées de palmiers à sucre, tout comme un bain près d'une des belles plages de sable fin à Kep, enchantent le voyageur.
Résumé : Décembre 1979 : les troupes soviétiques entrent en Afghanistan, d'où elles ne se retireront qu'en 1989, au terme d'une décennie de guérilla. Septembre 1996 : les talibans prennent Kaboul et instaurent un régime islamique. Octobre 2001 : intervention américaine et internationale à la suite des attentats de septembre. Un état de guerre de plus de trente ans, avec son lot de destructions et de séquelles humaines et sociales. Ethnologue au musée de l'Homme, Bernard Dupaigne arpente l'Afghanistan depuis plus de cinquante ans. Il a connu le pays avant l'occupation soviétique, pendant et après. Il a vu les talibans de près. Il a suivi la guerre des Américains et celle des Français. Et il a tenu des carnets de voyage. Il y raconte, au jour le jour, ses rencontres et les aventures, souvent cocasses, parfois dramatiques, qui lui sont arrivées. Au-delà des anecdotes qui permettent de saisir sur le vif les réalités afghanes, ce témoignage exceptionnel apporte une terrible leçon. Des milliards de dollars déversés sur l'Afghanistan depuis des décennies, des immenses efforts consentis, il ne reste rien : ni industries ni ressources. L'agriculture n'a pas progressé. L'insécurité est partout, la corruption omniprésente, comme le commerce de l'opium. Les jeunes n'ont pas d'avenir et ne rêvent que de s'exiler. Cette relation des multiples visages d'un désastre est aussi la chronique d'un échec de la "communauté internationale" que ses responsables de toute nature gagneraient à méditer.
Jacques Chirac rencontre en 1992, à l'île Maurice, le marchand et " expert en arts primitifs " Jacques Kerchache. Le destin de plusieurs grands musées nationaux allait en être bouleversé. A la suite des grands travaux lancés par François Mitterrand, Jacques Chirac, une fois élu président de la République en 1995, souhaite laisser lui aussi sa marque dans le Paris muséal du nouveau millénaire : il décide de créer un musée qui sera consacré à ces arts dits " premiers ", à ces " chefs-d'oeuvre de l'Humanité " qui n'avaient pas eu droit à une présentation dans le Grand Louvre. Onze ans plus tard, voici que se dresse au bord de la Seine, en zone inondable, un palais dessiné par Jean Nouvel. Dans une débauche de luxe, entourés d'images et de " dispositifs interactifs ", 4 000 objets sont exposés à l'admiration et à la " jouissance esthétique " des futurs et nombreux visiteurs. Indéniablement, ils sont mis en valeur : pour chaque pièce présentée, 100 000 euros auront été dépensés, auxquels il convient d'ajouter 12 500 euros de fonctionnement annuel. Le nouveau musée est superbe. Mais fallait-il dépenser autant d'argent, et surtout tiendra-t-il ses promesses ? Qui rappellera dans quelles circonstances il a été pensé et construit ? Que, dénué de toute équipe scientifique, il est avant tout un établissement public " à caractère administratif ". Qu'il a été édifié sur les patrimoines de deux musées mis à mort, le musée national des Arts africains et océaniens et le musée de l'Homme, que leurs collections fabuleuses (plus de 300 000 objets), qui constituent un pan de l'histoire de l'ethnologie et de l'anthropologie françaises, ont été mises en caisse et ne sont plus accessibles ni aux chercheurs ni au public. Au prétexte d'en finir avec un supposé " mépris des autres civilisations " qu'auraient manifesté les musées nationaux depuis des décennies, c'est la connaissance des arts et civilisations africains et océaniens - principalement - qui a été sacrifiée. Il se pourrait que certaines considérations post-coloniales et politiques, que des luttes de pouvoir et d'influence entre administrations aient conduit à la réalisation d'une grande et coûteuse aberration.Bernard Dupaigne a été directeur du laboratoire d'Ethnologie du musée de l'Homme de 1991 à 1998 pour lequel il a réuni de très importantes collections ethnographiques.
Sélectionnés à l'occasion du Sommet de la Francophonie de Kinshasa d'octobre 2012, ces dix-neuf textes attestent de la vitalité de la langue française en République Démocratique du Congo. Issus de diverses régions de ce vaste territoire, leurs auteurs veulent être à la fois les témoins d'une réalité complexe et douloureuse et hérauts d'une langue qui permet d'entrer en relation.
Les pièces présentées dans ce livre, instruments liés au pouvoir politique ou spirituel ou simples objets du quotidien, témoignent de la place centrale qu'occupe l'animal dans l'imaginaire et les traditions d'Afrique noire. L'extraordinaire richesse du bestiaire africain est renforcée par la grande variété des matériaux employés et par les différents types de représentations, sculptures d'animaux aussi bien qu'objets à structures animalières. Grâce à une présentation des ethnies concernées et de la symbolique des animaux, cet ouvrage offre toutes les clefs pour apprécier pleinement cet art majeur d'Afrique noire.
Un choix de recettes d'un pays où la table est lieu de plaisir de rencontre et de discussion. Du tarama au halva, de la moussaka aux gâteaux de Noël en passant par le caviar d'aubergines ou les artichauts à la Polita, des couleurs, des odeurs et des saveurs de légumes frais, d'huile d'olive, d'herbes et d'épices qui regorgent du soleil grec...
En 1965, une jacquerie se prépare puis éclate mettant aux prises les paysans moubi et les forces de l'ordre. Nous les voyons naître et devenir de plus en plus violente. Mais la lutte est inégale : des fusils et la ruse d'un côté, des armes blanches et la naïveté de l'autre, villageois massacrés, villages incendiés. La révolte écrasée sera reprise par les intellectuels citadins du Frolinat.