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Le Scandale des arts premiers. La véritable histoire du musée du quai Branly
Dupaigne Bernard
1001 NUITS
24,70 €
Épuisé
EAN :9782842059620
Jacques Chirac rencontre en 1992, à l'île Maurice, le marchand et " expert en arts primitifs " Jacques Kerchache. Le destin de plusieurs grands musées nationaux allait en être bouleversé. A la suite des grands travaux lancés par François Mitterrand, Jacques Chirac, une fois élu président de la République en 1995, souhaite laisser lui aussi sa marque dans le Paris muséal du nouveau millénaire : il décide de créer un musée qui sera consacré à ces arts dits " premiers ", à ces " chefs-d'oeuvre de l'Humanité " qui n'avaient pas eu droit à une présentation dans le Grand Louvre. Onze ans plus tard, voici que se dresse au bord de la Seine, en zone inondable, un palais dessiné par Jean Nouvel. Dans une débauche de luxe, entourés d'images et de " dispositifs interactifs ", 4 000 objets sont exposés à l'admiration et à la " jouissance esthétique " des futurs et nombreux visiteurs. Indéniablement, ils sont mis en valeur : pour chaque pièce présentée, 100 000 euros auront été dépensés, auxquels il convient d'ajouter 12 500 euros de fonctionnement annuel. Le nouveau musée est superbe. Mais fallait-il dépenser autant d'argent, et surtout tiendra-t-il ses promesses ? Qui rappellera dans quelles circonstances il a été pensé et construit ? Que, dénué de toute équipe scientifique, il est avant tout un établissement public " à caractère administratif ". Qu'il a été édifié sur les patrimoines de deux musées mis à mort, le musée national des Arts africains et océaniens et le musée de l'Homme, que leurs collections fabuleuses (plus de 300 000 objets), qui constituent un pan de l'histoire de l'ethnologie et de l'anthropologie françaises, ont été mises en caisse et ne sont plus accessibles ni aux chercheurs ni au public. Au prétexte d'en finir avec un supposé " mépris des autres civilisations " qu'auraient manifesté les musées nationaux depuis des décennies, c'est la connaissance des arts et civilisations africains et océaniens - principalement - qui a été sacrifiée. Il se pourrait que certaines considérations post-coloniales et politiques, que des luttes de pouvoir et d'influence entre administrations aient conduit à la réalisation d'une grande et coûteuse aberration.Bernard Dupaigne a été directeur du laboratoire d'Ethnologie du musée de l'Homme de 1991 à 1998 pour lequel il a réuni de très importantes collections ethnographiques.
Le Cambodge, pays du sourire", a-t-il été abondamment écrit. La formule a été moquée, mais reste vraie, malgré les horreurs récentes de la guerre et des Khmers rouges. Petit pays à la population très jeune, le Cambodge est fait de peines (corruption, déforestation) et de joies (facilité apparente d'une vie sous les tropiques, qualité de la nourriture, mystère des sanctuaires anciens et ronde moderne des pagodes bouddhiques, fêtes et cérémonies). Angkor et les temples perdus dans la forêt, le Mékong majestueux qui rythme la vie des habitants, la beauté des rizières parsemées de palmiers à sucre, tout comme un bain près d'une des belles plages de sable fin à Kep, enchantent le voyageur.
La Société des Études Euro-Asiatiques, fondée en 1977 au Musée de l'Homme, s'est donné pour but de traiter des divers échanges culturels entre l'Asie et l'Europe. Malgré l'éloignement, idées, religions, arts et marchandises ont voyagé, au pas lent des pèlerins, des caravanes ou des guerriers. Alexandre le Grand combat l'empire perse avant de s'arrêter aux portes des Indes et de fonder des royaumes en Asie centrale. Des pèlerins bouddhistes chinois recherchent en Inde les textes sacrés dès le IVe siècle de notre ère. Les armées arabes parviennent aux Indes à partir du VIIe siècle. Le grand Khân mongol échange des émissaires avec la papauté. Au XVIe siècle, les rencontres s'intensifient dans le cadre de la rivalité des grandes puissances, qu'elles soient occidentales (britannique, hollandaise, portugaise, française) ou asiatiques (empire ottoman, Perse, Chine, Japon, Russie). Le volume illustre quelques étapes du Grand Voyage : Alexandre le Grand et Dionysos en Afghanistan en 330-325 avant Jésus-Christ ; un moine mongol nestorien à Rome et à la Cour de Philippe le Bel à la fin du XIIIe siècle ; les ambassades échangées avec Tamerlan à la fin du XIVe siècle ; le séminariste chinois Huang Jialiie à la Bibliothèque de Louis XIV à Paris en 1711 ; Monseigneur Pigneau de Béhaine en Cochinchine de 1767 à 1799 ; quatre officiers de Napoléon à la cour du roi sikh du Pendjâb de 1822 à 1849 ; le premier Coréen, Hong Jeong-ou, à Paris entre 1891 et 1894 pour le, compte du musée Guimet. Les rencontres se font également dans d'autres domaines, scientifiques et artistiques. Au " Levant ", des naturalistes allemands, flamands, français, suisses, découvrent, depuis le XVIIe siècle, des plantes et fleurs nouvelles, qu'ils font prospérer en Europe. La peinture chinoise est enfin reconnue en Occident, malgré l'opposition des conceptions symboliques des Chinois et de celles, plus matérialistes, des Européens.
Cet ouvrage aborde la question du patrimoine matériel, principalement monumental et ethnographique, sans pour autant esquiver les liens indissociables entre patrimoine matériel et immatériel. Un ensemble de contributions concerne plus particulièrement les politiques de conservation et de valorisation du patrimoine en Asie. La nécessité de certaines actions va sans dire : lutte contre le vandalisme fanatique (Palmyre), ou cupide (fouilles archéologiques clandestines), restauration après désastre (N. -D. de Paris). D'autres questions se posent sur la conservation, la propriété, la restitution. Des cas récents sont ici exposés et examinés d'un point de vue à la fois juridique et culturel.
Résumé : DEPUIS un quart de siècle, l'Afghanistan a été au c?ur des bouleversements de l'équilibre du monde. C'est en envahissant son territoire que l'Union soviétique a découvert son déclin. C'est encore là que se sont préparés les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, la plus grande puissance de la planète. Aujourd'hui, l'Afghanistan tente de retrouver le chemin de la paix et de l'unité nationale. À quelles conditions peut-il y parvenir ? Pour répondre à cette question, Bernard Dupaigne revient sur les images successives de ce pays, depuis celles qu'en avaient rapportées les premiers voyageurs. À partir des données fondamentales de la société afghane - la place de la femme, les fonctionnements du pouvoir et de la richesse, l'importance de la terre, et enfin la religion -, une relecture de l'histoire récente permet de dégager les enjeux de l'avenir. Un plaidoyer pour un Afghanistan digne, dont l'unité nationale s'appuie sur les particularités régionales.
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Première féministe française, Olympe de Gouges (1748-1793) réclame l'égalité des sexes devant l'Assemblée. Dans ce manifeste, elle réécrit au féminin la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen : "La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits". Le 3 novembre 1793, avant d'être guillotinée, elle aurait lancé : "Je suis certaine que nous triompherons un jour" .
Baudelaire Charles ; Cendres Julien ; Beriot Laure
Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch. Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
Barsac Jacques ; Cherruet Sébastien ; Arnault Bern
4e de couverture : «Il y a tout un monde nouveau qui nous intéresse au plus haut point, car enfin le Métier d'Architecture c'est travailler pour l'homme.» (Charlotte Perriand, lettre à Pierre Jeanneret, 1936) Quel est ce «monde nouveau» imaginé par l'architecte et designer Charlotte Perriand (1903-1999) ? Comment repense-t-elle notre rapport à la nature et à la place accordée à l'art dans la vie quotidienne ? Les réponses apportées par cette pionnière de la modernité nous paraissent aujourd'hui d'une étonnante actualité. Publié à l'occasion de l'importante rétrospective que la Fondation Louis Vuitton consacre à Charlotte Perriand et à ses liens avec les artistes et les architectes de son temps, cet ouvrage offre une nouvelle lecture d'une ?uvre marquée par l'engagement et la liberté. Sous la direction de Sébastien Cherruet et Jacques Barsac, ce catalogue, réunissant des contributions d'auteurs français et étrangers dans une approche à la fois chronologique et thématique, invite à un voyage en création au fil du XXE siècle.
Lévy Sophie ; Lacourt Jeanne-Bathilde ; Senot-Terc
Résumé : Peintre et sculpteur italien, Modigliani connut une carrière tout à la fois brève et féconde. Cet ouvrage constitue le catalogue d'une exposition organisée par le LaM, Lille Métropole musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, qui conserve l?une des plus belles collections publiques françaises du célèbre artiste de Montparnasse : pas moins de 6 peintures, 8 dessins et une rare sculpture en marbre réunis par Roger Dutilleul et Jean Masurel, fondateurs de la collection d?art moderne du musée. Plusieurs approches passionnantes sont proposées au lecteur : ainsi la découverte du dialogue entretenu par l?artiste avec la sculpture antique et extra-occidentale, ou sa pratique du portrait d'artiste, autre dimension centrale dans son oeuvre, qui occupera une place prépondérante dans le parcours. C'est également l?occasion de mieux comprendre la relation singulière qui lie l?oeuvre de Modigliani au collectionneur Roger Dutilleul, qui croisa la route de l?artiste en 1918, moins de deux ans avant sa mort prématurée. Une centaine de peintures et dessins de l?artiste sont reproduites au côté d?oeuvres de Constantin Brancusi, Pablo Picasso, Jacques Lipchitz, Chaïm Soutine, Moïse Kisling, Henri Laurens? Les essais sont complétés d?une chronologie de la vie et des expositions du peintre, ainsi que de 35 biographies de ses principaux modèles.
Véritable promenade visuelle à travers le musée du Louvre, cet ouvrage propose une sélection de près de 500 ?uvres: incontournables, historiques, audacieuses ou étonnantes, elles proviennent de toutes les contrées du monde et de toutes les époques. De la Mésopotamie à la Grèce antique, de l?Occident médiéval aux grandes écoles de peinture, de la sculpture aux arts graphiques, ces chefs-d??uvre sont organisés en suivant les départements du musée. La mise en scène de détails surprenants ainsi que l'association inattendue de certaines ?uvres apportent un regard nouveau sur l'une des plus grandes collections du monde.