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Nietzsche et Artaud. Pour une éthique de la cruauté
Dumoulié Camille
PUF
16,50 €
Épuisé
EAN :9782130443582
De la cruauté, qui a mis la pensée philosophique au défi, Nietzsche et Artaud ont fait l'objet central de leur souci. L'étrange parenté de leur interrogation pourrait bien procéder de cette idée paradoxale que l'inhumain est le coeur le plus intime de l'humain. Ils réintroduisent à ce titre cet "impensé" scandaleux qui hante le logos philosophique, d'Aristote à Schopenhauer, au point de suggérer que cette inhumanité la plus humaine, révélée dans la cruauté, puisse être même un principe éthique en son genre. La thématique de la cruauté sert donc à réaborder l'énigme métaphysique et le mystère du religieux, autant qu'à reformuler la question de l'écriture littéraire et théâtrale : du mythe du surhomme au désir du "corps sans organes", c'est toujours la cruauté comme exigence éthique qui meut la pensée de Nietzsche et celle d'Artaud. La cruauté s'impose alors comme ce qui s'origine au lieu de l'Autre et se confond avec le réel, épreuve dont Artaud dit qu'elle constitue "une terrible et d'ailleurs inéluctable nécessité". Tel est le legs de l'écriture de la cruauté du philosophe du Gai savoir et du poète de Suppôts et Suppliciations à la philosophie contemporaine, qu'il la place face à des questions désormais inévitables : Y a-t-il une innocence de la cruauté ? Pourquoi notre plus grand désir veut-il ce qui nous détruit ? A qui, à quoi ai-je affaire dans l'acte cruel ? Occasion d'une relance de l'interrogation philosophique et anthropologique, requise de se réapproprier la cruauté, au lieu même de la question de l'Etre, comme son bien propre.
Cavallari Alberto ; Manganaro Jean-Paul ; Dumoulié
Tolstoï a quatre-vingt-deux ans. Dans la nuit du 27 au 28 octobre 1910, il quitte la propriété familiale de Yasnaïa Poliana. Sans prévenir sa femme ni ses enfants, il s'enfuit seul dans l'hiver glacial. Après quatre jours d'errance, il échoue dans la petite gare d'Astapovo, où il meurt une semaine plus tard. Comment expliquer cette fuite? Alberto Cavallari mène l'enquête grâce aux journaux des rares témoins directs et à Tolstoï lui-même qui, dans la gare, écrira sur son geste.
Résumé : Cet ouvrage s'adresse aux étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles de commerce qui veulent réussir l'épreuve de culture générale dont le thème pour les concours 2020 est "Le Désir". Bien que le désir soit le grand concept de la modernité, son histoire s'identifie avec celle de la philosophie. Mais cette notion fuyante, qui recouvre une expérience excédante, n'a cessé de déborder les catégories de la raison philosophique. En cela, le désir est un concept vivant. Peut-être le concept même de la vie. Les deux premières parties de ce livre retracent l'histoire du désir au travers de ses multiples concepts depuis le désir de l'Etre, qui anime la pensée grecque, jusqu'au désir de l'homme, dont la philosophie moderne a fait une de ses questions les plus essentielles. L'ouvrage se termine par trois chapitres synthétiques. Les deux premiers, analysant les liens qui unissent le désir à l'amour et à la loi, soulignent les enjeux esthétiques et éthiques liés à la question du désir. Dans cette perspective, le dernier chapitre envisage la possibilité et le sens d'une politique du désir.
Résumé : Les avant-gardes du Xxe siècle ont fait de l'écriture une expérience des limites. Mais quelle est donc la limite du langage, sinon le corps ? C'est sur lui, toujours, que la parole vient buter en même temps qu'elle vient s'y inscrire. En retour, semble-t-il, le corps fait signe. Et l'écrivain est celui qui traduit, dans la langue, les signes du corps. On comprend alors pourquoi, ainsi que le pensaient Proust ou Beckett, le travail de l'écrivain est d'abord une activité de traducteur. A partir de cette idée, ce livre revisite quelques moments clés de l'écriture et de la pensée occidentales. De l'Antiquité à notre modernité, de la vieille Europe à ses projections américaines, les douze essais ici réunis défrichent un nouveau champ critique permettant de saisir la façon dont le corps entre en littérature et dont il se traduit d'une langue à l'autre.
La question du sujet semble appartenir en propre à la philosophie et aux sciences humaines. Pourtant, l'élaboration de ce concept a pris, dans la philosophie même, un tour bien littéraire. Depuis les dialogues platoniciens jusqu'à l'invention du Cogito cartésien et à ses déconstructions postmodernes, ce sont autant d'histoires, de stratégies, de mises en forme qui constituent une véritable poétique, entendue comme création esthétique. À l'égal de la philosophie, et peut-être même avant elle, la littérature fut le champ d'élaboration poétique du sujet. Reste à savoir s'il s'agit du même, et si la littérature ne tend pas au sujet philosophique un miroir de sorcière où il se contemple au risque de perdre son âme.D'Homère à Ezra Pound, du roman picaresque à Borges, de Descartes à Bataille, de Cicéron à Nietzsche ou Lacan, de la poésie lyrique au théâtre de Genet, cet ouvrage retrace les métamorphoses de ce concept majeur de la pensée occidentale qui s'est inventé entre littérature et philosophie.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.