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LE CORPS ET SES TRADUCTIONS
DUMOULIE CAMILLE
DESJONQUERES
18,25 €
Épuisé
EAN :9782843211119
Les avant-gardes du Xxe siècle ont fait de l'écriture une expérience des limites. Mais quelle est donc la limite du langage, sinon le corps ? C'est sur lui, toujours, que la parole vient buter en même temps qu'elle vient s'y inscrire. En retour, semble-t-il, le corps fait signe. Et l'écrivain est celui qui traduit, dans la langue, les signes du corps. On comprend alors pourquoi, ainsi que le pensaient Proust ou Beckett, le travail de l'écrivain est d'abord une activité de traducteur. A partir de cette idée, ce livre revisite quelques moments clés de l'écriture et de la pensée occidentales. De l'Antiquité à notre modernité, de la vieille Europe à ses projections américaines, les douze essais ici réunis défrichent un nouveau champ critique permettant de saisir la façon dont le corps entre en littérature et dont il se traduit d'une langue à l'autre.
Cavallari Alberto ; Manganaro Jean-Paul ; Dumoulié
Tolstoï a quatre-vingt-deux ans. Dans la nuit du 27 au 28 octobre 1910, il quitte sans avertir quiconque la propriété familiale de Yasnaïa Poliana. Le soir du 31, il s'arrête dans la petite gare d'Astapovo où il mourra le matin du 7 novembre. Que s'est-il passé? Biographie: Alberto Cavallari mène l'enquête. Né en 1927, cet ancien directeur du "Corriere dalla Sera" enseigne aujourd'hui à Paris II. Une dizaine d'ouvrages jalonnent son itinéraire d'observateur politique (du Vatican à la Chine, en passant par la France). Mais Tolstoï l'entraîne plus loin encore, au c?ur d'une énigme qu'éclaire la lecture minutieuse des "Carnets'."
Et s'il est encore quelque chose d'infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c'est de s'attarder artistiquement sur des formes, au lieu d'être comme des suppliciés que l'on brûle et qui font des signes sur leur bûcher. Antonin Artaud Le Théâtre et son double
Un grand écrivain est toujours un dispensateur de vie. Certains, comme Antonin Artaud, vont la puiser à sa source la plus violente. Mais quelle que soit la cruauté dont ils font l?épreuve, ils la transfigurent en puissance de vie. Car leur but est de nous contraindre à la joie que procure la proximité avec les forces du Chaos.Le théâtre, les mythes, la poésie furent, pour Artaud, les principaux plans d?expérimentation. Plus que toute autre, son ?uvre atteste que la vie traverse les mots d?un écrivain, le geste et le souffle d?un acteur, la figure inhumaine d?un dieu païen, et nous affecte au point de nous transformer à leur contact.Cet ouvrage s'efforce de rendre perceptible les différentes manières dont la vie se propage au travers de l'?uvre de Artaud en suivant à la trace l?ensemble de ses écrits.
La question du sujet semble appartenir en propre à la philosophie et aux sciences humaines. Pourtant, l'élaboration de ce concept a pris, dans la philosophie même, un tour bien littéraire. Depuis les dialogues platoniciens jusqu'à l'invention du Cogito cartésien et à ses déconstructions postmodernes, ce sont autant d'histoires, de stratégies, de mises en forme qui constituent une véritable poétique, entendue comme création esthétique. À l'égal de la philosophie, et peut-être même avant elle, la littérature fut le champ d'élaboration poétique du sujet. Reste à savoir s'il s'agit du même, et si la littérature ne tend pas au sujet philosophique un miroir de sorcière où il se contemple au risque de perdre son âme.D'Homère à Ezra Pound, du roman picaresque à Borges, de Descartes à Bataille, de Cicéron à Nietzsche ou Lacan, de la poésie lyrique au théâtre de Genet, cet ouvrage retrace les métamorphoses de ce concept majeur de la pensée occidentale qui s'est inventé entre littérature et philosophie.
Dans la vieille terre d aurochs qu est l Espagne, la mise à mort des taureaux était une activité ancestrale.Né dans les abattoirs sévillans contre la volonté des autorités, le toreo moderne se hausse peu à peu à la hauteur d un art. Codifié au XVIIIe siècle, il atteint son apogée a la fin du XIXe siècle et au début du XXe.Spectacle dont les grands matadors sont les idoles, la corrida est aussi un phénomène social lié à l essor des villes. Par ses relations avec les bouleversements de l Espagne, ses interactions avec l élevage et le tourisme, elle a en outre une dimension politique et économique. Par-delà la péninsule ibérique, la tauromachie exerce un rayonnement mondial, de l Amérique latine au Midi de la France où elle est devenue un phénomène culturel essentiel.
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.