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L'enfer des choses. René Girard et la logique de l'économie
Dumouchel Paul ; Dupuy Jean-Pierre
SEUIL
21,30 €
Épuisé
EAN :9782020053204
En soulignant le rôle fondateur de la violence dans les sociétés humaines ; en jetant les bases d'une pensée neuve organisée autour de la notion de " désir mimétique " ; en renvoyant, surtout, à leur échec les vieilles pensées modernes (structuralisme, freudisme, etc.), René Girard a fait scandale au sens littéral du terme. Bénéficiaire d'un extraordinaire engouement de la part des intellectuels, l'auteur de la Violence et le Sacré et Des choses cachées depuis la fondation du monde, sévèrement critiqué par ailleurs, est aujourd'hui au centre d'un débat fondamental. Que l'on juge inquiétante l'émergence d'une telle pensée, " globale " ou féconde cette réconciliation proposée par Girard entre la connaissance scientifique et la foi religieuse, il paraît en tout cas difficile désormais de raisonner comme si cette ?uvre n'existait pas. Certains d'ailleurs, moins soucieux de polémique que d'approfondissement, avouent avoir trouvé dans l'hypothèse mimétique un concept d'une singulière fécondité dans leur propre domaine. C'est le cas de Jean-Pierre Dupuy et de Paul Dumouchel qui proposent ici une passionnante " avancée " avec Girard. Sans dissimuler certaines réserves que leur inspire la " théorie mimétique ", ils s'interrogent sur son efficacité explicative dans le domaine économique. La violence économique du monde moderne, le délire " consommateur " des sociétés industrialisées ont-ils quelque chose à voir avec la violence sacrificielle ? Sur un terrain peu exploré par René Girard lui-même, Dupuy et Dumouchel posent des questions très subversives auxquelles René Girard, dans une riche postface, a accepté de répondre.
Du multiculturalisme en Asie on parle peu, mais il est aussi présent. Le présent ouvrage édité par Paul Dumouchel en retrace les contours pour en montrer les particularités et la richesse. Le multiculturalisme entretient avec le nationalisme un rapport complexe qui, s'il a souvent été remarqué, a rarement été explicitement développé et analysé. À première vue ces deux démarches s'opposent dans la mesure où la première célèbre une hétérogénéité culturelle que la seconde récuse, cependant le multiculturalisme est une idéologie des États-nations. Les empires sont spontanément multiculturels, mais sans lier la diversité culturelle à la question de la justice. En Asie ces rapports sont compliqués du fait que le nationalisme s'est en grande partie développé en opposition au colonialisme qui a lui-même été la cause d'un grand mélange des populations. Au Sri Lanka, au Japon ou même en Australie le multiculturalisme est inséparable d'un passé colonial qu'il est ici plus difficile d'oublier, ou de passer sous silence, que ce n'est le cas au Canada ou aux États-Unis où le multiculturalisme tend à se présenter comme une philosophie politique sans histoire, issue d'un éternel et abstrait souci de justice.
Ce colloque, qui se tint en juin 1981 à Cerisy, réunit des physiciens, philosophes, biologistes et anthropologues autour d'une aspiration commune : faire émerger une pensée neuve au carrefour des sciences dures et des " humanités " . Une question novatrice et déterminante fut alors posée : est-il possible d'ouvrir des chemins entre les sciences du vivant et les sciences du politique et du social ? Les théories de l'auto-organisation s'articulent autour de trois concepts fondamentaux contraires aux postulats admis jusqu'alors. L'instabilité du chaos d'abord, et la complémentarité paradoxale entre l'ordre et le désordre. Le concept d'autonomie ensuite, et la capacité d'une organisation (vivante ou sociale) de s'instituer elle-même et de se perpétuer en produisant ses lois. La question du sens enfin, qui reprend toute sa place dans les sciences dures. L'énoncé de ces trois questions conduit à en poser une quatrième, essentielle : celle de l'unité retrouvée du savoir. A l'heure où l'idée d'" auto-organisation " s'impose en sciences dures comme en sciences humaines, et tisse des liens de plus en plus forts entre les différents domaines du savoir, ce colloque fondateur soulève des enjeux plus actuels que jamais. Epistémologie, politique, crise climatique : autant de thèmes contemporains concernés directement ou indirectement par cet ouvrage.
À la différence de la sémiotique juridique pure qui est celle des logiciens, la sémiotique juridique descriptive. qui est celle des juristes, étudie le langage juridique dans son rôle d'élaboration du Droit et dans la recherche de son fondement. Voulant tester la valeur de cette prétention dans un domaine nouveau pour cette discipline. celui du droit international et du fédéralisme, cet ouvrage réunit autour d'une table ronde imaginaire sur le fondement du droit international, rien moins que cinq géants : Kelsen pour sa logique systématique, Schmitt pour son concept de guerre. Pasukanis et Hayek pour leur analyse économique. enfin Georges Scelle pour son droit objectif. Ce dernier, sans avoir mis K.O. ses adversaires, sort vainqueur de cette confrontation qui ne fait que confirmer l'existence d'une substance du droit international dont il faut réaffirmer d'autant plus fortement les exigences que toutes les réalisations pratiques ne sont que la tentative (aujourd'hui plus difficile que jamais) de sa mise en forme.
La naissance d'un " nouveau paradigme ", l'émergence d'une pensée neuve au carrefour des sciences exactes et des " humanités " d'hier est l'enjeu considérable de ce travail collectif. Est-il possible et fructueux d'ouvrir des chemins entre le biologique et le social, entre les sciences de la nature et du vivant et les sciences du politique et du social ? Dans quelles conditions les concepts " transversaux " circulent-ils d'une discipline à l'autre ? Les théories de l'auto-organisation s'articulent autour de trois concepts fondamentaux qui battent en brèche les postulats admis jusqu'alors. L'instabilité du chaos d'abord, et la complémentarité paradoxale entre l'ordre et le désordre qu'il faut penser à présent aussi bien en physique, en biologie que dans les sciences sociales. Le concept d'autonomie ensuite, et la capacité d'une organisation (vivante ou sociale) de s'instituer elle-même et de se perpétuer en produisant ses lois. La question du sens enfin, hier expulsée, et qui revient au coeur même des sciences " exactes ", par exemple. L'énoncé de ces trois questions conduit à en poser une quatrième, non la moindre : celle de l'unité retrouvée du savoir. Le colloque tenu à Cerisy en juin 1981 fut l'acte fondateur d'un programme de recherches. Il eut son prolongement l'automne de la même année, à l'université de Stanford en Californie et, quelques mois plus tard, débouchera sur la création de plusieurs institutions de recherche liées à l'Ecole polytechnique et au CESTA.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.