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NATIONALISME MULTICULTURALISME EN ASIE
DUMOUCHEL PAUL
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782296107120
Du multiculturalisme en Asie on parle peu, mais il est aussi présent. Le présent ouvrage édité par Paul Dumouchel en retrace les contours pour en montrer les particularités et la richesse. Le multiculturalisme entretient avec le nationalisme un rapport complexe qui, s'il a souvent été remarqué, a rarement été explicitement développé et analysé. À première vue ces deux démarches s'opposent dans la mesure où la première célèbre une hétérogénéité culturelle que la seconde récuse, cependant le multiculturalisme est une idéologie des États-nations. Les empires sont spontanément multiculturels, mais sans lier la diversité culturelle à la question de la justice. En Asie ces rapports sont compliqués du fait que le nationalisme s'est en grande partie développé en opposition au colonialisme qui a lui-même été la cause d'un grand mélange des populations. Au Sri Lanka, au Japon ou même en Australie le multiculturalisme est inséparable d'un passé colonial qu'il est ici plus difficile d'oublier, ou de passer sous silence, que ce n'est le cas au Canada ou aux États-Unis où le multiculturalisme tend à se présenter comme une philosophie politique sans histoire, issue d'un éternel et abstrait souci de justice.
Résumé : La fonction première de l'Etat moderne est d'assurer la protection de ses citoyens: de les protéger les uns des autres et de les défendre contre les adversaires extérieurs. Pourtant, les violences à l'égard des populations civiles, les génocides, nettoyages ethniques ou massacres organisés sont pour l'essentiel perpétrés par des Etats et, dans une large mesure, contre leurs propres citoyens. Le présent essai montre que ces actes ne sont pas des accidents contingents, mais des événements inscrits dans la structure même de l'Etat. Par un saisissant retournement, ce dernier; ne pouvant plus faire de l'ennemi extérieur un bouc émissaire, s'est mis à multiplier les ennemis de l'intérieur. Cet affolement de la raison politique révèle l'échec de son mécanisme constitutif: le transfert de la violence vers des victimes acceptables. Ainsi l'ordre politique moderne, censé remplacer le sacrifice archaïque, repose sur une économie de la violence de même nature, mais beaucoup moins efficace. Les sacrifices à la nation, à la cause ouvrière ou à toute cause transcendant l'individu sont, eux aussi, devenus inutiles. La violence politique s'avère incapable de donner naissance à un ordre stable. Cette autodestruction du politique est l'un des signes les plus inquiétants de notre temps.
Résumé : Un robot social est un robot autonome capable de changer lui-même sa programmation par apprentissage et conçu pour fonctionner au sein d'environnements socialisés, c'est-à-dire des milieux façonnés, contrôlés et occupés par des êtres humains. Leur apparence physique n'est pas faite pour tromper : ils restent aux yeux de tous des robots qui ne "singent" pas l'homme. Il est pourtant possible de leur conférer individualité et intentionnalité. Les recherches les plus avancées visent à les rendre capables de simuler des émotions et à les doter d'empathie. La robotique sociale tend à créer des substituts, des robots susceptibles de nous remplacer dans certaines tâches, mais sans pour autant qu'ils ne prennent notre place. Ces robots sont en conséquence des objets techniques d'un type très particulier. Les robots sociaux, contrairement à la plupart des objets techniques modernes, sont faits pour être présents plutôt que pour disparaître ou s'absenter dans la performance de la fonction qui les définit. La majorité des objets techniques omniprésents dans notre vie demeurent invisibles tant qu'ils fonctionnent correctement. La présence active, qui est la condition essentielle de leur rôle de substitut, est au contraire la caractéristique centrale des robots sociaux. Cela est particulièrement manifeste dans des domaines que le livre explore en profondeur : les services en général, les soins de santé en particulier, et le militaire.
Résumé : En soulignant le rôle fondateur de la violence dans les sociétés humaines ; en jetant les bases d'une pensée neuve organisée autour de la notion de " désir mimétique " ; en renvoyant, surtout, à leur échec les vieilles pensées modernes (structuralisme, freudisme, etc.), René Girard a fait scandale au sens littéral du terme. Bénéficiaire d'un extraordinaire engouement de la part des intellectuels, l'auteur de la Violence et le Sacré et Des choses cachées depuis la fondation du monde, sévèrement critiqué par ailleurs, est aujourd'hui au centre d'un débat fondamental. Que l'on juge inquiétante l'émergence d'une telle pensée, " globale " ou féconde cette réconciliation proposée par Girard entre la connaissance scientifique et la foi religieuse, il paraît en tout cas difficile désormais de raisonner comme si cette ?uvre n'existait pas. Certains d'ailleurs, moins soucieux de polémique que d'approfondissement, avouent avoir trouvé dans l'hypothèse mimétique un concept d'une singulière fécondité dans leur propre domaine. C'est le cas de Jean-Pierre Dupuy et de Paul Dumouchel qui proposent ici une passionnante " avancée " avec Girard. Sans dissimuler certaines réserves que leur inspire la " théorie mimétique ", ils s'interrogent sur son efficacité explicative dans le domaine économique. La violence économique du monde moderne, le délire " consommateur " des sociétés industrialisées ont-ils quelque chose à voir avec la violence sacrificielle ? Sur un terrain peu exploré par René Girard lui-même, Dupuy et Dumouchel posent des questions très subversives auxquelles René Girard, dans une riche postface, a accepté de répondre.
Ce colloque, qui se tint en juin 1981 à Cerisy, réunit des physiciens, philosophes, biologistes et anthropologues autour d'une aspiration commune : faire émerger une pensée neuve au carrefour des sciences dures et des " humanités " . Une question novatrice et déterminante fut alors posée : est-il possible d'ouvrir des chemins entre les sciences du vivant et les sciences du politique et du social ? Les théories de l'auto-organisation s'articulent autour de trois concepts fondamentaux contraires aux postulats admis jusqu'alors. L'instabilité du chaos d'abord, et la complémentarité paradoxale entre l'ordre et le désordre. Le concept d'autonomie ensuite, et la capacité d'une organisation (vivante ou sociale) de s'instituer elle-même et de se perpétuer en produisant ses lois. La question du sens enfin, qui reprend toute sa place dans les sciences dures. L'énoncé de ces trois questions conduit à en poser une quatrième, essentielle : celle de l'unité retrouvée du savoir. A l'heure où l'idée d'" auto-organisation " s'impose en sciences dures comme en sciences humaines, et tisse des liens de plus en plus forts entre les différents domaines du savoir, ce colloque fondateur soulève des enjeux plus actuels que jamais. Epistémologie, politique, crise climatique : autant de thèmes contemporains concernés directement ou indirectement par cet ouvrage.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.