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La pensée romanesque du langage
Dufour Philippe
SEUIL
26,40 €
Épuisé
EAN :9782020622578
L'objet de ce livre est la représentation de la parole dans le roman français du XIXe siècle, alors que le rapport à la langue a été bouleversé : depuis la Révolution française, plus moyen de croire comme l'homme classique à une langue fixée, naturellement claire et spirituelle. Au sentiment d'unité de la langue succède désormais l'évidence d'une fragmentation: des langages s'affrontent, se posant chacun en détenteur de la vérité. Le romancier représente cette mêlée des langages, repérant ceux qui dominent, ceux qui disparaissent, ceux qui émergent, ceux qui sont refoulés.Il en résulte une nouvelle poétique du dialogue que la première partie de l'ouvrage s'attache à décrire. Le dialogue n'est plus utilisé seulement à des fins dramatiques : il devient un lieu privilégié d'observation du langage, de son fonctionnement ou de ses dysfonctionnements. Les répliques s'espacent au lieu de s'enchaîner comme dans le dialogue théâtral, pour laisser place à des commentaires du narrateur écoutant le non-dit des paroles. Les styles indirect et indirect libre sont des techniques désormais privilégiées pour mettre à distance la parole vive, pour la filtrer. Le narrateur décrit également la voix, les gestes, les regards, tous les signes non-verbaux qui interviennent dans les échanges : le dialogue donne ainsi à lire une conception élargie de la communication. C'est un des enjeux de cette première partie que de montrer comment une forme esthétique (la facture du dialogue) est porteuse d'une pensée du langage (la communication ne se réduit pas aux paroles prononcées).
Racontant des histoires, Flaubert sonde le langage : il écrit l'histoire des langages de son temps (le langage de la science, de la religion, du politique, comme la conversation quotidienne), et dit leur faillite ou leur vide désespérant.
Résumé : Le réalisme rencontre l'Histoire. Regard jeté sur la société issue de 1789, il ne représente pas le monde, il l'interprète. Il est une sociologie critique de son époque. De là les commentaires si virulents qui accompagnent la parution des ?uvres : dans le siècle des révolutions, elles apparaissent une remise en cause de l'ordre établi. Cette esthétique est politique. J'ai voulu comprendre comment le réalisme instruisait le procès de son temps ; comment, discours larvés, les styles de l'écrivain, la manière du peintre font parler le réel, en disent le sens ou l'absurdité, cherchent une réponse ou témoignent d'une perplexité. Alors se distinguent plusieurs sensibilités, plusieurs visions du monde, colorées d'angoisses ou de désirs : regard panoramique au fond duquel brille la volonté de savoir, regard myope de sceptique, regard du visionnaire qui souhaite voir autrement le visible. C'est l'histoire de ces imaginaires que je raconte.
Dufour Christophe ; Iribarne Philippe d' ; Basse d
Qu'est-ce que la maternité révèle de notre relation à Dieu, aujourd'hui que les femmes savent d'ordinaire qu'elles auront peu d'enfants ? Pourtant, aujourd'hui comme hier, elles éprouvent avec leur enfant un choc que lui seul sait déclencher. L'attitude intérieure de la mère se fonde alors sur sa ferme détermination à conduire ses enfants vers la vie, avec une foi chevillée au corps. Une foi qui est d'abord celle de Dieu à l'égard des hommes, un Dieu qui montre ainsi un visage tout maternel. Pour mettre concrètement cette foi en relief, ce numéro parcourt l'une après l'autre les étapes importantes de la vie d'une mère : La mise au monde ; L'éducation en famille ; Devenir grand-mère ; Le grand âge.
Dans quel siècle, mon Dieu ! m'avez-vous fait naître ? " Flaubert cite ce mot de saint Polycarpe dès 1852 et aimera à le reprendre à son compte à la fin de sa vie. Ce misanthrope qui hait un siècle trop bourgeois fréquente pourtant le monde, les salons, les théâtres, les actrices. Il en veut à son époque mais n'en est pas moins captivé par elle, commentant la vie politique, suivant les débats d'idées, s'intéressant à l'histoire des sciences (que ce soit l'histoire naturelle, la médecine ou la toute nouvelle science des religions), réagissant à l'actualité littéraire, en ces temps de littérature industrielle, mais aussi à la peinture contemporaine. La censure ne se laisse d'ailleurs pas prendre aux dehors d'esthète de cet écrivain qu'elle surveilla de Madame Bovary au Candidat. Autant qu'un homme-plume, Flaubert est un homme-siècle, qui pense et écrit dans son siècle même lorsqu'il en dénigre les mauvais penchants. Ce volume aborde, à travers son oeuvre, sa correspondance et ses notes de lecture, mais aussi les témoignages de ses contemporains, l'engagement de Flaubert dans son temps. Avec les contributions de : Juliette Azoulai, Philippe Dufour, Maurice Gasnier, Nobuyuki Hirasawa, Christophe Ippolito, Martine Lavaud, Yvan Leclerc, Yannick Marec, Sarga Moussa, Taro Nakajima, Christine Peltre, Annie Petit, Fausto Proietti, Christophe Reffait, Joëlle Robert, Gisèle Séginger, Norioki Sugaya, Florence Vatan, Bernard Vouilloux, Atsushi Yamazaki, Jean-Claude Yon.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.