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LE REALISME. De Balzac à Proust
Dufour Philippe
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130482093
Le réalisme rencontre l'Histoire. Regard jeté sur la société issue de 1789, il ne représente pas le monde, il l'interprète. Il est une sociologie critique de son époque. De là les commentaires si virulents qui accompagnent la parution des ?uvres : dans le siècle des révolutions, elles apparaissent une remise en cause de l'ordre établi. Cette esthétique est politique. J'ai voulu comprendre comment le réalisme instruisait le procès de son temps ; comment, discours larvés, les styles de l'écrivain, la manière du peintre font parler le réel, en disent le sens ou l'absurdité, cherchent une réponse ou témoignent d'une perplexité. Alors se distinguent plusieurs sensibilités, plusieurs visions du monde, colorées d'angoisses ou de désirs : regard panoramique au fond duquel brille la volonté de savoir, regard myope de sceptique, regard du visionnaire qui souhaite voir autrement le visible. C'est l'histoire de ces imaginaires que je raconte.
Sommaire MICHEL CHARLES La consolation de la poésie ____ FRANK WAGNER Retour en métalepsie JEREMIE ALLIET Convergences des fins MICHEL SIRVENT La lecture en acte ILIAS YOCARIS Qu'est-ce qu'un objet verbal ambigu ? ____ EMMANUELLE KAËS De la pédagogie des modèles au pastiche des styles
Racontant des histoires, Flaubert sonde le langage : il écrit l'histoire des langages de son temps (le langage de la science, de la religion, du politique, comme la conversation quotidienne), et dit leur faillite ou leur vide désespérant.
C'est un essai à partir de l'opposition que fait Balzac entre ce qu'il appelle la littérature des Idées, qui prévalait au XVIIIe siècle, et la littérature des Images, qu'il voit se dessiner au XIXe siècle. Philippe Dufour interroge cette dernière notion et montre que le vide métaphysique qui s'installe au XIXe siècle (Dieu est mort) donne lieu à un nouveau rapport au monde sensible, à la Nature (sachant que Dieu n'y est plus lisible) et au langage ainsi qu'à de nouveaux régimes de l'analogie, du symbolisme, etc. Il revisite dans cette perspective les différents mouvements littéraires du XIXe siècle, romantisme, réalisme, symbolisme, à travers des auteurs comme Lamartine, Baudelaire, Flaubert, Maupassant, Laforgue, Verlaine, Rimbaud, etc. , mais aussi à travers la littérature et le lied allemands, des aperçus sur la littérature anglaise, portugaise, la peinture d'un K. D. Friedrich ou d'un Maurice Denis, etc. En bref, c'est à la fois de l'histoire culturelle (européenne) et de la poétique, d'un très haut niveau. Des microlectures à la Jean-Pierre Richard se combinent avec de grandes synthèses très convaincantes, car Philippe Dufour a le sens du raccourci synthétique et de la formule bien frappée. Il a une belle écriture, vive et élégante, et non dénuée d'humour.
La vocation du roman est de donner à penser. Prodigue en détails qui laissent songeur, il en dit à la fois trop et trop peu: il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts: suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité. Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence: le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique. Alors que, dans un tourbillon d'idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore "le présent qui marche", comme dit Balzac. Il s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même: apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en "docteur ès sciences sociales", cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité. Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque: à la fois prolixe et sceptique.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.