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Balzac géographe. Territoires
Dufour Philippe ; Mozet Nicole ; Borderie Régine ;
SIMARRE
23,40 €
Épuisé
EAN :9782868082107
Balzac géographe pense le territoire. Il y mesure les changements de l'Histoire, les transformations économiques, les évolutions sociales. Historien des m?urs, Balzac repère aussi les petits territoires, fabriqués par des castes qui y affirment leur identité en excluant les intrus, occupés, eux, à en contester la clôture. On sait que l'auteur de La Comédie humaine, entre éthologie et sociologie, aime, à comparer les espèces sociales et animales. Aussi fallait-il la diversité des spécialistes ici réunis et la multiplication des points de vue pour cerner cette représentation complexe, qui va de la stratégie militaire à celle du boudoir, dans un va-et-vient constant entre espace public et espace privé. Tous les textes de Balzac ou presque, se trouvent convoqués, à commencer par l'Avant-propos, en confrontation avec les discours scientifiques de Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Malte-Brun ou Humboldt. Presque tous les romans : des Chouans, " scène de la vie militaire ", à La Recherche de l'Absolu et à Séraphita, d'Albert Savarus au Curé de village et au Médecin de campagne, d'Une passion dans le désert à la trilogie provinciale des Célibataires - Pierrette, Le Curé de Tours, La Rabouilleuse. Paris, lieu de pouvoir par excellence, est omniprésent, car cette géographie est politique.
L'objet de ce livre est la représentation de la parole dans le roman français du XIXe siècle, alors que le rapport à la langue a été bouleversé : depuis la Révolution française, plus moyen de croire comme l'homme classique à une langue fixée, naturellement claire et spirituelle. Au sentiment d'unité de la langue succède désormais l'évidence d'une fragmentation: des langages s'affrontent, se posant chacun en détenteur de la vérité. Le romancier représente cette mêlée des langages, repérant ceux qui dominent, ceux qui disparaissent, ceux qui émergent, ceux qui sont refoulés.Il en résulte une nouvelle poétique du dialogue que la première partie de l'ouvrage s'attache à décrire. Le dialogue n'est plus utilisé seulement à des fins dramatiques : il devient un lieu privilégié d'observation du langage, de son fonctionnement ou de ses dysfonctionnements. Les répliques s'espacent au lieu de s'enchaîner comme dans le dialogue théâtral, pour laisser place à des commentaires du narrateur écoutant le non-dit des paroles. Les styles indirect et indirect libre sont des techniques désormais privilégiées pour mettre à distance la parole vive, pour la filtrer. Le narrateur décrit également la voix, les gestes, les regards, tous les signes non-verbaux qui interviennent dans les échanges : le dialogue donne ainsi à lire une conception élargie de la communication. C'est un des enjeux de cette première partie que de montrer comment une forme esthétique (la facture du dialogue) est porteuse d'une pensée du langage (la communication ne se réduit pas aux paroles prononcées).
La vocation du roman est de donner à penser. Prodigue en détails qui laissent songeur, il en dit à la fois trop et trop peu: il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts: suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité. Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence: le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique. Alors que, dans un tourbillon d'idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore "le présent qui marche", comme dit Balzac. Il s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même: apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en "docteur ès sciences sociales", cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité. Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque: à la fois prolixe et sceptique.
Racontant des histoires, Flaubert sonde le langage : il écrit l'histoire des langages de son temps (le langage de la science, de la religion, du politique, comme la conversation quotidienne), et dit leur faillite ou leur vide désespérant.
Gangue, Junior et François ont des billes de diamant aux pouvoirs renforcés qui les rendent presque invulnérables. Vont-ils pouvoir, avec ces billes, découvrir les trois planètes du fameux grimoire qui semble prophétique ? ils ont tissé des liens privilégiés avec un mage qui les protège, mais n'est-il pas un peu prenant ? Ne va-t-il pas les entraîner dans des situations trop périlleuses ? Plusieurs missions vont leur être confiées, ce qui va leur permettre, non sans mal, de découvrir où se trouve l'Atlantide. Mais vouloir y aller en remontant le temps si loin en arrière n'est pas une mince affaire et que d'embûches en perspective ! Ils vont même à plusieurs reprises Frôler la mort en arrivant au mauvais endroit par moins quarante degrés. A force de courage et de persévérance, ils vont réussir à pénétrer ce monde inconnu. Mais, ce n'est pas pour autant qu'ils trouveront facilement ce qu'ils y cherchent. Mais la providence, l'obstination, le courage vont leur permettre de découvrir une momie incontournable qui va faire tout basculer. mais, trouveront-ils les grosses boules de diamant qui doivent être placées sur la grande dalle sacrée afin d'améliorer le destin de tous, comme ceci leur a été expliqué par certains mages ?
Souvent défini comme un "drôle de non-chanteur", considéré comme "une des plumes les plus astucieuses de la chanson française" par Bertrand Dicale, Pierre Louki nous fait partager quelques moments privilégiés d'une profonde amitié. Tout naturellement, sans tricherie, avec des enthousiasmes, des instants de vrai bonheur et, parfois, quelques nuages... Un récit souvent drôle, où éclate la grande affection que les deux hommes éprouvaient l'un pour l'autre. Pour cette nouvelle édition, l'ouvrage a été entièrement revu, corrigé et enrichi d'une préface inédite de Joseph Moalic et de nouvelles photographies.
L'univers du Symphoman est la première biographie paraissant sur William Sheller (Paris, 1946). Elle retrace trente ans de la carrière d'un homme heureux et discret, à mi-chemin entre le populaire et l'underground. Arrivé par la variété, il dit ne pas être "un chanteur qui fait des symphonies mais un compositeur de musique qui s'intéresse à la chanson". Accompagné de guitares électriques, d'un quatuor à cordes, d'un orchestre symphonique ou seul au piano, l'artiste en baskets slalome entre les genres et les conjugue malicieusement. Il nous entraîne dans un univers futuriste peuplé de machines absurdes ou nous ramène dans un passé aux allures de paradis perdu, évoquant avec la même finesse dérives sentimentales, tourments existentiels ou parfums d'enfance. Sa discographie est foisonnante et son public suit.