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Les Orients désorientés. Déconstruire l'orientalisme
Dubost Jean-Pierre ; Gasquet Axel
KIME
29,00 €
Épuisé
EAN :9782841746354
Dans un monde dont on peine encore i imaginer les contours et les enjeux futurs, le dépassement de la "fameuse et absurde opposition Orient-Occident", qu'Albert Memmi dénonçait déjà dans Portrait d'un colonisé et dont Edward Said avait démontré le statut de fétiche colonial, est désormais une tâche prioritaire. Les études postcoloniales ayant à la fois décalé et délaissé la question soulevée à l'époque par Said, on assiste aujourd'hui à un regain d'intérêt incontestable pour la problématique orientaliste. Avec les Orients désorientés Jean-Pierre Dubost et Axel Gasquet proposent une démarche comparatiste originale, à la fois réflexive et descriptive : revisiter la pluralité des orientalismes, en explorer la diversité en dépassant la seule dimension européenne et en élargissant l'horizon de l'analyse aux deux grands foyers de la relation Orient/Occident l'Europe et le monde hispano-américain afin d'en croiser les enjeux ; se mettre à l'écoute des propositions les plus originales de penseurs d'Europe ou d'ailleurs, que ceux-ci soient identifiés ou non comme appartenant au domaine des études postcoloniales ; prendre en compte les propositions les plus avancées d'une anthropologie en pleine mutation. La riche moisson de travaux que le recueil contient dialogue avec le meilleur de ce que cette nouvelle approche d'ouverture de la recherche peut aujourd'hui nous offrir.
Après Psychosociologie et intervention, voici un deuxième recueil d'articles centrés sur les pratiques d'intervention. Alors que le premier ouvrage proposait des points de repère à partir des pratiques développées par l'auteur, il s'agit ici de discuter d'approches et de systèmes de références différenciés. Cet ouvrage, qui s'adresse avant tout aux professionnels de la consultation et de la formation, débutants ou chevronnés, rassemble trois articles qui traitent de courants ayant contribué à la théorisation de l'intervention psychosociologique ou sociologique. Le premier courant, l'analyse sociale (social analysis), affirme d'abord son orientation psychanalytique proche de M. Klein, puis son intérêt pour l'étude des structures de fonctionnement des entreprises et son désir de collaborer à la résolution de leurs problèmes humains. Le second (analyse institutionnelle et socianalyse) est marqué par la coprésence de sources freudiennes et marxiennes derrière l'étiquette " institutionnelle " choisie d'abord par des psychiatres pour désigner leurs conceptions thérapeutiques, puis par des pédagogues et des éducateurs et, enfin, des psychosociologues ou sociologues. Le troisième, initié par A. Touraine, se définit comme une méthode sociologique de recherche conçue pour étudier les luttes sociopolitiques et identifier le mouvement social de demain. Un dernier texte propose un schéma typologique permettant de situer ces courants.
Beljean-Leymarie Martine ; Dubost Jean-Pierre ; Ga
Cet ouvrage rassemble les connaissances indispensables à la compréhension des réactions en solutions qui sont les principes fondamentaux de nombreuses méthodes utilisées aussi bien dans le domaine de l'analyse pharmaceutique que dans celui de la chimie ou de la biologie. Chaque chapitre présente l'essentiel des connaissances, illustré de nombreux exemples, de graphes et de schémas. Après un rappel de points clés dans un premier chapitre de généralités, l'ouvrage développe en 4 grands chapitres: l'équilibre acido-basique; les équilibres de complexation; les réactions d'oxydoréduction; la réaction de formation de composés peu solubles. Chaque chapitre est suivi d'une batterie d'exercices à difficulté croissante (150 exercices au total). Il s'adresse aux étudiants en 1er cycle de pharmacie et aux étudiants en biologie et en médecine.
L'immigration menace-t-elle l'identité nationale? La France doit-elle être terre d'accueil? Quelle position l'Etat doit-il adopter face à l'immigré? Ces débats, actuellement très vifs, n'en sont pas moins anciens. Dès le XVIe et XVIIe siècles, les étrangers, souvent encouragés par l'Etat, sont nombreux à venir en France. C'est leur histoire, largement ignorée par l'historiographie en dépit de son intérêt évident pour comprendre "l'identité de la France", qui est présentée ici. Quel était le statut des étrangers sous l'ancienne monarchie et quel parti celle-ci a-t-elle pu en tirer? En 1967, à un tournant décisif du règne de Louis XIV, une tentation financière se fait jour: et si on faisait payer les étrangers?Des listes de taxes ont été établies frappant des milliers de personnes, étrangers et descendants d'étrangers. Ces sources exceptionnels font apparaître un véritable tableau de la France étrangère à l'aube des Lumières cosmopolites. La taxation a donné lieu à un marchandage entre les contribuables et le pouvoir. L'Etat s'expose, les rouages de sa fiscalité se dévoilent. L'Etat, les immigrés... et quelques autres sont amenés à fournir des réponses aux questions majeures que la monarchie et sa taxation ont contribué à faire naître: qu'est-ce qu'un étranger? Qu'est-ce qu'un français?
Accusée par Sully, vilipendée par Michelet, Marie de Médicis (15.75 1642) ne trouve pas plus grâce aux yeux des historiens récents, qui, s'ils lui reconnaissent des talents de mécène, lui dénient souvent toute intelligence politique, l'accusant même d'avoir bien failli, par son soutien à l'Espagne, entraver la marche triomphale de la France vers le Grand Siècle de Louis XIV. Or Marie est-elle vraiment cette "gosse banquière" florentin qui, régente à la mort d'Henri IV, conduisit le royaume au bord de l'abîme sous l'influence d'aventuriers italiens prêts à tout, Concino Concini et Leonora Galigaï, et qui, après des années de complots contre son fils, le roi Louis XIII, se vit enfin écartée du pouvoir par un Richelieu dont elle avait pourtant favorisé l'ascension? S'appuyant sur une lecture attentive de sources parfois inédites, l'auteur s'inscrit à contre-courant de cette historiographie négative et volontiers xénophobe qui n'envisage selon lui l'action de la reine mère qu'à la lumière de l'échec de la journée des Dupes. S'il admet les contradictions des différentes politiques qu'elle a pu mener, il insiste sur ses capacités d'innovation pour détourner à son profit la légitimité monarchique qui lui manquait et sur son rôle de chef de file des catholiques zélés qui a hypothéqué son action. S'efforçant de rester fidèle à l'héritage d'Henri IV, restaurateur de la paix civile, et à une conception aristocratique du pouvoir, Marie est finalement victime de l'inflexion absolutiste de la monarchie à laquelle elle a elle-même contribué. Un livre-somme, entre histoire politique, histoire du genre et des représentations, qui marque l'aboutissement de dix ans de recherches sur cette reine mal connue et bouscule bon nombre d'idées reçues. Biographie de l'auteur Professeur d'histoire moderne à l'université de Paris 12-Val de Marne, Jean-François Dubost explore le rôle des étrangers dans la construction de la France d'Ancien Régime: La France italienne XVIe-XVIIe. (1997), Et si on faisait payer les étrangers? Louis XIV, les Immigres et quelques autres (1999).
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.