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Marie de Médicis. La reine dévoilée
Dubost Jean-François
PAYOT
37,50 €
Épuisé
EAN :9782228903936
Accusée par Sully, vilipendée par Michelet, Marie de Médicis (15.75 1642) ne trouve pas plus grâce aux yeux des historiens récents, qui, s'ils lui reconnaissent des talents de mécène, lui dénient souvent toute intelligence politique, l'accusant même d'avoir bien failli, par son soutien à l'Espagne, entraver la marche triomphale de la France vers le Grand Siècle de Louis XIV. Or Marie est-elle vraiment cette "gosse banquière" florentin qui, régente à la mort d'Henri IV, conduisit le royaume au bord de l'abîme sous l'influence d'aventuriers italiens prêts à tout, Concino Concini et Leonora Galigaï, et qui, après des années de complots contre son fils, le roi Louis XIII, se vit enfin écartée du pouvoir par un Richelieu dont elle avait pourtant favorisé l'ascension? S'appuyant sur une lecture attentive de sources parfois inédites, l'auteur s'inscrit à contre-courant de cette historiographie négative et volontiers xénophobe qui n'envisage selon lui l'action de la reine mère qu'à la lumière de l'échec de la journée des Dupes. S'il admet les contradictions des différentes politiques qu'elle a pu mener, il insiste sur ses capacités d'innovation pour détourner à son profit la légitimité monarchique qui lui manquait et sur son rôle de chef de file des catholiques zélés qui a hypothéqué son action. S'efforçant de rester fidèle à l'héritage d'Henri IV, restaurateur de la paix civile, et à une conception aristocratique du pouvoir, Marie est finalement victime de l'inflexion absolutiste de la monarchie à laquelle elle a elle-même contribué. Un livre-somme, entre histoire politique, histoire du genre et des représentations, qui marque l'aboutissement de dix ans de recherches sur cette reine mal connue et bouscule bon nombre d'idées reçues. Biographie de l'auteur Professeur d'histoire moderne à l'université de Paris 12-Val de Marne, Jean-François Dubost explore le rôle des étrangers dans la construction de la France d'Ancien Régime: La France italienne XVIe-XVIIe. (1997), Et si on faisait payer les étrangers? Louis XIV, les Immigres et quelques autres (1999).
D'usage fréquent dans le langage courant, le vocable intervention - ainsi que des termes voisins : consultation, recherche-action - sert à désigner dans une acception plus technique un type d'activités proche mais distinct de la formation, des études ou d'autres formes encore d'expertise. En fonction des systèmes de références théoriques privilégiés et/ou des démarches préconisées, on distinguera plusieurs types d'intervention : stratégique institutionnelle, socioanalytique, socio-pédagogique, sociopsychanalytique... Cet ouvrage, le premier d'une série, rassemble cinq textes qui traitent de l'intervention psychosociologique. Après des " remarques sur l'origine et l'évolution d'une pratique d'intervention psychosociologique " (1980), un second texte (1972) est consacré à des interventions en milieu ouvert. Le troisième (1980) présente un essai de clarification théorique des pratiques qui a d'abord été nourri par le travail en milieu ouvert avant de l'être par le retour à des activités de formation et d'intervention dans les organisations. Le quatrième texte (1987) complète le précédent en réfléchissant aux sources techniques où puisent intervenants et formateurs et aux relations qu'ils entretiennent avec les notions de méthode, de technique, de technologie ou d'ingénierie. Enfin, celui qui clôt ce recueil (1983) réfléchit aux rapports et disjonctions entre la sphère universitaire (recherche et enseignement) et la sphère professionnelle (études, formation, consultation, intervention), sur leurs apports respectifs à la discipline en tant que science sociale spécifique et sur la nécessité pour le praticien de maintenir explicitement une visée de recherche.
D'où vous vient votre inspiration ? " Sous l'aiguillon de cette lancinante question, tant de fois brandie par ses lecteurs-auditeurs, par ses pairs et par le sens commun, Jean-Pascal Dubost entreprend une défense du travail poétique. Lors d'une résidence en Ardèche, il lance deux chantiers attenants : vingt poèmes-réponses, qui répondent moins qu'ils ne déjouent, détournent et déboutent la question, plus un journal, pour mesurer au plus près l'avancée de sa tâche. Car le poème, ici, est fruit du faire, quelquefois sans savoir- ; et le poète, ni inspiré ni divin ni enthousiaste, se fait profus et prolifique par un joyeux labeur. Présentation par l'auteur : Je vis et travaille en forêt de Paimpont, en Brocéliande, assavoir que l'écriture est mon travail au même titre que celui de tout corps de métier. Ce travail, contrairement au commun cuider qui associe travail et pénibilité, travail et lutte des classes, travail et vivement la retraite, s'il n'est une sinécure, le travail d'écrire quotidiennement et soucieusement, sans vacances ni repos et avec cure, n'en demeure pas moins un haut plaisir (non dissimulé) (sinon revendiqué) et très peu lucratif, ne souffrant d'aucune ordinaire pénibilité. Pour ce, je vis de peu, et travaille beaucoup, issant de la forêt pour vadrouiller de-ci de-là quand nécessité oblige, m'allant où on a l'attention de m'inviter pour partager à haute voix le fruit de mes noces cérébrales ou pour célébrer le plaisir au travail (d'écrire) ; ainsi vais-je ressources quérant. En résidence dans ma recluserie forestière, je me rends cependant et aussi et fort volontiers en résidence hors forêt les quelques fois où cela m'est proposé. Gourmand innutritif, je me régale de Littérature, le reste n'est que littérature.
Repenser la relation asiatique : de la conquête à la rencontre se propose d'éclairer par une démarche réflexive et analytique notre appréciation de la relation-monde (au sens fort qu'Edouard Glissant donne au mot) en portant un éclairage différencié sur les relations entre les grandes aires culturelles asiatiques, l'Europe et l'Amérique latine à partir d'une approche transdisciplinaire et sur la longue durée - histoire comparée, histoire de la pensée et de la philosophie, analyses des récits de voyages et des représentations cartographiques, liens entre formes littéraires et systèmes de pensée, analyses idéologiques des identités culturelles, problématique des intraduisibles et des métissages culturels. Fidèle aux méthodologies de la compréhension des altérités orientales qui sont au coeur du projet de recherche Les Orients désorientés (cf. J. P. Dubost et Axel Gasquet, Les Orients désorientés, Kimé, 2013).
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...