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La crise des identités. L'interprétation d'une mutation
Dubar Claude
PUF
23,33 €
Épuisé
EAN :9782130562207
L'ouvrage dresse un bilan des changements intervenus dans la société française, depuis les années 1960, en matière de vie privée, de vie de travail et de croyances symboliques (religion, politique, etc.). Il les rattache à trois processus ayant connu, dans la dernière période, des développements significatifs : le processus d'émancipation des femmes, le processus de rationalisation économique et le processus de privatisation des croyances. Il en propose l'interprétation suivante : les formes antérieures d'identification des individus (culturelles, statutaires...) ont perdu leur légitimité et les formes nouvelles (réflexives, narratives...) ne sont pas encore pleinement constituées ni reconnues. Ce constat de crise est lié à une conjoncture économique, politique et symbolique particulière : globalisation des échanges et montée d'une nouvelle économie, remise en cause des Etats-nations et effondrement du communisme réel, diversification des formes de vie privée et de rapports entre les sexes. Cette conjoncture tend à exacerber les questions identitaires et à multiplier les crises existentielles. Ces difficultés à se définir soi-même et à définir les autres, à faire des projets et à les faire reconnaître, à mettre en mots les trajectoires personnelles et les histoires collectives s'expliquent par la traversée d'une phase critique de la dynamique des sociétés modernes, déjà bien repérée par Max Weber, il y a près d'un siècle : celle au cours de laquelle les identifications défensives, de type communautaire, bloquent l'émergence d'identifications constructives mais incertaines, de type sociétaire. Qu'il s'agisse des notions de sujet apprenant à l'école ou de compétence dans l'entreprise, de révélation amoureuse dans la vie privée ou d'engagement authentique dans la vie publique, ces nouveaux modèles d'individualité se heurtent à la montée de crises identitaires particulièrement aiguës.Claude Dubar est professeur émérite de sociologie à l'Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines, fondateur du laboratoire Printemps (Professions-Institutions-Temporalités) unité mixte de recherche 8085 du CNRS. Ses travaux portent sur les politiques et pratiques de formation continue, sur la sociologie des groupes professionnels, sur l'insertion des jeunes, la socialisation et les identités. Il a publié récemment La formation professionnelle continue, La Découverte, Repères, 5e éd. 2004, La socialisation. Construction des identités sociales et culturelles, A. Colin, 3e éd. 2000, Sociologie des professions, A. Colin, 2e éd. 2005 (avec P. Tripier), Analyser les entretiens biographiques, 2e éd. Presses de l'Université Laval, 2004 (avec D. Demazière), Faire de la sociologie, Belin, 2006. Il a été président de la Société Française de sociologie (devenue Association Française) de 1999 à 2001.
Résumé : L'usage des données biographiques connaît actuellement un nouvel essor en sociologie, soulevant une série de questions. Quelles dynamiques sociales révèle l'analyse de cas individuels ? Pourquoi certains sociologues considèrent-ils les données biographiques comme des sources essentielles de connaissance des réalités sociales, tandis que d'autres les jugent peu fiables ? Quelles utilisations les sociologues font-ils des matériaux biographiques ? Ce livre montre que la complexité des processus de socialisation et les multiples temporalités de la vie invitent à utiliser les données biographiques en les associant à des perspectives théoriques et des méthodologies spécifiques. L'étude des biographies nécessite une pluralité de regards : leur contextualisation sociohistorique à travers les dimensions d'âges et de générations (parcours de vie), les évolutions des positions sociales au sein de champs sociaux (trajectoires) et les différentes sphères de socialisation (carrières).
Pourquoi parler de crise des identités ? Cette expression renvoie à des phénomènes multiples : difficultés d'insertion professionnelle des jeunes, montée de nouvelles exclusions sociales, brouillage des catégories servant à se définir et à définir les autres... Comprendre comment se reproduisent et se transforment les identités sociales implique d'éclairer les processus de socialisation par lesquels elles se construisent et se reconstruisent tout au long de la vie. La dimension professionnelle des identités a acquis avec la modernité une importance toute particulière. La socialisation secondaire - à l'âge adulte - est devenue indispensable pour affronter les changements de plus en plus fréquents dans les cycles de vie et les impératifs de la construction identitaire. Ce livre fournit des instruments d'analyse et des résultats empiriques pour saisir la dynamique en cours de la socialisation professionnelle et des identités sociales.
Cet ouvrage est issu d'une table ronde qui s'est donnée pour objectif de préciser les formes de l'engagement associatif envers les familles, de comprendre quelles logiques sous-tendent l'action des associations et mettre à jour des constantes dans l'argumentaire mis en ?uvre pour légitimer un mode d'action auprès des familles ou pour les représenter. On a tenté également de dégager les ressorts des projets formulés et d'en saisir la portée sociale et politique. D'autre part, ces projets, ces actions sont portés par des hommes et des femmes qui se mobilisent autour de la famille. On s'est arrêté sur ces carrières militantes pour cerner les déterminants de l'action et considérer les conséquences biographiques de l'engagement auprès des familles. L'objectif est de comprendre l'hétérogénéité des formes d'engagement et d'action collective auprès des familles dans la première moitié du XXe siècle.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein