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Relativisme et éducation
Drouin-Hans Anne-Marie ; Renaut Alain ; Moreau Did
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296064980
Existe-t-il une théorie selon laquelle tout se vaudrait, et qui aplanirait les différences et les valeurs ? Le terme de " relativisme " veut désigner ce mode de pensée. Si aucune philosophie ne s'en réclame vraiment, certaines formes de critiques à l'égard de la prétention à l'universel et à l'objectivité sont jugées relativistes et sont sources de déstabilisation de la pensée. L'éducation semble touchée par l'ébranlement relativiste tant dans les pratiques que dans les réflexions sur les fondements ou les finalités. Les questions de la philosophie étant aussi celles de l'éducation, celle-ci se voit alors tiraillée entre sa vocation de transmission et sa fonction de critique réflexive. Des philosophes, spécialistes de l'éducation, mettent ici en connexion leur familiarité des terrains éducatifs avec ce qui se joue dans les débats conceptuels. Il ne s'agit pas de pousser un cri d'alarme, qui supposerait que les solutions théoriques sont claires et déjà acquises. Il s'agit plutôt d'examiner ce qu'il en est de l'éducation quand elle doit affronter la fragilité des certitudes. En quel sens une éducation postmoderne est-elle possible ? Comment fréquenter les concepts de vérité, d'universel, de faillibilité, de conflit des interprétations, de culture, de liberté ? Telles sont quelques-unes des questions mises à l'épreuve d'une philosophie de l'éducation.
Parler d'utopie à propos d'éducation, c'est tantôt dénoncer des propos illusoires, tantôt appeler le rêve ou l'invention. Or, avant d'être la source de tels jugements contradictoires l'utopie fut d'abord une île et raconta le roman de la perfection, rendue possible en pensée. L'auteur propose tour à tour une épistémologie de l'imagina utopique, une analyse des projets éducatifs portés par les grands récits utopiques, enfin une éthique de l'imaginaire utopique. Des premières utopies du XVIe siècle aux contre-utopies, sa réflexion embrasse un vaste corpus et réunit Thomas More, Campanella, Bacon, Foigny, Veirasse, Fontenelle, Cabet, Morris, Skinner... étudiant ce que recèle toutes ces constructions rationnelles qui sont des rêves. Car la représentation même de la perfection a ses faiblesses et, pour éviter le pire par le meilleur, il faut encore espérer et toujours inventer.
Ce livre est le résultat d'une aventure étourdissante, incroyable : se retrouver septuagénaire après avoir "vécu 68", avoir été traités de fous, d'enragés, alors que ce qui était recherché était un monde plus beau, plus juste, plus drôle. L' Eloge de la folie, de l'humaniste Erasme (1467-1536), sert de fil conducteur à cet effort de mémoire et de réflexion, mené sur près de dix ans, dans une posture délibérément subjective, mais qui s'efforce d'être honnête. La forme paradoxale de l'éloge marche dans le sillon d'Erasme, montrant que la folie est parfois une porte ouverte à la sagesse. L' Eloge de la Folie 68 est une version contemporaine de cet état d'esprit qui fait ressortir combien des ponts entre la Renaissance et la période contemporaine peuvent être jetés. Le propos est ludique, impertinent, à l'exemple même d'Erasme, qui nous provoque à penser le monde, en y mêlant de l'émotion, des sourires, de la colère, un peu de gravité devant le temps qui passe et de tristesse pour les espoirs déçus, mais aussi de l'émerveillement devant de nouveaux possibles.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.