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Eloge de la folie 68
Drouin-Hans Anne-Marie
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782343126494
Ce livre est le résultat d'une aventure étourdissante, incroyable : se retrouver septuagénaire après avoir "vécu 68", avoir été traités de fous, d'enragés, alors que ce qui était recherché était un monde plus beau, plus juste, plus drôle. L' Eloge de la folie, de l'humaniste Erasme (1467-1536), sert de fil conducteur à cet effort de mémoire et de réflexion, mené sur près de dix ans, dans une posture délibérément subjective, mais qui s'efforce d'être honnête. La forme paradoxale de l'éloge marche dans le sillon d'Erasme, montrant que la folie est parfois une porte ouverte à la sagesse. L' Eloge de la Folie 68 est une version contemporaine de cet état d'esprit qui fait ressortir combien des ponts entre la Renaissance et la période contemporaine peuvent être jetés. Le propos est ludique, impertinent, à l'exemple même d'Erasme, qui nous provoque à penser le monde, en y mêlant de l'émotion, des sourires, de la colère, un peu de gravité devant le temps qui passe et de tristesse pour les espoirs déçus, mais aussi de l'émerveillement devant de nouveaux possibles.
L'universel a mauvaise presse. Le paradoxe est que cette idée qui vient des Etats-Unis s'est assez bien exportée... et garde pourtant son parfum d'origine. En présentant quelques aspects des philosophies qui, aux Etats-Unis, s'attachent à penser l'éducation, ce livre prend le risque de s'affronter à deux difficultés : caractériser une philosophie par son appartenance nationale ne va pas de soi ; définir la philosophie par son champ de réflexion pose la question des frontières conceptuelles. En fait, les idées et les "styles philosophiques" voyagent, s'installent loin de leur lieu d'origine, y reviennent un peu transformés, et s'ouvrent à de nouveaux dynamismes. A travers six textes, une introduction et cinq chapitres, le lecteur est invité à suivre quelques itinéraires de la philosophie américaine de l'éducation, qui est aussi une philosophie de l'éducation américaine. On pourra s'étonner parfois de découvrir des préoccupations quasi identiques de part et d'autre de l'Atlantique, tout en étant dérouté par certaines approches. Ce jeu entre le semblable et le différent provoque des rencontres stimulantes pour penser philosophiquement l'éducation.
Drouin-Hans Anne-Marie ; Renaut Alain ; Moreau Did
Existe-t-il une théorie selon laquelle tout se vaudrait, et qui aplanirait les différences et les valeurs ? Le terme de " relativisme " veut désigner ce mode de pensée. Si aucune philosophie ne s'en réclame vraiment, certaines formes de critiques à l'égard de la prétention à l'universel et à l'objectivité sont jugées relativistes et sont sources de déstabilisation de la pensée. L'éducation semble touchée par l'ébranlement relativiste tant dans les pratiques que dans les réflexions sur les fondements ou les finalités. Les questions de la philosophie étant aussi celles de l'éducation, celle-ci se voit alors tiraillée entre sa vocation de transmission et sa fonction de critique réflexive. Des philosophes, spécialistes de l'éducation, mettent ici en connexion leur familiarité des terrains éducatifs avec ce qui se joue dans les débats conceptuels. Il ne s'agit pas de pousser un cri d'alarme, qui supposerait que les solutions théoriques sont claires et déjà acquises. Il s'agit plutôt d'examiner ce qu'il en est de l'éducation quand elle doit affronter la fragilité des certitudes. En quel sens une éducation postmoderne est-elle possible ? Comment fréquenter les concepts de vérité, d'universel, de faillibilité, de conflit des interprétations, de culture, de liberté ? Telles sont quelques-unes des questions mises à l'épreuve d'une philosophie de l'éducation.
Rencontres imprévues, lieux nouveaux, proches ou lointains, construisent une histoire où la légèreté ludique se mêle à l'émotion, sur fond de recherches scientifiques pleines de dangers, aux confins de l'intrigue policière et de la science fiction.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.