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EDUCATION ET UTOPIE
DROUIN-HANS
VRIN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782711616442
Parler d'utopie à propos d'éducation, c'est tantôt dénoncer des propos illusoires, tantôt appeler le rêve ou l'invention. Or, avant d'être la source de tels jugements contradictoires l'utopie fut d'abord une île et raconta le roman de la perfection, rendue possible en pensée. L'auteur propose tour à tour une épistémologie de l'imagina utopique, une analyse des projets éducatifs portés par les grands récits utopiques, enfin une éthique de l'imaginaire utopique. Des premières utopies du XVIe siècle aux contre-utopies, sa réflexion embrasse un vaste corpus et réunit Thomas More, Campanella, Bacon, Foigny, Veirasse, Fontenelle, Cabet, Morris, Skinner... étudiant ce que recèle toutes ces constructions rationnelles qui sont des rêves. Car la représentation même de la perfection a ses faiblesses et, pour éviter le pire par le meilleur, il faut encore espérer et toujours inventer.
Passionnante incursion au coeur de la biologie. Découvertes assurées sur des sujets aussi variés que nos origines, les phénomènes qui ont fait de nous ce que nous sommes, sans oublier ce qui nous attend dans le futur. Le grand tour d'horizon proposé réserve plus d'une surprise : "nous avons le même code génétique que celui des bactéries", explique le spécialiste. Il aborde des sujets aussi divers que le fait que les personnes adultes qui boivent du lait sont des mutants, que les Africains sont les seuls humains sans gènes de Néandertals, que notre corps est loin d'être parfait et démontre notre influence sur l'évolution de nos plantes et animaux domestiques, etc. Et prime, l'humour est au rendez-vous. En plus, des références faciles d'accès permettent aux lectrices et lecteurs intéressés de poursuivre leur recherche.
Rencontres imprévues, lieux nouveaux, proches ou lointains, construisent une histoire où la légèreté ludique se mêle à l'émotion, sur fond de recherches scientifiques pleines de dangers, aux confins de l'intrigue policière et de la science fiction.
L'universel a mauvaise presse. Le paradoxe est que cette idée qui vient des Etats-Unis s'est assez bien exportée... et garde pourtant son parfum d'origine. En présentant quelques aspects des philosophies qui, aux Etats-Unis, s'attachent à penser l'éducation, ce livre prend le risque de s'affronter à deux difficultés : caractériser une philosophie par son appartenance nationale ne va pas de soi ; définir la philosophie par son champ de réflexion pose la question des frontières conceptuelles. En fait, les idées et les "styles philosophiques" voyagent, s'installent loin de leur lieu d'origine, y reviennent un peu transformés, et s'ouvrent à de nouveaux dynamismes. A travers six textes, une introduction et cinq chapitres, le lecteur est invité à suivre quelques itinéraires de la philosophie américaine de l'éducation, qui est aussi une philosophie de l'éducation américaine. On pourra s'étonner parfois de découvrir des préoccupations quasi identiques de part et d'autre de l'Atlantique, tout en étant dérouté par certaines approches. Ce jeu entre le semblable et le différent provoque des rencontres stimulantes pour penser philosophiquement l'éducation.
Ce livre est le résultat d'une aventure étourdissante, incroyable : se retrouver septuagénaire après avoir "vécu 68", avoir été traités de fous, d'enragés, alors que ce qui était recherché était un monde plus beau, plus juste, plus drôle. L' Eloge de la folie, de l'humaniste Erasme (1467-1536), sert de fil conducteur à cet effort de mémoire et de réflexion, mené sur près de dix ans, dans une posture délibérément subjective, mais qui s'efforce d'être honnête. La forme paradoxale de l'éloge marche dans le sillon d'Erasme, montrant que la folie est parfois une porte ouverte à la sagesse. L' Eloge de la Folie 68 est une version contemporaine de cet état d'esprit qui fait ressortir combien des ponts entre la Renaissance et la période contemporaine peuvent être jetés. Le propos est ludique, impertinent, à l'exemple même d'Erasme, qui nous provoque à penser le monde, en y mêlant de l'émotion, des sourires, de la colère, un peu de gravité devant le temps qui passe et de tristesse pour les espoirs déçus, mais aussi de l'émerveillement devant de nouveaux possibles.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.