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Raoul de Houdenc et les "routes noveles" de la fiction (1200-1235)
Douchet Sébastien
PU PROVENCE
16,00 €
Épuisé
EAN :9791032001868
Longtemps considéré comme un simple épigone de Chrétien de Troyes, Raoul de Houdenc est l'auteur d'une oeuvre dense et variée, qui se décline en deux versants : romans arthuriens et récits allégoriques, tous écots entre 1200 et 1235 environ. Les études ici réunies reviennent sur ce jugement et montrent que, bien qu'il ait écrit après le "maitre champenois", Raoul a joui tout au long du Moyen Age et jusqu'au XVIe siècle d'une renommée qui n'avait rien à envier à Chrétien. Paradoxalement, son oeuvre est à la fois drôle et désabusée. Drôle parce que Raoul maîtrise à la perfection l'art de la parodie burlesque, du contre-pied et de l'inattendu. Désabusée parce que de son oeuvre se dégage une nostalgie pour le temps passé et révolu de la courtoisie, définitivement supplantée par l'appât du gain et l'égoïsme de ses contemporains. De ce paradoxe riait une jouissive verve satirique, un plaisir de la fiction utile, qui apportent une compensation, ou du moins une consolation, en des temps mauvais que faute de pouvoir contrer, on tient dans une distance joyeuse. Raoul propose ainsi des routes nouvelles à la fiction qui, si elle doit beaucoup aux prédécesseurs de Raoul - à commencer par Chrétien -, se donne comme utile et plaisante, et rejette l'accusation de vanité dont, dès le tournant du XIIIe siècle, fut accusé le roman.
Alfred Hitchcock a longtemps été considéré moins comme un artiste que comme un artisan. Il faisait partie de ces cinéastes que l'on qualifiait volontiers de "faiseurs" de films plutôt que d'"auteurs" de films. C'est le grand mérite d'une partie de la critique française, dans le sillage des Cahiers du cinéma, et de Truffaut (avec ses célèbres entretiens), que de l'avoir érigé au rang d'artiste. Cette école, dont Jean Douchet est un des piliers, a réussi à la fois à réestimer la période anglaise du cinéaste et à exhumer sa pensée, à laquelle Douchet préfère le terme de "rêverie". Son livre, paru en 67, est un exercice extrêmement brillant, d'une intelligence, d'une culture et d'une profondeur éblouissantes. Il livre des analyses vertigineuses des plus grands films d'Hitchcock en abordant son ?uvre selon une structure ternaire et fractale. Partant du principe platonicien selon lequel "l'Idée précède l'existence et la fonde", l'?uvre hitchcockienne se développe selon lui en trois ordres (eux-mêmes subdivisés en trois ordres, etc) : l'ordre occulte, l'ordre logique, l'ordre psychologique ou quotidien. Certes Hitchcock peut parfois (rarement) donner l'impression que l'auteur est capable de dire tout et son contraire, qu'il livre une analyse tirée par les cheveux, cherche une signification complexe au moindre accessoire ( les lunettes, le café, la voiture par exemple ), mais finalement, il retombe toujours sur ses pieds. Cela s'explique sans doute par le fait que ce livre est moins un exercice d'interprétation, d'analyse filmique au sens d'une description, que de spéculation. Système de spéculation dans lequel tout doit prendre place, à tout prix, quitte à forcer le passage. Mais à travers, ou plutôt malgré, ce détour spéculatif, Douchet parvient à mettre à jour les thèmes essentiels du cinéma d'Hitchcock, sur lesquels une interprétation, quelle qu'elle soit, ne saurait manquer de s'appuyer. C'est en ce sens que son livre est une référence majeure.--J-Ph.Tessé--
Cet ouvrage sur La Mort du roi Arthur recueille les contributions de sept éminents spécialistes de la matière arthurienne. Il porte un regard renouvelé sur une oeuvre majeure du Moyen Age qui irrigue depuis toujours la culture contemporaine. Les approches, variées, éclairent d'un jour neuf ce roman dont la richesse et la complexité mettent au miroir - de façon tangentielle - des questions aiguës qui se posent aux sociétés contemporaines et que met en scène La Mort du roi Arthur : comment gouverner une société en délitement ? Comment établir la justice dans un univers qui s'atomise en individualités qui ne font plus corps social ? Ce roman est un roman de la crise politique, de la crise de responsabilité humaine face à ses fautes, de la fin des sociétés. On lira ici des études qui reprennent à nouveaux frais des dossiers majeurs tels que la construction du personnage, la structuration romanesque par la technique de l'entrelacement, la stylistique de la fin qui irrigue l'écriture du roman, l'onomastique comme outil de construction poétique de l'oeuvre, les tensions entre la lettre et la voix, entre pureté de la ligne narrative et feuilletage référentiel. L'ouvrage se clôt par une mise en perspective sur l'épisode de la mort d'Arthur dans la littérature d'Angleterre.
Auteur de la première histoire universelle en prose française, de nombreuses vies de saints et d’un roman du Graal, Wauchier de Denain s’impose comme un auteur majeur de la vie littéraire du XIIIe siècle. Pourtant, aucun ouvrage ne lui avait été consacré jusqu’à présent. Ce recueil comble cette lacune et propose de mieux comprendre ce qui fait l’originalité de l’oeuvre de Wauchier de Denain. Si de nombreux écrivains médiévaux sont, comme lui, des polygraphes, au rang desquels des noms prestigieux (Chrétien de Troyes, Marie de France, Jean Renart ou Raoul de Houdenc), Wauchier possède une écriture originale qui en fait un hagiographe, un historien et un romancier de premier plan. Les huit études ici réunies font suite à un colloque international qui s’est tenu à Aix-en-Provence et à Carpentras. Elles dressent un bilan neuf et inédit de cet auteur et s’interrogent notamment sur les caractéristiques de l’écriture polygraphique.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.