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Hitchcock
Douchet Jean
CAH CINEMA
12,95 €
Épuisé
EAN :9782866422448
Alfred Hitchcock a longtemps été considéré moins comme un artiste que comme un artisan. Il faisait partie de ces cinéastes que l'on qualifiait volontiers de "faiseurs" de films plutôt que d'"auteurs" de films. C'est le grand mérite d'une partie de la critique française, dans le sillage des Cahiers du cinéma, et de Truffaut (avec ses célèbres entretiens), que de l'avoir érigé au rang d'artiste. Cette école, dont Jean Douchet est un des piliers, a réussi à la fois à réestimer la période anglaise du cinéaste et à exhumer sa pensée, à laquelle Douchet préfère le terme de "rêverie". Son livre, paru en 67, est un exercice extrêmement brillant, d'une intelligence, d'une culture et d'une profondeur éblouissantes. Il livre des analyses vertigineuses des plus grands films d'Hitchcock en abordant son ?uvre selon une structure ternaire et fractale. Partant du principe platonicien selon lequel "l'Idée précède l'existence et la fonde", l'?uvre hitchcockienne se développe selon lui en trois ordres (eux-mêmes subdivisés en trois ordres, etc) : l'ordre occulte, l'ordre logique, l'ordre psychologique ou quotidien. Certes Hitchcock peut parfois (rarement) donner l'impression que l'auteur est capable de dire tout et son contraire, qu'il livre une analyse tirée par les cheveux, cherche une signification complexe au moindre accessoire ( les lunettes, le café, la voiture par exemple ), mais finalement, il retombe toujours sur ses pieds. Cela s'explique sans doute par le fait que ce livre est moins un exercice d'interprétation, d'analyse filmique au sens d'une description, que de spéculation. Système de spéculation dans lequel tout doit prendre place, à tout prix, quitte à forcer le passage. Mais à travers, ou plutôt malgré, ce détour spéculatif, Douchet parvient à mettre à jour les thèmes essentiels du cinéma d'Hitchcock, sur lesquels une interprétation, quelle qu'elle soit, ne saurait manquer de s'appuyer. C'est en ce sens que son livre est une référence majeure.--J-Ph.Tessé--
Résumé : Louis Caillat est l'architecte qui émerge dans la production moderniste réalisée en Martinique tout au long du XXe siècle. Il est le témoin essentiel de cette aventure architecturale qui invente l'usage noble et poétique du béton armé. Son étonnant parcours de vie lui fait acheter un cirque, construire des prototypes pour l'armée et croiser Le Corbusier et Georges Candilis. Authentique humaniste, ce funambule futuriste était pourtant un homme discret.
Dès l'apparition de ce nouveau support pour le cinéma qu'est le DVD, Jean Douchet, sans doute aujourd'hui le référent par excellence de tout cinéphile qui se respecte, y voit une opportunité géniale pour vivre et transmettre l'amour du cinéma qui est la grande affaire de sa propre vie. Son prosélytisme est bien connu, lui qui parcourt inlassablement la France des salles d'art et d'essai, les cinémathèques et les colloques pour faire entendre la voix de l'amateur d'art, le diapason du goût au sein de l'histoire du cinéma.Aux Cahiers du cinéma, une génération de jeunes critiques, particulièrement Emmanuel Burdeau, aujourd'hui rédacteur en chef de la revue, est particulièrement sensible à la voix de ce collaborateur historique qui ne cesse de s'exprimer depuis la fin des années cinquante. L'affaire est conclue, c'est à cet «ancien» que sera confiée la rubrique du «nouveau» : le DVD.Les chroniques DVD de Jean Douchet forment désormais un ensemble qui fait sens, où l'on reconnaît la force et la diversité de la cinéphilie selon Jean Douchet, et où l'on puisera avec délices les titres de films que l'on aime, que l'on a envie de découvrir ou encore de revoir.Dans sa dvdthèque idéale, on trouvera les oeuvres :des grands cinéastes classiques comme Griffith, Dreyer, Ford, Lang, Murnau, Capra, Lubitsch, Renoir, Rossellini...de la Nouvelle Vague : Truffaut, Godard, Rohmer, Chabrol, Demydes grands cinéastes contemporains comme Bergman, Cassavetes, Coppola, Eastwood, Kubrick...des cinéastes contemporains sur lesquels il parie aujourd'hui comme Michael Mann, Abel Ferrara, Quentin Tarentino, Joe Dante...
Résumé : On m'a raconté un jour l'histoire d'un enfant émerveillé, en vacances dans le petit port de Villefranche-sur-Mer, par la transformation du port, en effets de nuit, et par la métamorphose d'un paysage ébloui sous les arcs électriques d'une scène que tournait alors une compagnie américaine. Ce jeu de lumières lui paraissait magique et prodigieux. Il avait la sensation étrange que c'était là son futur métier. Oui, l'enfant des lumières est devenu un grand chef opérateur. Que seraient des films cultes comme La Belle et la Bête de Jean Cocteau ou Les Ailes du désir de Wim Wenders sans les somptueuses images d'Henri Alekan ? Pierre-Alexandre Schwab retrace la carrière exceptionnelle de celui qu'il considère comme ' le plus baudelairien des chefs opérateurs". Des tout premiers pas d'Alekan, aux côtés de son maître Eugen Schiifftan, jusqu'à l'âge de la maturité où l'artiste met en pratique ses conceptions picturales et musicales de la lumière, en collaborant avec les plus grands cinéastes, l'auteur nous fait traverser soixante-dix ans de vie créative, de Marcel Carné à Amos Gitaï, en passant par René Clément, William Wyler, Abel Gance, Joseph Losey ou Ratil Ruiz. À la fois, discret et modeste, exigeant et rigoureux, Henri Alekan était un créateur insatiable dans sa soif de découvertes et passionnément engagé dans la transmission de son art aux jeunes générations. Le livre est accompagné d'entretiens inédits avec Jean Douchet, Dominique Delouche et Jean-Louis Leconte.
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)
On parle toujours du travail du deuil, mais la force du film d'Olivier Assayas consiste plutôt à creuser " le travail du vivant ", cette façon qu'a le vivant de continuer simplement au quotidien. Fin août, début septembre porte donc en son c?ur le personnage d'Adrien (François Cluzet) qui va mourir. Mais paradoxalement les personnages principaux du film sont les vivants : Gabriel (Mathieu Amalric), Jenny ( Jeanne Balibar), Anne (Virginie Ledoyen), et leurs manières de faire face à la maladie, à la mort, au souvenir. A la fin du film Gabriel et Jenny ont accepté leur séparation, ils l'ont vécu ; Gabriel et Anne ont accepté leur amour, ils l'ont appris. Réconciliés.
Présente le processus créatif de l'un des plus importants réalisateurs au monde, depuis ses premiers courts métrages, au début des années soixante, jusqu'à aujourd'hui, à travers des entretiens donnés à Michael Henry Wilson tout au long de sa carrière, depuis 1974Restitue la carrière et l'oeuvre de Scorsese dans toute sa richesse, à travers une abondante iconographie comprenant de nombreux documents photographies de famille, de tournages, scripts originaux, dessins, notes et storyboards, dont beaucoup extraits des propres archives du cinéasteUn ouvrage de référence pour les admirateurs du réalisateur de Mean Streets (1973), Taxi Driver (1976) et Casino (1995), et pour les professionnels du cinéma qui y trouveront les clés du travail du cinéaste. Ses films récents (Les Infiltrés, 2006; Shutter Island, 2010) ont bénéficié d'un accueil critique et populaire important. Une filmographie détaillée complète cet ouvrage de référence