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La DVDéothèque de Jean Douchet
Douchet Jean
CAH CINEMA
10,95 €
Épuisé
EAN :9782866424541
Dès l'apparition de ce nouveau support pour le cinéma qu'est le DVD, Jean Douchet, sans doute aujourd'hui le référent par excellence de tout cinéphile qui se respecte, y voit une opportunité géniale pour vivre et transmettre l'amour du cinéma qui est la grande affaire de sa propre vie. Son prosélytisme est bien connu, lui qui parcourt inlassablement la France des salles d'art et d'essai, les cinémathèques et les colloques pour faire entendre la voix de l'amateur d'art, le diapason du goût au sein de l'histoire du cinéma.Aux Cahiers du cinéma, une génération de jeunes critiques, particulièrement Emmanuel Burdeau, aujourd'hui rédacteur en chef de la revue, est particulièrement sensible à la voix de ce collaborateur historique qui ne cesse de s'exprimer depuis la fin des années cinquante. L'affaire est conclue, c'est à cet «ancien» que sera confiée la rubrique du «nouveau» : le DVD.Les chroniques DVD de Jean Douchet forment désormais un ensemble qui fait sens, où l'on reconnaît la force et la diversité de la cinéphilie selon Jean Douchet, et où l'on puisera avec délices les titres de films que l'on aime, que l'on a envie de découvrir ou encore de revoir.Dans sa dvdthèque idéale, on trouvera les oeuvres :des grands cinéastes classiques comme Griffith, Dreyer, Ford, Lang, Murnau, Capra, Lubitsch, Renoir, Rossellini...de la Nouvelle Vague : Truffaut, Godard, Rohmer, Chabrol, Demydes grands cinéastes contemporains comme Bergman, Cassavetes, Coppola, Eastwood, Kubrick...des cinéastes contemporains sur lesquels il parie aujourd'hui comme Michael Mann, Abel Ferrara, Quentin Tarentino, Joe Dante...
Résumé : Louis Caillat est l'architecte qui émerge dans la production moderniste réalisée en Martinique tout au long du XXe siècle. Il est le témoin essentiel de cette aventure architecturale qui invente l'usage noble et poétique du béton armé. Son étonnant parcours de vie lui fait acheter un cirque, construire des prototypes pour l'armée et croiser Le Corbusier et Georges Candilis. Authentique humaniste, ce funambule futuriste était pourtant un homme discret.
Résumé : On m'a raconté un jour l'histoire d'un enfant émerveillé, en vacances dans le petit port de Villefranche-sur-Mer, par la transformation du port, en effets de nuit, et par la métamorphose d'un paysage ébloui sous les arcs électriques d'une scène que tournait alors une compagnie américaine. Ce jeu de lumières lui paraissait magique et prodigieux. Il avait la sensation étrange que c'était là son futur métier. Oui, l'enfant des lumières est devenu un grand chef opérateur. Que seraient des films cultes comme La Belle et la Bête de Jean Cocteau ou Les Ailes du désir de Wim Wenders sans les somptueuses images d'Henri Alekan ? Pierre-Alexandre Schwab retrace la carrière exceptionnelle de celui qu'il considère comme ' le plus baudelairien des chefs opérateurs". Des tout premiers pas d'Alekan, aux côtés de son maître Eugen Schiifftan, jusqu'à l'âge de la maturité où l'artiste met en pratique ses conceptions picturales et musicales de la lumière, en collaborant avec les plus grands cinéastes, l'auteur nous fait traverser soixante-dix ans de vie créative, de Marcel Carné à Amos Gitaï, en passant par René Clément, William Wyler, Abel Gance, Joseph Losey ou Ratil Ruiz. À la fois, discret et modeste, exigeant et rigoureux, Henri Alekan était un créateur insatiable dans sa soif de découvertes et passionnément engagé dans la transmission de son art aux jeunes générations. Le livre est accompagné d'entretiens inédits avec Jean Douchet, Dominique Delouche et Jean-Louis Leconte.
Alfred Hitchcock a longtemps été considéré moins comme un artiste que comme un artisan. Il faisait partie de ces cinéastes que l'on qualifiait volontiers de "faiseurs" de films plutôt que d'"auteurs" de films. C'est le grand mérite d'une partie de la critique française, dans le sillage des Cahiers du cinéma, et de Truffaut (avec ses célèbres entretiens), que de l'avoir érigé au rang d'artiste. Cette école, dont Jean Douchet est un des piliers, a réussi à la fois à réestimer la période anglaise du cinéaste et à exhumer sa pensée, à laquelle Douchet préfère le terme de "rêverie". Son livre, paru en 67, est un exercice extrêmement brillant, d'une intelligence, d'une culture et d'une profondeur éblouissantes. Il livre des analyses vertigineuses des plus grands films d'Hitchcock en abordant son ?uvre selon une structure ternaire et fractale. Partant du principe platonicien selon lequel "l'Idée précède l'existence et la fonde", l'?uvre hitchcockienne se développe selon lui en trois ordres (eux-mêmes subdivisés en trois ordres, etc) : l'ordre occulte, l'ordre logique, l'ordre psychologique ou quotidien. Certes Hitchcock peut parfois (rarement) donner l'impression que l'auteur est capable de dire tout et son contraire, qu'il livre une analyse tirée par les cheveux, cherche une signification complexe au moindre accessoire ( les lunettes, le café, la voiture par exemple ), mais finalement, il retombe toujours sur ses pieds. Cela s'explique sans doute par le fait que ce livre est moins un exercice d'interprétation, d'analyse filmique au sens d'une description, que de spéculation. Système de spéculation dans lequel tout doit prendre place, à tout prix, quitte à forcer le passage. Mais à travers, ou plutôt malgré, ce détour spéculatif, Douchet parvient à mettre à jour les thèmes essentiels du cinéma d'Hitchcock, sur lesquels une interprétation, quelle qu'elle soit, ne saurait manquer de s'appuyer. C'est en ce sens que son livre est une référence majeure.--J-Ph.Tessé--
On parle toujours du travail du deuil, mais la force du film d'Olivier Assayas consiste plutôt à creuser " le travail du vivant ", cette façon qu'a le vivant de continuer simplement au quotidien. Fin août, début septembre porte donc en son c?ur le personnage d'Adrien (François Cluzet) qui va mourir. Mais paradoxalement les personnages principaux du film sont les vivants : Gabriel (Mathieu Amalric), Jenny ( Jeanne Balibar), Anne (Virginie Ledoyen), et leurs manières de faire face à la maladie, à la mort, au souvenir. A la fin du film Gabriel et Jenny ont accepté leur séparation, ils l'ont vécu ; Gabriel et Anne ont accepté leur amour, ils l'ont appris. Réconciliés.
Keaton doit son prénom, Buster - "casse-cou", à une dégringolade, miraculeusement sans conséquences, qu'il fit bébé dans l'escalier. C'est sans doute ce que l'on peut appeler une scène primitive pour se maître du burlesque dont le corps perpétuellement en déséquilibre allait devenir une marque de fabrique.Alors qu'il se produit au music-hall avec ses parents depuis tout petit, une société de protection de l'enfant s'émeut des chutes et contorsions que lui valent ses rôles d'adultes miniatures. Il est recruté par Mack Sennett pour donner la réplique à Fatty Arbuckle, "l'obèse au visage de poupon", dans d'hilarantes comédies à base de poursuites et de batailles de tartes à la crème. Mais, plus largement, c'est un genre à part entière du cinéma qui s'y invente, le burlesque, qui, qu'au-delà du rire, traite du rapport difficile qu'entretient l'homme avec les objets l'espace et les autres. Au début des années vingt, Kaeton crée ses propres studios. Acteur, metteur en scène, scénariste, il produit nombre de courts métrages, au meilleur de son talent dans l'inoubliable Maison démontable. Il passe bientôt au long métrage et réalise une succession de chefs-d'?uvre comme Sherlock Junior, La Croisière du "Navigator", ou Le Mécano de la "General", merveilleuses de rythme, de logique et de géométrie. Le temps n'est plus où il fallait légitimer Buster Keaton pour lui assurer une place centrale qui lui revient de droit dans l'histoire du cinéma mondial. Il n'est donc plus besoin de l'opposer à Charlie Chaplin. Ce combat de cinéphilie a été gagné, et Charlie Chaplin et Keaton en sont tous deux sortis vainqueurs, maîtres incontestés du comique et du burlesque. Biographie: Stéphane Goudet est maître de conférence en cinéma à l'Université Paris I et dirige le cinéma Le Méliès à Montreuil. Il est l'auteur de Jacques Tati, de François le facteur à M. Hulot et le coauteur (avec François Ede) du livre Playtime (Cahiers du cinéma). Il a réalisé un film sur mon oncle, Tout communique (DVD Naïve).
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.