Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
WAUCHIER DE DENAIN POLYGRAPHE DU XIIIE SIECLE
DOUCHET SEBASTIEN
PU PROVENCE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782853999717
Auteur de la première histoire universelle en prose française, de nombreuses vies de saints et d’un roman du Graal, Wauchier de Denain s’impose comme un auteur majeur de la vie littéraire du XIIIe siècle. Pourtant, aucun ouvrage ne lui avait été consacré jusqu’à présent. Ce recueil comble cette lacune et propose de mieux comprendre ce qui fait l’originalité de l’oeuvre de Wauchier de Denain. Si de nombreux écrivains médiévaux sont, comme lui, des polygraphes, au rang desquels des noms prestigieux (Chrétien de Troyes, Marie de France, Jean Renart ou Raoul de Houdenc), Wauchier possède une écriture originale qui en fait un hagiographe, un historien et un romancier de premier plan. Les huit études ici réunies font suite à un colloque international qui s’est tenu à Aix-en-Provence et à Carpentras. Elles dressent un bilan neuf et inédit de cet auteur et s’interrogent notamment sur les caractéristiques de l’écriture polygraphique.
Résumé : La notion de style ne va pas de soi. La question se complexifie encore lorsqu'on analyse les productions artistiques du Moyen Age. Peut-on parler du style médiéval? La diversité des qualificatifs qui le rattachent étroitement à une époque, à un espace, à une tradition, montre à quel point on reste encore démuni tant pour le définir que pour " inventer " des méthodes d'analyse. La stylistique, discipline universitaire reconnue et célébrée pour sa richesse, ne peut être convoquée telle quelle pour approcher les oeuvres médiévales. Il convient donc de s'interroger à nouveau, de se demander comment cerner dans le domaine des études de médiévistique cette notion apparemment familière. Étant donné d'une part la " mouvance " des textes, les variations multiples d'une oeuvre à l'autre, les interactions entre les arts, et d'autre part le caractère traditionnel de la culture médiévale, quelles approches ménager? C'est à ces questions et à celles qu'elles suscitent que se sont proposé de répondre les auteurs des trente contributions réunies dans ce volume, à la suite d'un colloque international et pluridisciplinaire (littérature, peinture, sculpture, architecture, musique), fournissant par là même un aperçu vivifiant de l'état actuel de la recherche.
Résumé : Au Moyen Age, l'anonymat de l'auteur et de l'oeuvre est un fait massif des arts et de la littérature. Le nom de l'auteur est bien souvent absent des oeuvres médiévales. Pour autant, l'anonymat n'est pas un vide, mais plutôt un creux où vient se lover une intention particulière. Il n'est pas une forme absente, mais un effet qui contribue à construire l'identité et la signification des oeuvres. Il n'y a pas un, mais des anonymats, qui dessinent, dans la lecture que l'on peut faire de la création médiévale, autant de lignes de force différentes, et qui remplissent des fonctions variées. C'est cette diversité que reflètent les dix-huit contributions de ce volume dont l'ambition est de faire la démonstration que l'anonymat est un fait de création qui met en jeu son interprétation. Les études ici réunies, sont le fruit de la réflexion de chercheurs de disciplines différentes (littérature, peinture, architecture, musique).
Longtemps considéré comme un simple épigone de Chrétien de Troyes, Raoul de Houdenc est l'auteur d'une oeuvre dense et variée, qui se décline en deux versants : romans arthuriens et récits allégoriques, tous écots entre 1200 et 1235 environ. Les études ici réunies reviennent sur ce jugement et montrent que, bien qu'il ait écrit après le "maitre champenois", Raoul a joui tout au long du Moyen Age et jusqu'au XVIe siècle d'une renommée qui n'avait rien à envier à Chrétien. Paradoxalement, son oeuvre est à la fois drôle et désabusée. Drôle parce que Raoul maîtrise à la perfection l'art de la parodie burlesque, du contre-pied et de l'inattendu. Désabusée parce que de son oeuvre se dégage une nostalgie pour le temps passé et révolu de la courtoisie, définitivement supplantée par l'appât du gain et l'égoïsme de ses contemporains. De ce paradoxe riait une jouissive verve satirique, un plaisir de la fiction utile, qui apportent une compensation, ou du moins une consolation, en des temps mauvais que faute de pouvoir contrer, on tient dans une distance joyeuse. Raoul propose ainsi des routes nouvelles à la fiction qui, si elle doit beaucoup aux prédécesseurs de Raoul - à commencer par Chrétien -, se donne comme utile et plaisante, et rejette l'accusation de vanité dont, dès le tournant du XIIIe siècle, fut accusé le roman.