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Travail et génétique : de la sélection préventive à la prévention sélective
Douay Sophie
L'HARMATTAN
62,50 €
Épuisé
EAN :9782747540599
Les progrès de la médecine moléculaire appliqués en milieu de travail nourrissent d'énormes espoirs en terme d'évitement de la maladie en amont pour certains, et pour d'autres, d'affreuses craintes d'émergence d'une sorte de " bio-cratie " ou " géno-cratie ", au sein de laquelle les règles et les valeurs seraient réexaminées à la lumière de critères biologiques et génétiques, auxquels le caractère scientifique conférerait une sorte de valeur absolue. Au delà des fantasmes des uns et des autres, le développement des tests génétiques en milieu de travail, constituerait un marché important pour les promoteurs et distributeurs concernés. Si la loi interdit les discriminations en raison de l'état de santé des salariés, la question de la qualification du recours aux tests génétiques en milieu de travail de pratique discriminatoire peut être discutée. En outre, si les textes européens et nationaux donnent priorité à la prévention primaire, environnementale, il semble que l'approche actuelle de la prévention, en se voulant de plus de plus pluridisciplinaire, ne puisse exclure une intégration croissante du paramètre génétique à la notion de " risque professionnel ", sinon pour lui-même, du moins en combinaison avec le paramètre environnemental.
Une journée scientifique a réuni en mars 2003 à Paris des spécialistes européens de l'argumentation. À l'issue de cette rencontre, J.-M. Adam, G. Declercq, O. Ducrot, F.H. van Eemeren et P. Houtlosser, J.-B. Grize, C. Plantin et G. Vignaux ont accepté d'expliciter par écrit leurs choix théoriques ainsi que leurs orientations actuelles. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage abordent des questions fondatrices du champ de l'argumentation, et s'adressent, au-delà des chercheurs ou des futurs chercheurs du domaine, à tout lecteur qui, à des titres divers, est conduit à produire du discours argumentatif : enseignants, étudiants, hommes politiques, journalistes, communicateurs..., ainsi qu'aux destinataires d'un tel discours - c'est-à-dire, in fine, à tout citoyen soucieux de porter un regard éclairé sur les messages qu'il reçoit. Ce volume met également au jour le fil directeur qui réunit " aujourd'hui " ces positions théoriques " en confrontation " : la dimension langagière de l'argumentation, et l'héritage de l'ancienne rhétorique, qui témoigne d'un fonds commun à la culture européenne. Il constitue de ce fait à la fois une introduction aux travaux des spécialistes ici réunis et une base de réflexion sur le champ des études argumentatives, dans son autonomie, et en relation avec d'autres domaines connexes : analyse du discours, études théâtrales, linguistique textuelle, pragmatique, sciences cognitives.
Douay Stéphane ; Piatzszek Stéphane ; Buchwalder M
Au co eur des Alpes françaises, la route sanglante de Lucas, le tueur à gages, croise celle d'Olivier, le gendarme secouriste. Deux hommes, deux lignes de vie pour un même destin: se hisser enfin au-dessus des failles béantes de leur passé? Pour mourir seuls ou survivre ensemble?
Le présent volume rassemble les communications du colloque "L'interlocution comme paramètre : nouvelles données/nouveaux modèles" qui s'est tenu à l'université de Picardie Jules-Verne les 6 et 7 janvier 2011. Ce colloque a invité à réfléchir sur la place de l'interlocution dans la théorie et l'observation linguistiques. Si, en effet, "parler" signifie "communiquer", les formes systématiques de la communication, ses paramètres, ses rôles, devraient être le noyau dur de la science du langage. On pourrait même considérer que la communication est si importante dans son principe qu'elle détermine les formes des messages et donc interagit avec leur contenu. A un certain niveau, on peut soutenir que le contenu est cette forme même. Or ce n'est pas dans cette voie que s'est engagée la linguistique de manière générale. La frontière entre code et usage y est constamment maintenue, y compris dans les diverses approches interactionnistes ou polyphoniques. Cette conception amène, comme on le sait, à une profonde division dans les sciences du langage entre celles qui étudient la langue et celles qui étudient le discours, repoussant indéfiniment le moment où il faudra bien conjuguer langue et parole. Force est de constater que le rôle de l'Autre dans la genèse et la structuration des systèmes de langue est une des questions les moins étudiées. Des voix se font pourtant entendre pour évoquer un possible lien, mais souvent de façon dispersée, voire marginalisée. Ce sont quelques-unes de ces voix que le colloque a voulu faire dialoguer. Quelles que soient leurs manières de poser la question, toutes ces analyses démontrent le besoin théorique d'intégrer la relation interlocutive au plus profond, en amont, au niveau de la langue. Il ne s'agit donc pas d'un volume de pragmatique, mais d'un recueil de recherches qui se veulent novatrices dans ce sens où elles questionnent la coupure traditionnelle entre code et usage, c'est-à-dire précisément entre systématique et pragmatique. Le plan du volume a été soigneusement ordonné selon cette problématique, jusqu'à inverser par endroits l'ordre traditionnel attendu qui aurait placé en seconde position, après l'histoire et la grammaire, ce qui relève de la "syntaxe élocutionnelle" selon l'expression de Gardiner, c'est-à-dire des particules discursives, de la prosodie, ou de la mimo-gestualité. Il n'y a pas d'un côté le système et de l'autre l'usage, mais un unique ensemble complexe entièrement structuré en fonction du rapport interlocutif.
Du fond de l'espace, provient un signal émanant d'une planète jusqu'alors inconnue. L'existence même de cet astre est un signe pour l'humanité, une chance. Mais "cette obscure clarté qui tombe des étoiles" porte encore en elle nombre de questions... et de dangers.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.