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L'Interlocution comme paramètre
Douay Catherine ; Roulland Daniel
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753517554
Le présent volume rassemble les communications du colloque "L'interlocution comme paramètre : nouvelles données/nouveaux modèles" qui s'est tenu à l'université de Picardie Jules-Verne les 6 et 7 janvier 2011. Ce colloque a invité à réfléchir sur la place de l'interlocution dans la théorie et l'observation linguistiques. Si, en effet, "parler" signifie "communiquer", les formes systématiques de la communication, ses paramètres, ses rôles, devraient être le noyau dur de la science du langage. On pourrait même considérer que la communication est si importante dans son principe qu'elle détermine les formes des messages et donc interagit avec leur contenu. A un certain niveau, on peut soutenir que le contenu est cette forme même. Or ce n'est pas dans cette voie que s'est engagée la linguistique de manière générale. La frontière entre code et usage y est constamment maintenue, y compris dans les diverses approches interactionnistes ou polyphoniques. Cette conception amène, comme on le sait, à une profonde division dans les sciences du langage entre celles qui étudient la langue et celles qui étudient le discours, repoussant indéfiniment le moment où il faudra bien conjuguer langue et parole. Force est de constater que le rôle de l'Autre dans la genèse et la structuration des systèmes de langue est une des questions les moins étudiées. Des voix se font pourtant entendre pour évoquer un possible lien, mais souvent de façon dispersée, voire marginalisée. Ce sont quelques-unes de ces voix que le colloque a voulu faire dialoguer. Quelles que soient leurs manières de poser la question, toutes ces analyses démontrent le besoin théorique d'intégrer la relation interlocutive au plus profond, en amont, au niveau de la langue. Il ne s'agit donc pas d'un volume de pragmatique, mais d'un recueil de recherches qui se veulent novatrices dans ce sens où elles questionnent la coupure traditionnelle entre code et usage, c'est-à-dire précisément entre systématique et pragmatique. Le plan du volume a été soigneusement ordonné selon cette problématique, jusqu'à inverser par endroits l'ordre traditionnel attendu qui aurait placé en seconde position, après l'histoire et la grammaire, ce qui relève de la "syntaxe élocutionnelle" selon l'expression de Gardiner, c'est-à-dire des particules discursives, de la prosodie, ou de la mimo-gestualité. Il n'y a pas d'un côté le système et de l'autre l'usage, mais un unique ensemble complexe entièrement structuré en fonction du rapport interlocutif.
Résumé : Quelles sont les causes des multiples crises qui secouent l'Espagne aujourd'hui ? Pourquoi la Catalogne veut-elle faire sécession ? Saviez-vous que l'Amérique latine est la région la plus violente du monde ? Après cinquante ans d'un conflit sanglant, la Colombie trouvera-t-elle enfin la paix ? Faut-il voir Hugo Chavez et son successeur comme des sauveurs ou comme des tyrans ? Ces questions et bien d'autres sont au coeur de l'actualité des pays hispanophones. Cet ouvrage donnera aux candidats aux concours d'entrée aux grandes écoles et aux étudiants, de la licence à l'agrégation, des connaissances claires et solides qui leur permettront de réussir les épreuves portant sur des questions d'actualité, à l'oral comme à l'écrit. Ces exercices sont exigeants : pour pouvoir élaborer une problématique et un commentaire pertinent, ils requièrent en effet une compréhension précise des grands enjeux actuels. Il est également nécessaire que les étudiants soient capables, dans leurs commentaires, de s'exprimer dans un espagnol de bon niveau. Cet ouvrage propose donc un traitement bilingue de chacune des grandes problématiques abordées. Tous les chapitres sont rédigés à la fois en espagnol (page de gauche) et en français (page de droite), permettant ainsi aux étudiants dont le niveau de langue n'est pas encore confirmé de se référer à la version française pour une compréhension plus rapide.
Parmi les nombreux Etats que comptait l'Allemagne en 1803, seule la Prusse pouvait espérer jouer un rôle. Mais le 14 octobre 1806,1es victoires françaises d'Iéna et d'Auerstedt révélèrent l'état de décomposition du pays dirigé par Frédéric-Guillaume III, monarque conservateur et indécis. Or, sept ans plus tard, la Prusse prenait une part éclatante dans la bataille des Nations à Leipzig. Comment ce retournement de situation a-t-il été possible? Simplement grâce à l'éveil d'une nation galvanisée par la religion de Luther facteur de cohésion -, Par une langue qualifiée d'essence divine- facteur d'unité _ et, ironie du sort, par les idées de la Révolution française! Comment cette transformation a-t-elle pu être aussi rapide sous un pouvoir aussi absolu et rétrograde? C'est l'objet de cet ouvrage qu nous fait découvrir, pas à pas, les actions souterraines de la plupart de sociétés secrètes, fondées à partir de la franc-maçonnerie prussienne En six années, appuyées par les loges militaires maçonniques, elle allaient reconstruire le pays sous le joug de l'occupation française, et faire naître la nation allemande. Lorsqu'elles sentirent que la Prusse à nouveau frémissante et exaltée était prête, ces sociétés devaient la précipiter dans la guerre, contre la volonté du roi, au moyen d'une désertion spectaculaire de la Grande Armée, au retour de Russie. Le soulèvement de la Prusse devait alors embraser toute l'Allemagne unie contre "l'Ogre de Corse", et hâter là fin de l'Empire. Après une biographie remarquée de l'espion Schulmeister et de son action en Autriche, Abel Douay et Gérard Hertault ont poursuivi leurs recherches dans les fonds d'archives étrangères pour mettre en lumière le rôle largement méconnu de la franc-maçonnerie et des sociétés secrètes en Prusse entre 1806 et 1815. Les résultats de leurs investigations, étonnants et très inattendus, offrent une perspective neuve sur l'émergence de la nation allemande.
En ce second millénaire finissant, les hommes ont peur. Peur de leur monde devenu incompréhensible, invivable. Peur des lumpens qui rôdent à la lisière des villes. Alors ils se réfugient dans la folie. Rémi, technocrate raté et fier de l'être, sent venir la maladie. Elle a pour nom temperdu. Son esprit va régresser, régresser, jusqu'à faire de lui une sorte de foetus adulte. Et voici qu'on l'expédie réellement dans son passé. Un passé étrange où se mêlent souvenirs vrais et personnages de fantaisie. Mais qui l'y a expédié ? Peut-être les transnats. Pourquoi ? Peut-être pour les aider à établir leur toute-puissance. Il ne sait rien, et pourtant il doit agir. Car les strates du temps se referment, inexorablement...
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.