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QUAND LES CIVILISATEURS CROQUAIENT LES INDIGENES
DORIGNY/RUSCIO
CERCLE D'ART
39,00 €
Épuisé
EAN :9782702211151
Il fut un temps où la France exerçait son autorité sur des millions de femmes et d'hommes, désignés pour l'occasion indigènes et catalogués noirs, jaunes, bruns, basanés... Sûr de la supériorité de ses valeurs, l'homme blanc imposa sa domination à ceux qu'il considérait physiologiquement et intellectuellement inférieurs, êtres imparfaits qu'il lui revenait donc d'humaniser (la fameuse mission civilisatrice)... Pour emporter l'indispensable adhésion des Français moyens en imposant les certitudes raciales - en fait, racistes - le dessin et la caricature envahirent tous les supports imaginables : la presse, mais aussi les affiches, les vignettes publicitaires, les images de catéchisme ou distribuées aux enfants des écoles, les cartes postales, etc. Il s'agissait de dénoncer et/ou de ridiculiser les travers de nos sujets, en proie à l'imbécillité et à la violence. Quelques protestations évidemment s'élevèrent, venues des rangs de l'extrême gauche ou plus simplement de courants humanistes, mais elles restèrent strictement minoritaires. Tiraillé en permanence entre le sourire crispé et un sentiment de révolte face à cette imagerie coloniale précisément commentée, chacun pourra nourrir sa réflexion sur les racines d'un certain regard contemporain sur les autres.
"L'institution abominable" n'est pas complètement enterrée mais existe encore dans de nombreux pays du globe", déplore Maryse Condé dans sa préface. Cet ouvrage est le premier livre d'art à rendre hommage aux artistes, écrivains et philosophes qui ont en leur temps critiqué la traite négrière, l'esclavage, et ont combattu aux côtés des abolitionnistes. On découvre d'ailleurs que cent soixante-dix ans après l'abolition, cette cause reste d'actualité auprès d'écrivains tels Patrick Chamoiseau, Evelyne Trouillot ou Laurent Gaudé, et d'artistes comme Daniel Buren, Kara Walker ou Rashid Johnson qui s'impliquent en faisant écho à ces luttes. Toutes ces oeuvres - gravures, poèmes, sculptures, romans, caricatures et architectures - s'éclairent ici mutuellement dans un dialogue inédit.
Voici l'évocation des traces d'une aventure multiséculaire : la présence de la France outre-mer. Dans Paris, en tout premier lieu, mais aussi dans les départements de la périphérie. Avant la rédaction de cette étude, les auteurs étaient déjà convaincus que cette aventure ultramarine, des prémisses de la traite négrière à la décolonisation tragique, était partie intégrante de l'histoire nationale. Plusieurs années de recherches - et de promenades dans les rues, partie de loin la plus agréable de leur travail - ont puissamment confirmé cette convictionA : il n'est pas un quartier de Paris, et bien peu de villes de banlieue, qui ne renferme une ou plusieurs traces de cette partie de l'histoire de France. Chaque piéton, chaque habitant, chaque touriste, en est-il conscientA ? Certes non. C'est pourquoi ce livre existe. Il faut bien que les historiens servent à quelque chose... On y découvrira donc les traces toujours visibles dans les rues, places et monuments parisiens de l'histoire des colonies - particulièrement, du nom de leurs fondateurs et gestionnaires - et de l'esclavagisme de France. Mais ces mêmes rues mettent aussi sous les yeux du promeneur des pans entiers des combats menés depuis le xviiie siècle pour dénoncer esclavage, la traite voire le principe même de la colonisation. Enfin, l'ouvrage n'omet pas la modeste place récemment faite aux combattants qui, dans les colonies, se sont illustrés, armes à la main, dans leur lutte pour l'abolition de l'esclavage, qu'ils aient été victorieux ou vaincus.
Dorigny Marcel - Klein Jean-François - Peyroulou J
Riche de plus de 370 cartes et infographies originales en couleurs, ce Grand Atlas retrace toute l'histoire des colonisations du XVe au XXIe siècle. Cet ouvrage, nourri des apports les plus récents de l'historiographie, permet de prendre la pleine mesure de l'histoire des colonisations, de la "découverte" de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492 à l'héritage colonial d'aujourd'hui. Le déploiement sans précédent de cette conquête "civilisatrice", rapidement destructrice, fondant de vastes empires coloniaux sur la traite négrière et l'esclavage, a soulevé de grands débats menés par Las Casas et les Lumières. Les Empires s'étendent aux Amériques, à l'Afrique et à l'Asie pour connaître leur apogée au XIXe et au début du XXe siècle avant de s'écrouler aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Le phénomène des décolonisations, trop souvent réduit à la lutte pour l'indépendance politique, requiert une émancipation économique, des luttes sociales et de grands leaders. Véritable ouvrage de référence, le Grand Atlas des empires coloniaux constitue un outil indispensable pour les étudiants comme pour les amateurs et curieux. Plus de 370 cartes et infographies originales en couleurs. Un projet d'histoire globale et connectée qui porte une attention particulière aux colonisés. Un panorama inédit qui nourrit un vif débat, en France et dans le monde, sur l'héritage colonial.
Résumé : La fin de l'esclavage colonial a été un long processus, complexe et conflictuel, qui mérite une attention spécifique. Le " siècle des abolitions " (1793-1888), qui a concerné une grande partie des " Nouveaux Mondes ", a donné naissance à des sociétés post-esclavagistes contrastées. Les sociétés caribéennes sont bien différentes de celles du " vieux Sud " des Etats-Unis, qui sont elles-mêmes différentes des sociétés afro-brésiliennes ou cubaines. Quant au " cas " particulier d'Haïti, il ne peut se comprendre aujourd'hui en dehors d'une prise en compte du caractère unique du processus d'abolition tel qu'il a eu lieu dans ce qui était la colonie de Saint-Domingue, la " Perle des Antilles ". Dans ces pages, Marcel Dorigny s'efforce de présenter le plus clairement possible les débats ? des Lumières aux mouvements abolitionnistes du XIXe siècle ? et les combats qui ont fini par imposer l'abolition dans les colonies des principales puissances européennes, après plus de quatre siècles d'esclavage.
Roi emblématique pour les Français, François Ier a pourtant été battu politiquement et militairement, contrairement `à un certain nombre d'idées reçues. Il prendra pourtant une revanche artistique et culturelle d'une ampleur inédite, comme le révèlent l'exposition consacrée par le Domaine de Chantilly au "Siècle de François Ier'" et ce livre. François Ier est un roi mécène, pionnier de la Renaissance. En son temps, les chefs-d'oeuvre contemporains, les tableaux de Clouet ou les dessins de Primatice, les livres enluminés par les plus grands artistes, les pièces d'orfèvrerie et de mobilier, brillent de mille feux pour illustrer la beauté et la magnificence de son règne. Premier monarque véritablement collectionneur, François Ier fait naître une tradition qui lui survivra. Chantilly offre les plus beaux emblèmes de cette institution qui s'illustre remarquablement dans le domaine du livre. Enfant du siècle, le roi est contemporain de toutes les grandes découvertes savantes et géographiques. Le livre imprimé qui fleurit sous son règne est une conquête que le roi saura capter à son profit. La création littéraire prospère alors. Rien d'étonnant donc à ce que François Ier ait laissé le dernier mot aux écrivains.