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Paris colonial et anticolonial. Promenades dans la capitale et sa banlieue - Une histoire de l'escla
Dorigny Marcel ; Ruscio Alain
HEMISPHERES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782377011308
Voici l'évocation des traces d'une aventure multiséculaire : la présence de la France outre-mer. Dans Paris, en tout premier lieu, mais aussi dans les départements de la périphérie. Avant la rédaction de cette étude, les auteurs étaient déjà convaincus que cette aventure ultramarine, des prémisses de la traite négrière à la décolonisation tragique, était partie intégrante de l'histoire nationale. Plusieurs années de recherches - et de promenades dans les rues, partie de loin la plus agréable de leur travail - ont puissamment confirmé cette convictionA : il n'est pas un quartier de Paris, et bien peu de villes de banlieue, qui ne renferme une ou plusieurs traces de cette partie de l'histoire de France. Chaque piéton, chaque habitant, chaque touriste, en est-il conscientA ? Certes non. C'est pourquoi ce livre existe. Il faut bien que les historiens servent à quelque chose... On y découvrira donc les traces toujours visibles dans les rues, places et monuments parisiens de l'histoire des colonies - particulièrement, du nom de leurs fondateurs et gestionnaires - et de l'esclavagisme de France. Mais ces mêmes rues mettent aussi sous les yeux du promeneur des pans entiers des combats menés depuis le xviiie siècle pour dénoncer esclavage, la traite voire le principe même de la colonisation. Enfin, l'ouvrage n'omet pas la modeste place récemment faite aux combattants qui, dans les colonies, se sont illustrés, armes à la main, dans leur lutte pour l'abolition de l'esclavage, qu'ils aient été victorieux ou vaincus.
Alors que seules les côtes africaines ont été abordées par les Européens depuis le 15e siècle, notamment par les nombreux navires négriers, cette quasi ignorance des réalités du vaste continent n'a pas empêché la production d'une abondante littérature de voyage et d'imagination. La validité de ce savoir ne semble pas alors interrogée, bien qu'elle serve de socle commun à toutes les pratiques discursives sur l'Afrique, qu'elles aspirent à une forme de positivité ou relèvent de la fiction littéraire. Pourtant, les Lumières amorcent une réflexion sur l'authentification d'un savoir en cours de constitution sur ces terres encore peu explorées. Le constat, souvent réitéré, de la réutilisation permanente des mêmes sources suffit-il à épuiser le sens de toutes les représentations de l'Afrique au siècle des Lumières ? Comment comprendre et expliquer la présence d'écrits posant les jalons critiques d'un savoir européen "commun" sur l'Afrique au 18e siècle ? Répondre à ces questions a impliqué l'adoption simultanée d'une double perspective : d'un côté, il s'est agi de brosser un tableau des connaissances historiques actuelles sur l'Afrique des Lumières, de l'autre d'effectuer une synthèse des savoirs européens sur l'Afrique propres au 18e siècle, dont la pensée sur ce continent est plus complexe que les schématisations héritées du 19e siècle, voire du siècle suivant, peuvent le laisser supposer. Ainsi ce volume propose d'abord un tableau historique de l'Afrique au siècle des Lumières ; puis un ensemble de regards sur les sources occidentales des savoirs d'alors sur cette terra incognita restée mystérieuse ; enfin, des études portant sur les représentations de l'Afrique dans certaines oeuvres de fiction. La seconde partie du volume propose un dossier regroupant une série d'études sur Fontenelle, la science et l'histoire, puis douze articles portant sur l'histoire de l'art, la littérature et l'histoire. Les Notes de lecture, qui terminent le volume, rendent compte de plus de 170 ouvrages relatifs au 18e siècle publiés pour l'essentiel en 2011.
Dorigny Marcel ; Klein Jean-François ; Peyroulou J
Résumé : Six siècles d'histoire, des premières colonisations à l'héritage colonial d'aujourd'hui. Nourri des apports les plus récents de l'historiographie, cet ouvrage permet de prendre la pleine mesure de l'histoire des colonisations, du XVe au XXIe siècle, tout en portant une attention particulière aux colonisés. Le déploiement sans précédent de cette conquête "civilisatrice", rapidement destructrice, qui a fondé de vastes empires coloniaux sur la traite négrière et l'esclavage. Les Empires s'étendent aux Amériques, à l'Afrique et à l'Asie pour connaître leur apogée au XIXe et au début du XXe siècle avant de s'écrouler aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Le phénomène des décolonisations, trop souvent réduit à la lutte pour l'indépendance politique, révèle une émancipation économique, des luttes sociales et de grands leaders. Projet d'histoire globale et connectée, cet atlas est riche de plus de 370 cartes et infographies originales qui en font un ouvrage de référence indispensable pour les étudiants comme pour les amateurs d'histoire.
"L'institution abominable" n'est pas complètement enterrée mais existe encore dans de nombreux pays du globe", déplore Maryse Condé dans sa préface. Cet ouvrage est le premier livre d'art à rendre hommage aux artistes, écrivains et philosophes qui ont en leur temps critiqué la traite négrière, l'esclavage, et ont combattu aux côtés des abolitionnistes. On découvre d'ailleurs que cent soixante-dix ans après l'abolition, cette cause reste d'actualité auprès d'écrivains tels Patrick Chamoiseau, Evelyne Trouillot ou Laurent Gaudé, et d'artistes comme Daniel Buren, Kara Walker ou Rashid Johnson qui s'impliquent en faisant écho à ces luttes. Toutes ces oeuvres - gravures, poèmes, sculptures, romans, caricatures et architectures - s'éclairent ici mutuellement dans un dialogue inédit.
Cet atlas, et ses 150 cartes et graphiques, est une synthèse des connaissances historiques sur les pratiques et sociétés esclavagistes et sur les mouvements abolitionnistes : - L'esclavage antique, arabe, africain et médiéval avant le XV ? siècle. - La traite des Noirs et le commerce triangulaire, stimulés par la mondialisation des échanges. - Les sociétés esclavagistes au Brésil, aux Etats-Unis, à Cuba, dans l'Amérique espagnole. - Les mouvements abolitionnistes et les débats qu'ils ont engendrés. - La permanence de l'esclavage et la complexité de ses mémoires. Cette nouvelle édition nous plonge ainsi dans l'histoire des esclavages, de l'Antiquité jusqu'à nos jours, et présente également la question de leurs mémoires, au coeur des débats contemporains.
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.
La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong Kong et de Taiwan a marqué les esprits : mise en scène de l'opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien), polar désenchanté (John Woo), peinture de l'Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, Wang Bing), etc. La créativité bouillonnante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Premier dictionnaire français intégralement dédié aux cinémas chinois, hongkongais et taiwanais, cet ouvrage propose des analyses d'oeuvres parfois inédites dans l'Hexagone, des biographies de personnalités marquantes et des études historiques et esthétiques originales et approfondies.