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Dix-huitième siècle/442012/L'Afrique
Dorigny Marcel, Collectif
LA DECOUVERTE
49,95 €
Épuisé
EAN :9782707173850
Alors que seules les côtes africaines ont été abordées par les Européens depuis le 15e siècle, notamment par les nombreux navires négriers, cette quasi ignorance des réalités du vaste continent n'a pas empêché la production d'une abondante littérature de voyage et d'imagination. La validité de ce savoir ne semble pas alors interrogée, bien qu'elle serve de socle commun à toutes les pratiques discursives sur l'Afrique, qu'elles aspirent à une forme de positivité ou relèvent de la fiction littéraire. Pourtant, les Lumières amorcent une réflexion sur l'authentification d'un savoir en cours de constitution sur ces terres encore peu explorées. Le constat, souvent réitéré, de la réutilisation permanente des mêmes sources suffit-il à épuiser le sens de toutes les représentations de l'Afrique au siècle des Lumières ? Comment comprendre et expliquer la présence d'écrits posant les jalons critiques d'un savoir européen "commun" sur l'Afrique au 18e siècle ? Répondre à ces questions a impliqué l'adoption simultanée d'une double perspective : d'un côté, il s'est agi de brosser un tableau des connaissances historiques actuelles sur l'Afrique des Lumières, de l'autre d'effectuer une synthèse des savoirs européens sur l'Afrique propres au 18e siècle, dont la pensée sur ce continent est plus complexe que les schématisations héritées du 19e siècle, voire du siècle suivant, peuvent le laisser supposer. Ainsi ce volume propose d'abord un tableau historique de l'Afrique au siècle des Lumières ; puis un ensemble de regards sur les sources occidentales des savoirs d'alors sur cette terra incognita restée mystérieuse ; enfin, des études portant sur les représentations de l'Afrique dans certaines oeuvres de fiction. La seconde partie du volume propose un dossier regroupant une série d'études sur Fontenelle, la science et l'histoire, puis douze articles portant sur l'histoire de l'art, la littérature et l'histoire. Les Notes de lecture, qui terminent le volume, rendent compte de plus de 170 ouvrages relatifs au 18e siècle publiés pour l'essentiel en 2011.
"L'institution abominable" n'est pas complètement enterrée mais existe encore dans de nombreux pays du globe", déplore Maryse Condé dans sa préface. Cet ouvrage est le premier livre d'art à rendre hommage aux artistes, écrivains et philosophes qui ont en leur temps critiqué la traite négrière, l'esclavage, et ont combattu aux côtés des abolitionnistes. On découvre d'ailleurs que cent soixante-dix ans après l'abolition, cette cause reste d'actualité auprès d'écrivains tels Patrick Chamoiseau, Evelyne Trouillot ou Laurent Gaudé, et d'artistes comme Daniel Buren, Kara Walker ou Rashid Johnson qui s'impliquent en faisant écho à ces luttes. Toutes ces oeuvres - gravures, poèmes, sculptures, romans, caricatures et architectures - s'éclairent ici mutuellement dans un dialogue inédit.
En 1800, au moment où la France révolutionnaire bascule vers le Consulat, forme inédite de pouvoir personnel, Jefferson, nouveau président des États-Unis, ne renouvelle pas les alliances déjà distendues entre son pays et la France. Quant à Thomas Paine, inspirateur des Révolutions transatlantiques, symbole du lien originel entre les deux Révolutions, il rentre aux États-Unis dans ce contexte nouveau, pour n'y plus rencontrer que désillusions et rejets. Ainsi, en ces années post-révolutionnaires, en France comme aux États-Unis, se figent codes sociaux et ordres politiques. La montée du nationalisme, des deux côtés, la crainte d'un déclin économique induit par les révoltes serviles, dont la victoire des esclaves de Saint-Domingue apparaît comme la préfiguration à l'échelle du continent entier, expliquent en grande partie la fin des transferts révolutionnaires à travers l'Atlantique nord, que va regretter l'abbé Grégoire. Ces transferts vont pourtant se poursuivre, mais selon un axe sensiblement décalé vers le sud : entre la France et l'Amérique espagnole, au gré des aléas des Révolutions de la partie sud du continent. Dans cette perspective on étudiera le rôle des émigrés, exilés, voyageurs, officiers, qui vont s'approprier et transformer les modèles européens tout en édifiant un nouvel ordre politique en Amérique latine. Pour comprendre cette période charnière des relations entre l'Europe et les Amériques, il faut conjuguer quatre facteurs : race, économie, nation et politique, selon les multiples combinaisons où chaque élément peut jouer un rôle dominant. Ce sont ces aspects de l'histoire croisée des Révolutions transatlantiques que les contributions réunies ici s'efforcent d'éclairer, en s'appuyant sur les recherches récentes.
En 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique, bientôt suivi par les conquistadores espagnols et portugais, relayés au xviie siècle par les Provinces-Unies, la France et l'Angleterre. Cet atlas revient sur ces quatre siècles de conquête du monde par les Européens, et les grands événements qui y sont associés : - La controverse de Valladolid (1550) sur la nature, humaine ou non, des indigènes. - A partir du XVIIIe siècle, le grand élan des Lumières et les débats contre l'esclavage. - La traite négrière et l'esclavage, piliers de la mise en valeur des colonies. - La naissance des Etats-Unis en 1783, la première colonie libérée avant l'indépendance d'Haïti, obtenue par les esclaves eux-mêmes. Les 120 cartes et documents de cet atlas mettent en lumière cette période unique inaugurant l'ère de la mondialisation.
Cet atlas, et ses 150 cartes et graphiques, est une synthèse des connaissances historiques sur les pratiques et sociétés esclavagistes et sur les mouvements abolitionnistes : - L'esclavage antique, arabe, africain et médiéval avant le XV ? siècle. - La traite des Noirs et le commerce triangulaire, stimulés par la mondialisation des échanges. - Les sociétés esclavagistes au Brésil, aux Etats-Unis, à Cuba, dans l'Amérique espagnole. - Les mouvements abolitionnistes et les débats qu'ils ont engendrés. - La permanence de l'esclavage et la complexité de ses mémoires. Cette nouvelle édition nous plonge ainsi dans l'histoire des esclavages, de l'Antiquité jusqu'à nos jours, et présente également la question de leurs mémoires, au coeur des débats contemporains.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.