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La France et les Amériques au temps de Jefferson et de Miranda
DORIGNY MARCEL
CTHS EDITION
21,00 €
Épuisé
EAN :9782908327434
En 1800, au moment où la France révolutionnaire bascule vers le Consulat, forme inédite de pouvoir personnel, Jefferson, nouveau président des États-Unis, ne renouvelle pas les alliances déjà distendues entre son pays et la France. Quant à Thomas Paine, inspirateur des Révolutions transatlantiques, symbole du lien originel entre les deux Révolutions, il rentre aux États-Unis dans ce contexte nouveau, pour n'y plus rencontrer que désillusions et rejets. Ainsi, en ces années post-révolutionnaires, en France comme aux États-Unis, se figent codes sociaux et ordres politiques. La montée du nationalisme, des deux côtés, la crainte d'un déclin économique induit par les révoltes serviles, dont la victoire des esclaves de Saint-Domingue apparaît comme la préfiguration à l'échelle du continent entier, expliquent en grande partie la fin des transferts révolutionnaires à travers l'Atlantique nord, que va regretter l'abbé Grégoire. Ces transferts vont pourtant se poursuivre, mais selon un axe sensiblement décalé vers le sud : entre la France et l'Amérique espagnole, au gré des aléas des Révolutions de la partie sud du continent. Dans cette perspective on étudiera le rôle des émigrés, exilés, voyageurs, officiers, qui vont s'approprier et transformer les modèles européens tout en édifiant un nouvel ordre politique en Amérique latine. Pour comprendre cette période charnière des relations entre l'Europe et les Amériques, il faut conjuguer quatre facteurs : race, économie, nation et politique, selon les multiples combinaisons où chaque élément peut jouer un rôle dominant. Ce sont ces aspects de l'histoire croisée des Révolutions transatlantiques que les contributions réunies ici s'efforcent d'éclairer, en s'appuyant sur les recherches récentes.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle s'est développée une puissante remise en cause du système colonial hérité des trois siècles qui ont suivi les fameuses " grandes découvertes ". La colonisation européenne s'était construite autour d'un petit nombre de principes qui en avaient constitué le socle et assuré prospérité et puissance : ? d'une part, le système des compagnies commerciales détentrices de monopoles au profit des différentes métropoles ; ? d'autre part, la mise en valeur minière et surtout agricole par une main-d'oeuvre africaine servile massive importée par une traite négrière qui atteignit son apogée quantitatif dans les années 1780. Les remises en cause de ce système portaient notamment sur l'archaïsme du système des compagnies à monopoles et sur l'Exclusif commercial imposé par les différentes métropoles : l'émergence d'une nouvelle conception économique fondée sur la libre concurrence et le travail libre remettait le système colonial d'alors en cause. Outre l'aspect violent et inhumain de l'esclavage et plus encore de la traite négrière, vivement critiqués par les " philosophes ", le principe même du travail servile était contesté par ces mêmes économistes " libéraux ", autour du milieu physiocratique dès les années 1760 et d'Adam Smith et de l'Ecole écossaise un peu plus tard. De ces vives critiques est née une nouvelle conception de ce que devrait être la colonisation à venir : les textes réunis dans cet ouvrage proposent une mise au point, fondée sur les recherches récentes, notamment internationales, sur les projets, les fondements théoriques et les tentatives de mise en acte de ce qu'il convient d'appeler la " Colonisation nouvelle ", des années 1770 aux années 1830.
Voici l'évocation des traces d'une aventure multiséculaire : la présence de la France outre-mer. Dans Paris, en tout premier lieu, mais aussi dans les départements de la périphérie. Avant la rédaction de cette étude, les auteurs étaient déjà convaincus que cette aventure ultramarine, des prémisses de la traite négrière à la décolonisation tragique, était partie intégrante de l'histoire nationale. Plusieurs années de recherches - et de promenades dans les rues, partie de loin la plus agréable de leur travail - ont puissamment confirmé cette convictionA : il n'est pas un quartier de Paris, et bien peu de villes de banlieue, qui ne renferme une ou plusieurs traces de cette partie de l'histoire de France. Chaque piéton, chaque habitant, chaque touriste, en est-il conscientA ? Certes non. C'est pourquoi ce livre existe. Il faut bien que les historiens servent à quelque chose... On y découvrira donc les traces toujours visibles dans les rues, places et monuments parisiens de l'histoire des colonies - particulièrement, du nom de leurs fondateurs et gestionnaires - et de l'esclavagisme de France. Mais ces mêmes rues mettent aussi sous les yeux du promeneur des pans entiers des combats menés depuis le xviiie siècle pour dénoncer esclavage, la traite voire le principe même de la colonisation. Enfin, l'ouvrage n'omet pas la modeste place récemment faite aux combattants qui, dans les colonies, se sont illustrés, armes à la main, dans leur lutte pour l'abolition de l'esclavage, qu'ils aient été victorieux ou vaincus.
"L'institution abominable" n'est pas complètement enterrée mais existe encore dans de nombreux pays du globe", déplore Maryse Condé dans sa préface. Cet ouvrage est le premier livre d'art à rendre hommage aux artistes, écrivains et philosophes qui ont en leur temps critiqué la traite négrière, l'esclavage, et ont combattu aux côtés des abolitionnistes. On découvre d'ailleurs que cent soixante-dix ans après l'abolition, cette cause reste d'actualité auprès d'écrivains tels Patrick Chamoiseau, Evelyne Trouillot ou Laurent Gaudé, et d'artistes comme Daniel Buren, Kara Walker ou Rashid Johnson qui s'impliquent en faisant écho à ces luttes. Toutes ces oeuvres - gravures, poèmes, sculptures, romans, caricatures et architectures - s'éclairent ici mutuellement dans un dialogue inédit.
Dorigny Marcel - Klein Jean-François - Peyroulou J
Riche de plus de 370 cartes et infographies originales en couleurs, ce Grand Atlas retrace toute l'histoire des colonisations du XVe au XXIe siècle. Cet ouvrage, nourri des apports les plus récents de l'historiographie, permet de prendre la pleine mesure de l'histoire des colonisations, de la "découverte" de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492 à l'héritage colonial d'aujourd'hui. Le déploiement sans précédent de cette conquête "civilisatrice", rapidement destructrice, fondant de vastes empires coloniaux sur la traite négrière et l'esclavage, a soulevé de grands débats menés par Las Casas et les Lumières. Les Empires s'étendent aux Amériques, à l'Afrique et à l'Asie pour connaître leur apogée au XIXe et au début du XXe siècle avant de s'écrouler aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Le phénomène des décolonisations, trop souvent réduit à la lutte pour l'indépendance politique, requiert une émancipation économique, des luttes sociales et de grands leaders. Véritable ouvrage de référence, le Grand Atlas des empires coloniaux constitue un outil indispensable pour les étudiants comme pour les amateurs et curieux. Plus de 370 cartes et infographies originales en couleurs. Un projet d'histoire globale et connectée qui porte une attention particulière aux colonisés. Un panorama inédit qui nourrit un vif débat, en France et dans le monde, sur l'héritage colonial.