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Quand penser en Chine se disait Mao
Dor Edouard
MICHEL DE MAULE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782876233218
Quelques petites phrases scandées à l'infini par un pays toutentier peuvent devenir "une bombe atomique morale d'unepuissance incomparable", disait Mao. De fait, certaines d'entreelles ont, pendant dix ans, galvanisé des dizaines de millionsde Chinois, les isolant du reste du monde et motivantd'innombrables et sanglants règlements de comptes. Cesmêmes petites phrases qui faisaient se pâmer, à Paris etailleurs en Occident, nombre d'intellectuels... Edouard Dor aété l'un des rares journalistes à pénétrer au coeur de la GrandeRévolution culturelle prolétarienne, en 1973, lors du sinistreépisode de la "Bande des quatre". Il se souvient de certainesscènes auxquelles il a alors assisté, autant d'instantanéstémoignant du terrible pouvoir du Petit livre rouge dans l'unedes périodes les plus noires du XXe siècle.
Sans lui, Michel-Ange n?aurait pas été ce qu?il a été. Le grand Léonard de Vinci, Botticelli, Raphaël, et bien d?autres, l?ont copié, s?en sont inspirés, l?ont reconnu pour maître. Comme Cézanne, il aurait pu dire : " Il y a deux sortes de peinture : la peinture bien couillarde, la mienne, et celle des autres "! Il s?agit de Masaccio, peintre florentin de la première Renaissance, qui n?a vécu que 27 ans (1401-1428) et a été surnommé " Le Rimbaud de la peinture ". On ne connaît pas grand-chose de sa vie, sinon que Masaccio était totalement " fou " de peinture et... qu?il est à l?origine de l?art occidental moderne ! Dans ce court essai, l?auteur évoque cet artiste hors du commun et analyse, plus particulièrement, l?une de ses oeuvres majeures (Adam et Eve chassés du Paradis terrestre) en expliquant pourquoi elle a bouleversé toute l?histoire de la peinture. Puis, il en suit les traces, à travers Michel-Ange, Raphaël, et jusqu?à Rodin et Picasso. Il nous montre notamment comment, sans les avoir jamais vus, Picasso a pu reproduire dans l?un de ses pastels... des personnages peints par Masaccio!
Dans toute l'histoire de la peinture de Masaccio à Matisse, de Vermeer à Vuillard, les artistes ont joué avec les portes, à la symbolique manifeste et mystérieuse. La porte qui sépare deux endroits, deux univers, deux mondes (la réalité et le rêve, la vie et la mort, etc.), qui les isole, mais qui, dans le même temps, est le lieu de passage de l'un à l'autre et dont le seuil découpe le temps: l'avant et l'après son franchissement. Bref, la porte est intimement liée à notre vie, elle en sépare le côté privé de son aspect public. On comprend dès lors l'importance que peut prendre sa représentation dans un tableau, qu'elle soit inconsciente ou parfaitement réfléchie. En analysant des oeuvres de Degas, Fragonard, Salviati et Vallotton, l'auteur fait voir le rôle de ces portes que l'on distingue souvent mal dans les compositions, mais qui sont essentielles à leur compréhension, à chaque fois au coeur d'un affrontement homme-femme. Comme si les artistes voulaient souligner, par le battement d'une porte, le côté éphémère et l'inconstance des relations entre les deux sexes. Comme s'ils renvoyaient brutalement chacun d'entre nous, à son incommensurable solitude à l'image de ce qu'Adam et Eve ont dû ressentir lorsque s'est refermée sur leurs talons la première des portes, celle du Paradis.
Sans lui, Michel-Ange n'aurait pas été ce qu'il a été. Le grand Léonard de Vinci, Botticelli, Raphaël, et bien d'autres, l'ont reconnu pour maître. Comme Cézanne, il aurait pu dire : " Il y a deux sortes de peinture : la peinture bien " couillarde " - la mienne - et celle des autres " ! Né près de Florence tout juste avec le Xve siècle, on l'appelait Masaccio, parce qu'il était fou de peinture. Il est mort à vingt-sept ans et n'a peint que pendant... huit ans à peine ! Et pourtant ce sont bien les braises laissées par celui que l'on a surnommé " Le Rimbaud de la peinture ", et sur lesquelles ont soufflé, entre autres, Michel-Ange, Rodin et Picasso, qui ont mis le feu à tout l'art occidental.
Qui sont ces deux Vénitiennes et que font-elles sur cette terrasse ? On sait que ce panneau, peint par Vittore Carpaccio au 15e siècle, a été considéré comme "le plus beau tableau du monde" . On sait aussi que cette peinture n'est, en fait, que l'un des morceaux d'une composition beaucoup plus grande, dont on a retrouvé au 20e siècle l'une des autres parties… en Californie ! Mais ce tableau reste malgré tout un grand mystère. L'auteur imagine ce que pouvait être cette uvre dans son ensemble. Il en propose un "décodage" qui conduit à une interprétation séduisante et troublante, donnant à la femme un rôle inattendu dans notre monde, et trouve à celle-ci des échos dans deux tableaux plus récents de Gustave Caillebotte et d'Edward Hopper.
Armstrong, l'abus ! est tout à la fois un coup de gueule, un coup de semonce et un coup d'amour pour " la petite reine " perdue par son roi, Lance Armstrong. Septuple vainqueur de la Grande Boucle de 1999 à 2003, le Texan a en effet annoncé qu'il comptait " essayer de remporter un huitième Tour de France ". Cette nouvelle participation relance les spéculations sur les lourds soupçons de dopage qui pesaient sur ce coureur à l'époque de ses exploits. Et ce retour au sein du peloton ne pouvait échapper à Jean-Emmanuel Ducoin, spécialiste du Tour de France. Comment expliquer que Lance Armstrong s'autorise à défier le public, les organisateurs et les coureurs alors que tant de questions, de doutes et de rumeurs planent sur une carrière particulièrement équivoque ? Cet ouvrage d'un amoureux inconditionnel du vélo dévoile ainsi les dessous et les " casseroles " d'organisateurs peu scrupuleux, décrit un milieu cycliste victime ou complice, relate le rôle de la presse et dénonce, enfin, le jeu cupide des médecins et des préparateurs faiseurs de produits dopants " légaux " et illégaux.
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.