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Formation biographique
Dominicé Pierre
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296029422
Introduit par une première partie consacrée au bilan d'un parcours de recherche de plus de vingt années, cet ouvrage rassemble un ensemble de textes consacrés notamment à une démarche de " biographie éducative ", inscrite dans le courant des histoires de vie. Le regroupement thématique adopté propose un premier chapitre consacré à la phase initiale d'émergence du biographique. Il est suivi de la présentation et de l'analyse de recherches menées ultérieurement. Ces travaux conduisent à une série d'interrogations théoriques et épistémologiques auxquelles répondent les textes du troisième chapitre. Dans un contexte d'instabilité de l'emploi et de perte de références, la construction biographique est enfin présentée, dans une dernière partie, comme un vecteur central de formation ou de prise de forme de l'existence résultant des apprentissages qui caractérisent les dynamiques de la vie adulte.
Bourguignon Pierre ; Guis Jean-Pierre ; Dominicé P
Deux hommes sont liés d'amitié. Ils ont atteint l'âge et la disponibilité de la retraite. Séparés, ils s'écrivent. Ils sont différents autant qu'on peut l'être, au plan du caractère mais plus encore des grandes options fondamentales philosophiques et religieuses. Hors des champs souvent fréquentés de la vie familiale, du voyage, de l'art, leurs lettres alimentent une discussion parfois rude et sans pitié. Jacques défend et illustre des positions vigoureuses en faveur de la rationalité, contre l'affirmation de la foi que Pierre professe. Sont mobilisées les amples ressources de l'actualité, des oeuvres, des grands témoins, des rencontres. S'écrivant, les deux amis trouvent le lieu de leur commun désaccord.
Confrontés à un christianisme occidental décadent et à des références prises dans un mouvement de bascule, nos héritages religieux et culturels sont de plus en plus mis de côté et dissociés du champ de la connaissance. Toute tentative pour redéfinir leur apport nécessite un travail en profondeur d'interprétation. L'approche biographique développée dans cet ouvrage conduit, dans cette optique, à redonner un sens à la dimension spirituelle. Celle-ci est présentée selon différentes lectures, ancrées dans des expériences personnelles marquantes et mises en débat à l'aide d'une diversité d'éclairages théoriques. La subjectivité qui caractérise toute position spirituelle conduit à valoriser la figure d'un métissage pensé dans une perspective sociale d'universalité.
Norambuena Miguel-D ; Porret Michel ; Dominicé Pie
Depuis quinze ans, le Racard, centre d'hébergement d'urgence et lieu de vie à Genève, accueille toute femme ou tout homme en difficulté sociale ou psychologique, pour un séjour de courte ou moyenne durée. Appartement convivial à huit lits, où cohabitent des toxicomanes, des personnes psychiatrisées, des jeunes suicidaires ou des individus souffrant de solitude, le Racard donne sens et forme à une culture institutionnelle humaniste qui reconstruit le lien avec la vie pour celles et ceux qui en sont exclus. L'éthique institutionnelle du Racard apparaît ici comme une culture du métissage que permet l'alliance intellectuelle avec les autres sciences humaines, mais aussi avec des pratiques artistiques ou poétiques qui constituent la singularité même de ce centre d'hébergement. Parfois sceptique face à la médicalisation grandissante du champ social, Miguel D. Norambuena montre que la pratique de résidence mise en oeuvre au Racard incarne un travail psychosocial qui place l'individu et ses contradictions au coeur de tout projet thérapeutique. Il nous rappelle en fait ce qu'une société moderne doit valoriser contre la violence et la précarité afin que les plus démunis puissent renouer avec leur dignité morale et sociale.
Résumé : Un jour, quelque part, surgit une métaphore - celle du coup de foudre - pour désigner une certaine façon de vivre l'amour naissant ? Est-elle plus belle, plus forte ou, au contraire, plus illusoire, plus éphémère ? Peut-on rechercher le coup de foudre ou s'en protéger ? Comment est-il vécu par ceux qui le connaissent et perçu par les autres ? Quelle est sa destinée ? Ces questions hantent notre imaginaire. Elles révèlent l'aspect à la fois mystérieux et ambivalent du coup de foudre : désiré, romancé, magnifié mais également redouté, violent, bouleversant. Le " coup de foudre " traduit-il de simples impératifs biologiques ? N'est-il qu'une image ? Ou plutôt un symbole qui dévoile la présence d'un mythe agissant, aujourd'hui, sur nos systèmes d'alliances ? C'est cette dernière option que défendent Marie-Noëlle Schurmans et Loraine Dominicé. Par l'étude approfondie des histoires individuelles qui leur ont été confiées, les auteurs mettent à jour un récit collectif. Par cette sociologie du coup de foudre amoureux, se dévoilent les liens que tisse le social entre l'union immédiate et l'union médiatisée, le désordre et l'ordre, la mort et la vie.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.