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Des objets enseignés en classe de français. Le travail de l'enseignant sur la rédaction de textes ar
Schneuwly Bernard ; Dolz Joaquim
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753509757
Rédiger un texte argumentatif et connaître la phrase relative sont des contenus d'enseignement prescrits par les instances officielles. Se pose cependant la question de savoir : qu'enseigne-t-on au juste quand on aborde ces contenus en classe? Le présent volume tente d'y apporter des éléments de réponse. A cette fin, une méthodologie de recherche est proposée pour traquer l'insaisissable objet enseigné en classe qui, par nature, se transforme sans cesse. Une trentaine de séquences d'enseignement consacrées au texte argumentatif et à la phrase relative, comprenant chacune plusieurs leçons, ont été enregistrées par vidéoscopie et soumis à une analyse multifocale : mise en évidence de la macrostructure des séquences; description de la construction de l'objet enseigné du point de vue de gestes fondamentaux de l'enseignant (mettre en place un dispositif didactique, réguler, institutionnaliser); observation des interrelations entre différents domaines du français (grammaire et rédaction; lecture de textes et écriture). L'analyse montre que l'enseignement observé est le produit de sédimentations de pratiques provenant de différentes strates historiques, combinées cependant selon des logiques différentes : dans l'enseignement de la rédaction de textes argumentatifs, approches classiques - avec en point de mire la dissertation - et approches communicatives sont aujourd'hui présentes, sous des formes et à des degrés variables, dans chaque classe et la tension entre les deux détermine ce qui est réellement enseigné; dans l'enseignement de la phrase relative, des notions issues de traditions grammaticales différentes se superposent en fonction des situations, des connaissances des élèves ou des moyens utilisés. C'est cependant le rapport complexe, caractérisant de longue date cet enseignement, entre maîtrise des notions et leur utilisation à des fins pratiques, stylistique et de correction langagière, qui en constitue le coeur.
Bronckart Jean-Paul ; Schneuwly Bernard ; Reuter Y
Ce livre est centré sur la conception de la didactique des langues (science visant à la compréhension et à la solution des problèmes posés par l?enseignement des langues) développée par l?un des fondateurs historiques de la discipline, Jean-Paul Bronckart, professeur en ce domaine à l?Université de Genève de 1976 à 2012. L?intérêt de l?ouvrage est d?abord de mettre à disposition des enseignants et de leurs formateurs un ensemble de textes quasi inaccessibles, qui ont joué un rôle important dans la mise en oeuvre de nouveaux modes d?enseignement des langues. Il est ensuite de présenter, dans ces textes s?échelonnant sur un quart de siècle, les essais et erreurs d?un parcours fondateur d?une discipline à la fois socialement utile et scientifiquement fondée. Il est encore de mettre en évidence, en dépit des aléas du parcours, la permanence d?une ferme position épistémologique inspirée d?un courant allant de Spinoza à Vygotski, et l?intérêt majeur des propositions concrètes qui en sont issues pour traiter des problèmes qui se posent aujourd?hui. Il est enfin de prendre connaissance du regard rétrospectif jeté par l?auteur sur son propre parcours ainsi que du regard posé sur son oeuvre par un collègue exigeant.
Schneuwly Purdie Mallory ; Gianni Matteo ; Jenny M
Les musulmans en Suisse représentent désormais la troisième communauté religieuse la plus importante du pays derrière les confessions catholique et protestante. Même si seul 4 pour cent de la population helvétique se réclame de l'islam, le débat public sur son intégration dépasse largement la proportion de cette statistique. Depuis le 11 septembre 2001, à l'image de ce qui se passe ailleurs, l'identité musulmane en Suisse soulève questions et polémiques, traduites aujourd'hui par le référendum programmé à fin 2009 demandant d'inscrire l'interdiction d'ériger des minarets dans la Constitution. Mais qui sont réellement les musulmans de Suisse ? Pour la première fois, un ouvrage scientifique profile des réponses factuelles et interprétatives. Suscité par le Groupe de Recherches sur l'Islam en Suisse (GRIS), huit chercheurs proposent des approches plurielles de la réalité musulmane. Appuyé sur une sociographie actuelle, l'ouvrage propose dans un premier temps une vision de la manière dont les musulmans sont traités dans les médias, et des réflexions sur les mécanismes d'intégration mis en place depuis une dizaine d'années. Les musulmans de Suisse doivent-ils s'adapter à la culture ambiante ou participer à sa définition ? Puis, les chercheurs restituent toute la complexité d'une inscription dans la société, d'où il ressort de façon générale que la citoyenneté du musulman suisse lui importe davantage que son appartenance religieuse. Un constat sans ambiguïté qui peut favoriser le renforcement d'un débat serein sur la place et l'intégration de l'islam en Suisse.
A 27 ans, il est grand temps pour Liam de prendre son envol. Lorsque le jeune homme se voit offrir une promotion qui l'enverra bien loin de la maison familiale, il n'hésite pas et se met en quête de son premier appartement. Sise au " 28, allée des Ormeaux ", sa nouvelle demeure lui paraît idéale. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que ses voisins ont un sérieux penchant pour le suicide. Est-ce une coïncidence ? Quel mystère plane sur le " 28, allée des Ormeaux " ?
Enseigner l'oral ? L'enjeu d'un tel enseignement pour la réussite des élèves est indiscutable. Et pourtant, enseigner l'oral n'a rien d'évident. Si l'oral est bien présent dans le quotidien des classes, il est rarement conçu comme un objet scolaire autonome différent de l'écrit. Il s'avère souvent qu'il n'est enseigné qu'incidemment à l'occasion d'activités diverses et peu contrôlées. Cet ouvrage de Joachim Dolz et Bernard Schneuwly propose une démarche systématique d'enseignement à travers un travail sur l'oral dans ses multiples formes. Pour illustrer la démarche, un ensemble de séquences didactiques est présenté portant sur des situations de communication en public bien distinctes : le débat, l'interview pour une radio scolaire, l'exposé devant la classe et la lecture à d'autres d'un conte. Pour chacune de ces situations, le lecteur rencontrera un modèle didactique qui regroupe les dimensions enseignables et des dispositifs d'apprentissage destinés à des élèves du primaire et du secondaire. Les formateurs et les enseignants qui s'interrogent sur l'enseignement de l'oral trouveront dans cet ouvrage des repères indispensables pour mieux organiser leur travail en classe, ainsi que de nombreux exemples d'activités et d'exercices en vue de développer les capacités langagières des élèves.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.