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Les philosophes et l'esclavage
Doguet Jean-Paul
KIME
39,00 €
Épuisé
EAN :9782841747610
L'esclavage, qui semble un scandale pour la conscience contemporaine, n'a pas toujours été objet de réprobation. La philosophie, qui prétend volontiers à un regard transcendant sur l'histoire, a été en la matière le plus souvent fille de son temps, et a accompagné, plus qu'elle ne les a précédées, les transformations du statut de l'esclave et de l'esclavage dans la conscience des hommes. Ce livre est une tentative pour restituer et comprendre la logique de ces transformations successives de la philosophie sur plusieurs millénaires. Il met en perspective pour la première fois tant la philosophie antique et médiévale que la philosophie moderne. Il se veut plus au-delà une contribution à l'histoire de la raison. Trois étapes en effet scandent la relation des philosophes à l'esclavage - et plus généralement à l'hétéronomie : la raison extérieure, qui légitime - à partir de positions assez diverses - la mise en tutelle de l'homme par l'homme, et qui a dominé l'Antiquité ; la raison contractuelle moderne, qui au contraire fait procéder toute autorité d'un contrat, et porte en elle la condamnation de l'esclavage ; la raison historique enfin qui adopte sur l'institution esclavagiste un point de vue moralement plus neutre, allant jusqu'à attribuer à l'esclavage un rôle et une utilité sur le long terme.
Publiées sous un pseudonyme en 1781 et rééditées à la veille de la Révolution, les Réflexions sur l'esclavage des nègres de Condorcet sont à ce jour le seul texte qu'un philosophe ait consacré de façon exclusive à l'esclavage. Ce livre s'interroge sur les préjugés qui s'opposent à l'abolition de l'esclavage, et sur la meilleure méthode pour les neutraliser. Mais c'est aussi bien entendu un livre de dénonciation et de combat, au nom des Lumières, pour lutter contre l'influence des intérêts esclavagistes dans l'opinion française, préparer cette dernière à l'abolition de l'esclavage des Noirs et convaincre un législateur "éclairé". Avec le recul, les limites de la pensée de Condorcet sont certes évidentes : il n'est lui-même pas exempt de préjugés à l'encontre des Noirs esclaves, ne pense pas leur émancipation comme une entrée dans la citoyenneté, et ne se préoccupe pas sérieusement de leur éducation ou de leur situation économique. Pourtant, ces Réflexions sont bien un texte pionnier, sans doute le premier manifeste abolitionniste écrit en France.
Jarry Jean-Pierre ; Charles Florence ; Doquet-Laco
Cet ouvrage vous prépare à l'épreuve écrite de français du nouveau concours de professeur des écoles. Il contient les savoirs disciplinaires indispensables à la réussite au concours et propose de nombreux sujets d'entraînement corrigés. La méthodologie de l'épreuve est décortiquée pas à pas pour répondre à la question: qu'est-ce que les correcteurs attendent du candidat le jour J? Le plus de l'ouvrage: Des rappels en grammaire, orthographe et lexique pour vous préparer à la deuxième partie de l'épreuve.
Conforme aux nouveaux programmes 2008 de l'école primaire.Cet ouvrage prépare à l épreuve écrite de français du concours de professeur des écoles. Il contient le savoir indispensable à la réussite au concours, sans anticiper inutilement sur les connaissances enseignées en 2e année d IUFM. La méthodologie de l épreuve est décortiquée pas à pas pour répondre à la question: qu est-ce que les correcteurs attendent du candidat le jour J?L'ouvrage Français tome 1 complète ce second volume. Le + de l ouvrage de Français: A la fin de chaque chapitre, la correction décortiquée en 8 étapes de la partie « synthèse » d un sujet de concours. Nouveaux programmes 2008:Les programmes de l'école primaire ont été modifiés (BO du 19 juin 2008). Ils sont applicables dans les classes à la rentrée 2008 et seront en vigueur pour la session 2009 du concours.Tous les chapitres de cet ouvrage ont été conçus en tenant compte des programmes de 2008.L'intégralité du programme 2008 de français est reproduite à la fin de l'ouvrage.
L'art est en crise", "l'art se meurt". Ces lieux communs catastrophistes reflètent un attachement crispé à une conception révolue de l'art, et le désarroi de l'intelligence face à sa dématérialisation: une transformation majeure en forme de défi, que ce livre s'attache à relever dans un esprit positif. Il y va, inévitablement, d'une re-définition de l'art. Tout d'abord, il convient d'affranchir ce dernier de toute confusion avec le monde des choses, oeuvres comprises. Ensuite, processus de communication sans fin et ouvert, l'art ne doit pas être confondu avec la technique; il se rapproche bien davantage de la communication linguistique. Comme elle, il est fluide; il. suppose des producteurs et des récepteurs; comme elle, il a comme objet majeur de produire du sens, de le réactiver et de le renouveler sans fin; comme elle enfin, il est inséparable de l'intersubjectivité humaine. Pour autant, l'art se distingue de la communication linguistique courante: en quoi? Le clarifier est une nécessité, pour qui voudra participer à cette transformation de l'art, c'est-à-dire la vivre et en comprendre les enjeux. Biographie de l'auteur Jean-Paul Doguet est normalien, agrégé et docteur en philosophie, professeur en hypokhâgne moderne à Henri IV.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.