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Journal modeste
Di Rosa Hervé ; Amine Patrick ; Marcadé Johanna
CAHIER DESSINE
29,90 €
Épuisé
EAN :9782283022306
Les dessins d'Hervé Di Rosa sont drôles et il aimerait qu'on les prenne au sérieux. Certains d'entre eux sont sérieux mais il demande qu'on s'en amuse. Hervé Di Rosa aime bien les paradoxes, les pieds de nez, les volte-face, les surprises. On le connaît comme peintre, sculpteur, agitateur ; maintenant il voudrait qu'on se penche sur ses dessins religieusement regroupés dans de grands cahiers en cuir rouge. Un jour, un dessin ; un dessin par jour, mais ce n'est pas un journal : c'est une idée, une fleur, un bout de papier collé, une phrase, une image trouvée dans une BD populaire. Ce ne sont pas des cahiers de voyageur, même si Hervé Di Rosa voyage tout le temps, au Mexique, en Floride, en Afrique, en Asie, et même à Sète, son village natal. Ce ne sont pas non plus des cahiers intimes : ce sont des fourre-tout, et le meilleur dans un fourre-tout, c'est de goûter à tout et de se régaler.
Di Rosa Hervé, Di Rosa Victoire, Seisser Jean,Davi
Une petite fille sortant de l'exposition Viva Di Rosa au musée d'Art moderne de la Ville de Paris en 1987 s'exclame, ravie, vouloir revenir au musée d'art modeste . Hervé Di Rosa adopte immédiatement le délicieux lapsus enfantin, définition parfaite de la sphère artistique qui l'intéresse. L'Art modeste est l'occasion pour Hervé Di Rosa d'intervenir non en tant que plasticien mais comme le théoricien de ce concept qu'il a révélé ; cette démarche d'explicitation de la notion d'art modeste est appuyée de quelque 600 illustrations d'exemples d'art modeste pris à travers le monde. Fruit de longues années de recherche, de découvertes, d'affinement de sa pensée, L'Art modeste cerne ainsi cet art de périphérie, aux ramifications multiples, qui participe de toutes les marges, de toutes les disciplines artistiques, cet art généreux qui croit en l'homme tel qu'il est. L'un des principaux moteurs de cet art fait par tous et pour tous est l'importance accordée aux élans du coeur face aux raisonnements intellectuels, le rejet d'une approche élitiste de l'art et de la culture au profit de l'émotion et du plaisir, la disparition de l'artiste au profit de l'art. Grande est la famille de l'art modeste : il est proche de l'art populaire, de l'art brut, de l'art primitif, mais ne s'y épuise ni ne s'y confond. Il est composé de produits manufacturés, telles les figurines publicitaires, les copies de toiles célèbres, les tours Eiffel en plastique, et de produits uniques comme les enseignes peintes ou les collages ; des objets pour la plupart sans grande valeur marchande, mais à forte plus-value émotionnelle. Les amateurs d'art modeste se retrouvent, au-delà du regard critique, de la notion de bon ou de mauvais goût, de la rigueur esthétique, dans un même sentiment de bonheur éphémère et spontané, aux parfums de souvenirs d'enfance, de plaisirs simples et non théorisés.Hervé Di Rosa, artiste peintre, fut, dans les années 1980, l'un des principaux acteurs du mouvement de la Figuration libre. De nombreuses expositions lui ont été consacrées à travers le monde. Né à Sète en 1959, il y crée en 2000 le MIAM (musée international des Arts modestes). Il vit actuellement à Paris.
Frédéric Magazine 4 ou Vitrines est un livre dédié exclusivement au dessin contemporain. Les cinq membres fondateurs de ce groupe d'artistes (Boinot, Fleury, Pidoux, Poincelet, Prigent) invitent une trentaine d'artistes de formations et de nationalités différentes à présenter une série de dessins. Le projet Frédéric Magazine a toujours été d'instaurer une confrontation et un dialogue entre les différentes participations que ce soit par le site internet, les expositions ou l'édition. Ce nouveau livre s'inscrit comme la continuité éditoriale d'une installation présentée à l'exposition "Les Territoires de l'Art Modeste" au Musée International des Arts Modestes de Sète (MIAM). Il s'agit dans ce projet de questionner la manière dont on envisage et montre le dessin contemporain par la variété de ses formats, de ses techniques, du langage graphique propre à chaque artiste, à son identité culturelle et de les faire cohabiter de manière pertinente, dans l'aventure collective qu'est Frédéric Magazine. Le livre Vitrines repose sur ces principes et les transpose à un autre support. Un support plus intime qui n'exclut pourtant pas l'échange, un support de diffusion susceptible de questionner et de renforcer la réflexion entamée au travers de l'installation présentée. Ainsi nous retrouverons dans ce livre les partis pris de l'installation, par une mise en page particulière jouant des rapports d'échelle des dessins entre eux, par la cohabitation des univers, mettant en avant au fil des pages les rythmes et influences de chaque dessinateur. C'est ce que proposera ce livre de 300 pages, première étape de ce dialogue.
Hervé Di Rosa est né à Sète le 17 décembre 1959. " Tout ce qui était reproduit me semblait merveilleux : les affiches glacées non retouchées pour les sous-vêtements des années 1980, les affiches politiques imprimées en sérigraphie dans les ateliers des beaux-arts en 1968, celles du cinéma d'horreur en lithographie des années 1940, les cageots de légumes aux lettres et dessins bichromes et décalés. Ces formes multiples d'impression se retrouvent dans mes peintures, mais j'ai toujours essayé de recréer ces rêves d'enfants imprimés en essayant d'apprendre, d'expérimenter et de découvrir toutes les techniques possibles ". Hervé Di Rosa dirige le Musée international des arts modestes (MIAM), à Sète, consacré aux arts modestes, qu'il a créé avec Richard Di Rosa et Bernard Belluc en 2000.
A mon avis, modeste comme il définit son art, Di Rosa (Hervé) est comme qui dirait un descendant direct de Rimbaud (pas le seul), le contraire d'un suiveur, au sens où sans chercher il en retrouve une intuition majeure dans son propre cheminement et dans sa propre discipline. Descendant direct de ce Rimbaud qui, lui-même neveu prodige de Flaubert, est comme qui dirait un héritier direct de Frédéric Mistral, lui même frère ennemi de Victor Hugo, tous deux enfants (comme nous tous) d'une situation culturelle unique au monde dont on peut faire remonter la première expression poétique, anticipatrice, à François Villon. Ce Rimbaud que liront assidûment Kérouac et Dylan (bien choisis entre mille autres) et dont ils porteront partout la manière de "voyance" sans jamais pouvoir imaginer quelle en est la matrice. Voilà pour le départ j'irai ailleurs ensuite ou pendant. Ai-je assez embrouillé ce qu'il faut débrouiller ? Aujourd'hui, l'oeuvre de Di Rosa (peintre, étudieur sur place et utilisateur des techniques artistiques de nombreux pays, ethnographe des Arts Modestes, collectionneur, inventeur et animateur d'un Musée excentrique) fait la figue (contre-pied/ pied de nez/ nez au vent/ vent d'autan/ autant en emporte/ les épigones ...)".
Résumé : ANNA SOMMER aime les comédies et les drames que l'on se joue, et puis les moments furtifs, ces mille petites choses qui se produisent dans la vie privée. Elle s'en amuse. Elle s'en effraie parfois. Et elle dissèque tout, hommes, femmes, enfants, animaux. Elle ne se contente pas de les surprendre dans leurs flagrants délits : elle les grave dans le métal, d'une pointe sèche vigoureuse qui jamais n'hésite. Elle a commencé à graver un jour, comme ça, pour voir, pour s'essayer à cet art réputé exigeant ; puis au fil du temps s'est dessiné un étonnant tableau du monde, dans lequel l'humour et l'élégance le disputent à la cruauté - une cruauté légère, presque réjouissante. Et si ce tableau paraît fidèle, c'est qu'il s'inspire moins de l'apparence tapageuse des choses que de leur murmure, comme dans un cahier intime.
Résumé : CE CAHIER, riche de 230 reproductions, s'adresse à ceux qui sont curieux du dessin, toujours prêts à se laisser surprendre par l'esquisse d'un peintre, la minutie d'un graveur ou l'esprit d'un humoriste. Dans cette première livraison, des artistes en apparence très différents, voire contraires, déploient leur jardin secret; et il se dessine entre eux comme un fil invisible. Quel est ce fil ? Voilà la question que posera Le Cahier dessiné deux fois par an.
De Gustave Courbet (1819-1877), chef de file de l'école réaliste, réformateur incontesté de la peinture moderne, artiste prolifique et largement commenté, on ne saurait imaginer qu'il reste des zones d'ombre à éclaircir. Et pourtant, le mystère qui entoure son activité de dessinateur a été jusqu'ici peu abordé, et cela s'avère d'autant plus surprenant que certains dessins sont absolument remarquables. Cet ouvrage propose pour la première fois une étude historique d'ensemble, des carnets de croquis aux dessins les plus aboutis, en passant par des académies et des esquisses préparatoires. Mêlant inédits et oeuvres célèbres, il ouvre la voie à une réévaluation du rôle du dessin dans l'oeuvre de Courbet. Sous la direction de Niklaus Manuel Güdel Avec la collaboration de Anne-Sophie Poirot et Philippe Clerc Préface de Louis-Antoine Prat Textes de Lonnie Baverel Pierre Chessex Petra ten-Doesschate Chu Philippe Clerc Nicolas Ducimetière Dominique de Font-Réaulx Niklaus Manuel Güdel Michael Jakob Leïla Jarbouai Jean-David Jumeau-Lafond Robert Kopp Ségolène Le Men Dominique Lobstein Emmanuelle Neukomm Isolde Pludermacher Séverine Petit Anne-Sophie Poirot Pauline Santschi Thierry Savatier Nathalie Strasser Cet ouvrage paraît à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Courbet et est le résultat d'un projet franco-suisse des institutions suivantes : Société Courbet, Musée Courbet, Musée Jenisch Vevey, Musée d'Orsay.
Dans les aventures d'Anna Sommer, il n'y a pas d'aventure. Tout peut donc arriver. Ainsi, elle nous entraîne dans sa vie la plus secrète, sans jamais recourir aux procédés habituels de la narration: l'intrigue, le suspense, le happy end... Elle va gratter là où il ne faudrait pas, dans le détail le plus infime, et relate une anecdote presque insignifiante, une phrase anodine, en visant toujours au juste milieu, là où l'innocence se partage avec l'effroi face à l'aventure - la vraie - d'exister, de grandir, de vieillir. Et c'est ici toute sa malice, son humour incomparable, son courage d'exprimer l'indicible. Les philosophes allemands diraient d'Anna qu'elle a une sacrée vision du monde (une Weltanschauung). Elle démontre aussi un talent exceptionnel à faire s'entrechoquer la bande dessinée la plus classique et l'art de l'immobilisme, de la suggestion. Provocation rare, par les temps qui courent.