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La vérité sous la terre. Le génocide silencieux
Dewever-Plana Miquel
PARENTHESES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782863641705
Le peuple maya du Guatemala a vécu une nouvelle tragédie dans les dernières décennies du XXe siècle: en pleine Guerre froide, l'armée guatémaltèque a appliqué la stratégie de la terre brûlée, éliminant ainsi des communautés entières d'Indiens. Plus de 200 000 personnes ont été massacrées, 45 000 portées disparues et 430 communautés mayas ont été rayées de la carte. Ce fut sans conteste le conflit le plus tragique d'Amérique latine, mais aussi le plus ignoré. Les accords de paix signés entre la guérilla et le gouvernement guatémaltèque le 29 décembre 1996 et les deux commissions de vérité ont permis le démarrage d'un long processus: retrouver les victimes, localiser les fosses communes et les charniers, exhumer les cadavres, tenter une identification et rendre enfin les corps et les "disparus" à leur famille. Durant plus de deux ans, le photographe Miquel Dewever-Plana a suivi ces experts et rencontré les survivants. Il a pu ainsi réaliser une série de portraits saisissants et d'émouvantes scènes d'exhumation. Les photographies sont accompagnées de témoignages sur ces années terribles et de "lettres" adressées par les vivants aux morts enfin retrouvés. Ce livre rend compte du sort réservé aux Indiens sur tous les territoires prospères du continent latino-américain, victimes de la convoitise des grands propriétaires terriens guidant les bras des militaires, ou de celle de puissances étrangères. Ces photographies et ces témoignages sont aussi un signe d'espoir pour les Mayas qui par leurs témoignages ont aidé les anthropologues légistes à mettre à jour la vérité, celle cachée sous la terre depuis un quart de siècle.
L’autre guerre, c’est celle, non déclarée, qui au Guatemala fait aujourd’hui autant de victimes que durant le conflit armé des années 1980. Ce pays de 14 millions d’habitants est devenu l’un des plus dangereux au monde, avec 18 assassinats en moyenne par jour dont 98 % classés sans suite. Les jeunes des quartiers défavorisés rejoignent les maras, des gangs ultra-violents qui terrorisent la population. Corruption généralisée, narcotrafic, traite de personnes, trafic d’armes, alcoolisme, inceste... autant de fléaux favorisés par la pauvreté, le chômage et des familles détruites par la guerre et l’immigration. C’est cette réalité, qui un jour pourrait devenir la nôtre, que documente le photographe Miquel Dewever-Plana depuis plus de dix ans. Avec une certitude : c’est le manque d’éducation, la fragilité des structures sociales et l’impunité qui font le lit de la violence. Son travail photographique, qui ne peut laisser indifférent, fait écho aux témoignages de tous les protagonistes de cette « autre guerre ».
Ce volume complète le "Carnet de curiosités d'un géologue" publié en 2012. Plus de 140 anecdotes y sont rapportées avec humour généralement, avec humeur parfois. On voyage dans les coulisses de la science et l'on constate combien les sciences sont faites d'abord, par des hommes. La science n'est pas un temple, un édifice parfait, fini. Elle n'est pas figée. Faire de la science nécessite de savoir garder une attitude sceptique, critique, y compris vis-à-vis de soi-même. Utiliser un miroir que l'on regarde avec objectivité permet souvent une distanciation qui évite de se prendre trop au sérieux et apporte peut-être un peu plus de sagesse.
De Wever Anuna ; Gantois Kyra ; Olyslaegers Jeroen
Résumé : " Si le système dans lequel nous vivons nous empêche de nous préoccuper de la planète, c'est qu'il ne fonctionne pas. Et qu'il nous faut le changer. Nous n'avons qu'une planète, nos destins sont liés. Ce qui est naïf, c'est de ne pas comprendre cela. Ensemble, gouvernement et citoyens, nous pouvons commencer aujourd'hui à faire en sorte de nous diriger vers un avenir meilleur. Cela vous semble idéaliste ? Parfait, dans ce cas, nous sommes des idéalistes. Nous voulons que notre idéalisme et notre réalisme deviennent contagieux. Tous ensemble, nous sommes le climat. " En décembre dernier, à l'issue de la COP 24, les jeunes Belges Anuna et Kyra apprennent que, faute de consensus, les représentants de leur pays n'ont pas pu approuver deux directives européennes sur l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. En s'inspirant des actions de la Suédoise Greta Thunberg, elles décident d'organiser une première manifestation pour le climat le 10 janvier 2019 à Bruxelles. Trois mille jeunes se mobilisent, une semaine plus tard, ils sont 12 500, la suivante, 35 000. Le 27 janvier, le mouvement culmine en une " Marche pour le climat " qui regroupe 70 000 personnes. Anuna et Kyra deviennent alors le visage d'une génération qui refuse de se laisser endormir par les discours rassurants des politiques. Nous sommes le climat est une main tendue aux politiciens, aux décideurs politiques mais aussi à chacun d'entre nous. Avec un objectif : agir, tous ensemble, avant qu'il ne soit trop tard.
Ils sont omniprésents dans notre environnement sans que nous y prêtions d'attention. Ils nous semblent figés mais ont pourtant leur propre vie : des cycles lents, mais inexorables. D'apparence souvent anodine, les cailloux recèlent bien des secrets. Ce monde minéral plus ancien que l'humanité, Patrick de Wever en livre les clefs. Des plus petites manifestations minérales jusqu'aux formations spectaculaires qui rythment nos paysages. Dans un tour du monde riche en anecdotes, il nous raconte les histoires des pierres précieuses incrustées dans certaines peintures, des sirènes de Haute Provence, des plages rouges de l'île de Groix ou encore du surprenant oeil du Sahara. Révélée par un vulgarisateur hors pair, la richesse de notre patrimoine géologique est un encouragement à le protéger.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.