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Dévoiler l'ailleurs. Correspondances, carnets et journaux intimes de voyages
Tissot Laurent ; Vincent Patrick ; Ramseyer Jacque
ALPHIL
29,00 €
Épuisé
EAN :9782889303137
L'existence ne peut-elle pas être vue comme un voyage, dont le carnet se remplit peu à peu d'histoires vécues ? Les initiateurs de ce livre ont voulu, à travers des approches monographiques très variées, susciter une réflexion sur la manière dont on voyage, du xvIIIe siècle à nos jours, et dont on rend compte de cette expérience dans des écrits personnels qui ne sont pas destinés à la publication. Quels liens se tissent entre les personnes qui partent et leur pays natal ? En quoi l'âge, le genre, l'origine sociale, le métier, les conventions influent-ils sur le récit ? Quelle est la part des lacunes, des blancs et des silences dans ces correspondances et ces carnets de route ? De quelle perception de l'espace et des autres témoignent ces savants, ces artistes, ces explorateurs et ces touristes "ordinaires" ? Le journal de voyage est-il un miroir de soi autant qu'une documentation sur les contrées visitées ? Chaque voyageur, chaque voyageuse agit comme un révélateur des interrogations et des changements que vit son époque. Du tourisme d'élite au tourisme industriel, d'une mission scientifique dans l'Afrique coloniale aux pérégrinations de jeunes bourgeois en quête de plaisirs balnéaires sur la Côte d'Azur, à pied ou en voiture, en mer ou en haute montagne, de la Suisse aux confins du monde, le voyage a sa part d'aventures et de jouissances, de méditations sur la destinée parfois. Tous les témoignages étudiés ici démontrent, par le texte comme par l'image, que le voyage participe d'une expérience à la fois personnelle et collective.
Jules Jacot-Guillarmod est habité par une insatiable soif de connaissance qui l'amène à explorer aussi bien les Alpes que la Méditerranée, l'Himalaya et la Sibérie que l'Afrique, et dont il témoigne tant par l'écrit que par la photographie. Né en 1868 à La Chaux-de Fonds et mort en 1925 dans le golfe d'Aden, le médecin Jules Jacot-Guillarmod est d'abord connu du grand public comme alpiniste, pour ses ascensions dans les Alpes suisses et surtout pour sa participation en 1902 et en 1905 à deux expéditions dans l'Himalaya. Durant sa vie, il a donné de nombreuses conférences et régulièrement publié des articles dans des journaux et magazines. Cette inlassable quête de l'inconnu ne se limite pas à l'alpinisme : il y aura le tour de la Méditerranée pour son voyage de noce en 1907, son tour du monde à l'occasion d'une mission de la Croix-Rouge en 1919 en Sibérie et le projet de traverser l'Afrique du Caire au Cap, que son décès dû à une infection empêchera finalement de réaliser. Jules Jacot-Guillarmod nous a laissé un journal personnel qu'il a tenu quotidiennement. Passionné de photographie, il n'a aussi cessé de représenter son existence mêlant voyages, expéditions, fêtes de famille, activités professionnelles, service militaire et vacances. Basée sur ces sources, cette biographie vise à saisir Jacot-Guillarmod dans un contexte personnel élargi. Elle est illustrée de photos non seulement intéressantes pour le récit et mais aussi marquantes pour l'histoire de la photographie au début du 20e siècle. Car Jacot-Guillarmod fait partie des amateurs qui perçoivent le potentiel de cette technologie de l'image et entreprennent d'en tirer le maximum de parti.
Ce livre reprend un aspect jusqu'ici peu étudié dans les recherches sur la conjoncture: le comportement des entreprises lors de crises économiques intenses. L'idée qui sous-tend cet ouvrage est que les années de crise sont des périodes clés pour comprendre le développement économique à long terme. Les différents articles de ce livre traitent de la Grande Dépression des années 1930 et de la crise économique du milieu des années 1970. En se référant au cas d'entreprises suisses pour la plupart, ils éclairent leur capacité à surmonter ces deux crises et démontrent les effets de certains événements, de mesures de politique économique ainsi que des changements institutionnels. Les connaissances acquises au travers de cet ouvrage sont susceptibles de contribuer à l'analyse du développement des crises économiques au-delà des cas particuliers présentés.
Voulant affirmer auprès de ses concitoyens une image héroïque quelque peu mise à mal, Tartarin quitte Tarascon, piolet système Kennedy à la main, pour affronter les rudes parois de la Jungfrau et du Mont-Blanc. Après tout, n?est-il pas le président du Club des Alpines, ces gentilles petites collines de sa région provençale ?Après l?Afrique, c?est dans les Alpes qu?Alphonse Daudet entraîne son héros mythique, burlesque, naïf et hâbleur, pour des aventures qui égratignent au passage les touristes amateurs de sensations fortes ? mais en trains et en palaces ? qui ont remplacé, à la fin du XIXe siècle, les pionniers de l?exploration alpine.Publié pour la première fois en 1885 aux Éditions Calmann-Lévy, Tartarin sur les Alpes est préfacé ici par Laurent Tissot, professeur émérite de l?université de Neuchâtel, spécialiste notamment de l?histoire des loisirs, du tourisme et de l?industrie en Suisse.Journaliste, novelliste, dramaturge et poète, Alphonse Daudet (1840-1897) est surtout reconnu pour son talent de conteur : Les lettres de mon moulin, ainsi que les aventures de Tartarin de Tarascon, sont des classiques de la littérature francophone. Si Paris est devenu son port d?attache dès 1857, Alphonse Daudet reste très attaché à la Provence où il a grandi, qui marque son ?uvre.4e de couverture : Voulant affirmer auprès de ses concitoyens une image héroïque quelque peu mise à mal, Tartarin quitte Tarascon, piolet système Kennedy à la main, pour affronter les rudes parois de la Jungfrau et du Mont-Blanc. Après tout, n?est-il pas le président du Club des Alpines, ces gentilles petites collines de sa région provençale ?Après l?Afrique, c?est dans les Alpes qu?Alphonse Daudet entraîne son héros mythique, burlesque, naïf et hâbleur, pour des aventures qui égratignent au passage les touristes amateurs de sensations fortes ? mais en trains et en palaces ? qui ont remplacé, à la fin du XIXe siècle, les pionniers de l?exploration alpine.Publié pour la première fois en 1885 aux Éditions Calmann-Lévy, Tartarin sur les Alpes est préfacé ici par Laurent Tissot, professeur émérite de l?université de Neuchâtel, spécialiste notamment de l?histoire des loisirs, du tourisme et de l?industrie en Suisse.Journaliste, novelliste, dramaturge et poète, Alphonse Daudet (1840-1897) est surtout reconnu pour son talent de conteur : Les lettres de mon moulin, ainsi que les aventures de Tartarin de Tarascon, sont des classiques de la littérature francophone. Si Paris est devenu son port d?attache dès 1857, Alphonse Daudet reste très attaché à la Provence où il a grandi, qui marque son ?uvre.
Les barrières socio-économiques érigent des remparts dans l'accès aux postes politiques ! Cet ouvrage révèle comment la rémunération des mandats exécutifs a sculpté une élite exclusive dans les villes suisses. Plongez au coeur d'une recherche historique minutieuse sur 73 ans dans les archives de Zurich, Lausanne, Lucerne et Lugano, dévoilant une professionnalisation précoce remettant en question le principe suisse de la " milice ". Les salaires visent à attirer les cadres des classes supérieures, engendrant une fracture sociale dans le paysage politique. D'un côté, les notables fortunés issus de professions libérales, de l'autre, les professionnels du secteur public et de la politique. Cette étude révèle l'essor d'une nouvelle élite excluant les salariés modestes et redessinant le pouvoir au sein de nos villes. Une exploration saisissante des transformations des élites politiques, révélant les complexités et les défis d'une démocratie confrontée à des hiérarchies sociales profondes.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
Localisé à l'extrémité orientale du lac de Neuchâtel, dans un ancien bras de la rivière la Thielle, le site de La Tène a été découvert en 1857 lors de la " fièvre lacustre ". Il a fourni près de 5'000 objets principalement liés à l'armement, mais aussi à la parure ainsi qu'aux activités domestiques et artisanales. Daté de la transition entre le 3e et le 2e siècle avant J.-C., le gisement devient, dès 1874, le site éponyme du Second âge du Fer (480-30 avant J.-C.). Cet ouvrage présente l'approche fonctionnelle des 58 outils en fer à vocation artisanale du site conservés dans les collections du Laténium, parc et musée d'archéologie de Neuchâtel (Hauterive). Le corpus comprend une majorité de petits outils (ciseaux, pointes et gouges), des haches, des scies, un marteau et des indéterminés. Les viroles ont été incorporées à ce corpus car elles renvoient aux systèmes d'emmanchement utilisés, au même titre que les manches d'outils. Le " faciès " de l'outillage de La Tène se distingue par une surreprésentation des haches et une sous-représentation des outils généralement voués au travail des métaux (marteaux, tas, pinces, limes). La présence d'outils complets n'ayant pas subi de destructions volontaires renvoie aux phénomènes des dépôts laténiens. Il peut s'agir de dépôts d'outils " exogènes ", considérés comme des " offrandes " ou d'outils ayant participé à la création, au fonctionnement et à l'entretien du site ou de son mobilier, les deux cas ne s'excluant pas.
A l'occasion de sa nouvelle exposition permanente, le Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel interroge ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle. Un éclairage inédit et interdisciplinaire est proposé au public par un questionnement pluriel. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en oeuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et la traite négrière ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants et migrantes dans leur quotidien ? Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées. L'ouvrage collectif réunit les textes d'exposition rédigés par les conservatrices et conservateurs du Musée. Il livre une vaste sélection d'objets qui nous saisissent par leur beauté, la maîtrise technique de leur créateur ou leur histoire. Placés dans un contexte mondial, ces objets permettent d'établir des liens avec les enjeux contemporains, comme le débat mémoriel autour du passé colonial de la ville de Neuchâtel. Le questionnement s'étend ici jusqu'à l'espace public et témoigne de la nécessité du Musée de refléter un monde en mutation.