Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les entreprises dans les crises économiques du XXe siècle
Müller Margrit ; Tissot Laurent
ALPHIL
32,00 €
Épuisé
EAN :9782889300013
Ce livre reprend un aspect jusqu'ici peu étudié dans les recherches sur la conjoncture: le comportement des entreprises lors de crises économiques intenses. L'idée qui sous-tend cet ouvrage est que les années de crise sont des périodes clés pour comprendre le développement économique à long terme. Les différents articles de ce livre traitent de la Grande Dépression des années 1930 et de la crise économique du milieu des années 1970. En se référant au cas d'entreprises suisses pour la plupart, ils éclairent leur capacité à surmonter ces deux crises et démontrent les effets de certains événements, de mesures de politique économique ainsi que des changements institutionnels. Les connaissances acquises au travers de cet ouvrage sont susceptibles de contribuer à l'analyse du développement des crises économiques au-delà des cas particuliers présentés.
Résumé : Depuis les travaux de Michel Foucault et de Jean-Pierre Vernant, on sait dans quel contexte et sur quels fondements l'Antiquité a inventé le concept d'identité personnelle. Pour essentielle et intime qu'elle nous paraisse, cette identité a un cadre géographique - l'espace méditerranéen et une histoire, c'est-à-dire un acte de naissance : elle n'a fini par devenir constitutive de l'identité individuelle que tardivement, après le ne siècle de notre ère. Or, avant cette date, les historiens et les archéologues des mondes grec comme romain ont plutôt l'habitude de rencontrer des phénomènes culturels où l'identité communautaire règne sans partage et semble motiver en profondeur les actes les plus simples comme les plus complexes des sociétés de l'Antiquité. Aucune enquête systématique n'a été menée à ce jour sur ces phénomènes, sinon par certains archéologues qui sont portés à supposer, derrière les choix effectués par les artisans de telle ou telle cité, derrière la transmission ou l'adaptation de tel ou tel modèle, la volonté d'une affirmation identitaire de leur communauté d'origine. La culture matérielle, mais aussi mythique ou littéraire, devient un enjeu entre divers groupes qui, pour se différencier, élaborent un langage propre, caractéristique de ce qu'ils considèrent comme leur identité primordiale. Des historiens et des archéologues, spécialistes de divers horizons méditerranéens et de différentes périodes, se proposent de scruter quelques pistes de réflexions sur ce thème. L'identité communautaire et ses multiples manifestations constituent un champ historique important, à la définition duquel le présent ouvrage souhaiterait participer.
Beaucoup répètent depuis Hegel que Platon aurait ignoré la liberté ; tout au plus se serait-il intéressé à son aspect politique, mais, dans ce cas, pour la combattre. Jusqu'à présent, aucune réflexion de fond n'a été engagée sur ce thème. Le présent travail voudrait combler cette lacune, et c'est pourquoi il ne se limite pas aux débats liés à l'interprétation politique de la pensée de Platon, mais tente d'appréhender la notion de liberté au coeur même de la doctrine platonicienne. Constatant que, de fait, Platon s'exprime beaucoup sur la liberté, et souvent de manière favorable, on s'est ainsi proposé de déterminer le sens et la cohérence philosophiques de l'ensemble de ses prises de positions sur le sujet.
Au petit matin, quand il t'en coûte de te réveiller, aie toute prête cette pensée: c'est pour faire oeuvre d'homme que je m'éveille. Serai-je donc encore de méchante humeur si je m'en vais faire ce pour quoi je suis né et en vue de quoi j'ai été mis dans le monde? Ou bien est-ce pour rester au chaud, couché dans mes couvertures, que j'ai été formé? - Mais c'est plus agréable! - Est-ce donc pour le plaisir que tu es né? Et, d'une manière générale, es-tu fait pour la passivité ou pour l'action? Ne vois-tu pas les arbustes, les moineaux, les fourmis, les araignées, les abeilles accomplir leur tâche particulière et forger à leur manière l'ordre du monde?" Marc Aurèle. Biographie de l'auteur Robert Muller est professeur à l'Université de Nantes.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
Depuis l'introduction de l'assurance obligatoire des soins en 1996, les controverses sur l'organisation et le financement de l'assurance-maladie, les coûts croissants du système de santé ou encore les relations tendues entre assureurs et professions médicales, constituent autant de points d'achoppement majeurs de la politique suisse. Malgré cette actualité brûlante, l'histoire du système de santé demeure largement méconnue. En s'appuyant sur des archives jusqu'alors inexploitées, ce livre éclaire pour la première fois l'histoire de longue durée des caisses-maladie, qui forment le socle institutionnel du système de financement des soins. Il révèle la façon dont les myriades de sociétés de secours mutuels du XIXe siècle, à fort ancrage local et s'adressant en premier lieu aux hommes de la classe ouvrière, se sont transformées au cours du XXe siècle en caisses-maladie opérant sur l'ensemble du territoire national. La diffusion de l'assurance-maladie auprès de couches toujours plus larges de la population a modifié la gouvernance et le fonctionnement des sociétés mutuelles, qui ont progressivement adopté les technologies commerciales issues du monde de l'assurance-vie. Cet effacement des anciens idéaux mutualistes et leur remplacement par des mécanismes de marché se sont accompagné d'une concentration sectorielle croissante et ont conduit à l'émergence, après la Seconde Guerre mondiale, de l'assurance-maladie en tant que produit de consommation de masse. La thèse de doctorat dont ce livre est issu a reçu le Prix Pierre du Bois 2021, récompensant annuellement la meilleure thèse en histoire défendue à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève.
A l'occasion de sa nouvelle exposition permanente, le Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel interroge ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle. Un éclairage inédit et interdisciplinaire est proposé au public par un questionnement pluriel. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en oeuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et la traite négrière ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants et migrantes dans leur quotidien ? Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées. L'ouvrage collectif réunit les textes d'exposition rédigés par les conservatrices et conservateurs du Musée. Il livre une vaste sélection d'objets qui nous saisissent par leur beauté, la maîtrise technique de leur créateur ou leur histoire. Placés dans un contexte mondial, ces objets permettent d'établir des liens avec les enjeux contemporains, comme le débat mémoriel autour du passé colonial de la ville de Neuchâtel. Le questionnement s'étend ici jusqu'à l'espace public et témoigne de la nécessité du Musée de refléter un monde en mutation.