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IDENTITES ET CULTURES DANS LE MONDE MEDITERRANEEN ANTIQUE
MULLER
PUB SORBONNE
40,00 €
Épuisé
EAN :9782859444556
Depuis les travaux de Michel Foucault et de Jean-Pierre Vernant, on sait dans quel contexte et sur quels fondements l'Antiquité a inventé le concept d'identité personnelle. Pour essentielle et intime qu'elle nous paraisse, cette identité a un cadre géographique - l'espace méditerranéen et une histoire, c'est-à-dire un acte de naissance : elle n'a fini par devenir constitutive de l'identité individuelle que tardivement, après le ne siècle de notre ère. Or, avant cette date, les historiens et les archéologues des mondes grec comme romain ont plutôt l'habitude de rencontrer des phénomènes culturels où l'identité communautaire règne sans partage et semble motiver en profondeur les actes les plus simples comme les plus complexes des sociétés de l'Antiquité. Aucune enquête systématique n'a été menée à ce jour sur ces phénomènes, sinon par certains archéologues qui sont portés à supposer, derrière les choix effectués par les artisans de telle ou telle cité, derrière la transmission ou l'adaptation de tel ou tel modèle, la volonté d'une affirmation identitaire de leur communauté d'origine. La culture matérielle, mais aussi mythique ou littéraire, devient un enjeu entre divers groupes qui, pour se différencier, élaborent un langage propre, caractéristique de ce qu'ils considèrent comme leur identité primordiale. Des historiens et des archéologues, spécialistes de divers horizons méditerranéens et de différentes périodes, se proposent de scruter quelques pistes de réflexions sur ce thème. L'identité communautaire et ses multiples manifestations constituent un champ historique important, à la définition duquel le présent ouvrage souhaiterait participer.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.