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Le pressoir mystique
Devaulx Noël
GALLIMARD
11,80 €
Épuisé
EAN :9782070291205
Les récits de Noël Devaulx sont-ils des contes fantastiques ? Oui, si l'on ne prend garde qu'à l'ambiance étrange où ils se déroulent. Mais quelque chose nous avertit que ce monde est encore le nôtre, que ces personnages sont bien nous-mêmes. Peut-être tels que nous serons à un moment encore futur de notre histoire. Le poème du Pressoir mystique, à la fin du livre, en situe le vrai sens autour de l'Eucharistie. Les personnages de Noël Devaulx, l'infirme qu'on va gazer, les vieillards du ghetto, le prisonnier volant, le chancelier, le cyclope, semblent convoqués par la peur, la raillerie et la compassion. Ils sont les assistants d'une cruelle liturgie, qui ressemble étrangement à l'histoire des humains. Victimes obscures ou témoins lucides, ne seraient-ils pas des guides, prêts à nous conduire vers l'aube attendue ? Plusieurs de ces récits, écrits avant 1939, certains d'entre eux publiés en pleine guerre, étaient prophétiques. Aujourd'hui, Le Pressoir mystique, avec cette nouvelle édition, fait son entrée à notre catalogue." Bulletin Gallimard n° 312, fév. 1982.
Ce recueil de onze nouvelles complète l'oeuvre déjà riche d'un des rares écrivains d'aujourd'hui qui ait puisé son inspiration dans le fantastique. Le livre est construit à la manière d'un château du Moyen Age : trois récits longs et circonstanciés se dressent comme trois tours occultes, dominant de leur ombre huit contes brefs qui donnent à l'ensemble son rythme de base. Le narrateur détient un singulier pouvoir, celui de décoller avec une étonnante subtilité de la réalité la plus quotidienne pour se glisser sans la moindre secousse dans le domaine de l'impossible obsessionnel. A sa suite, le lecteur circule dans un dédale de galeries et de cachots. Il assiste à d'étranges cérémonies funéraires ou à d'inquiétants procès. Il rencontre des hommes dangereux et des femmes maléfiques. Il fait la connaissance entre autres de ce "lézard d'immortalité" à la carapace tout incrustée d'émeraudes qui se fera dévorer par un perroquet royal.
Résumé : Avec ce vase, le livre s'ouvre sur un mystère qui restera à l'?uvre sous des symboles aussi antagonistes que le pige diabolique où s'est empêtré Théophile, docteur Faust villageois, et le diamant exceptionnel qui révélera l'hypocrisie d'un moderne pharisien. Un premier guitariste provoque un commentaire en acte de l'une des plus désagréables malédictions évangéliques. Un second prétend renouveler un vieux mythe où se sont affrontées la Musique et la Mort. Tandis qu'un fantôme s'échappe d'une lettre de Lewis Carroll, le rêveur de la Petite musique de nuit recevra, avec des souvenirs cruels, la certitude qu'un amour de l'adolescence revit quelque part dans sa force et sa fraîcheur. Un squelette de chat nous introduit à une méditation sur la résurrection des corps. La Guerre, mystère non moins déconcertant, fait les frais d'un dîner de têtes. Si les stratèges en balistique nous font dresser les cheveux, allons nous réfugier sur les toits de Rome où les personnages italiens d'Hoffmann se divertiront à nos dépens mais nous feront oublier, une nuit, les démons de l'épouvante, qui nous attendent dans la rue. Dans le vase de Gurgan, l'intérêt, d'abord fixé sur l'enveloppe, se concentre finalement sur le contenu qui demeure inaccessible. La valise, elle non plus, ne livrera son secret : ne contenait-elle que du vent, et le vase que de la bourre ? L'inquiétude provoquée, voire l'irritation du lecteur ainsi tenu en haleine sont-elles présomption suffisante pour affirmer que vas et valise contenaient un trésor ?
Résumé : Les quatorze contes composant ce recueil sont quatorze aspects de l'univers si particulier de Noël Devaulx, qui a su rester à l'écart de notre fin de siècle dont cependant les terribles réalités nourrissent certaines de ces fictions. L'auteur est un explorateur de l'inconscient, et l'inconscient jamais ne trahit la vérité. Aussi le lecteur, ébloui par l'écriture, est-il entraîné dans une série de pays imaginaires, de cités hallucinantes peuplés de monstres, d'automates, de personnages truculents, cocasses ou tout simplement ordinaires. Il plonge toujours plus avant à l'intérieur de ce qui n'est rien d'autre, en fait, que l'espace de nos propres obsessions de lumière et de liberté. Il s'y reconnaît, quel qu'il soit, où qu'il se trouve, attiré par le goût des voyages impossibles, des rencontres étranges, gagné par la magie d'un style.
Résumé : L'hôtel d'Anamorphose, naguère somptueux, niché dans la montagne, offre toujours une vue admirable sur l'Adriatique. Mais le voyageur, qui a conservé le souvenir d'un luxe raffiné et d'une brillante compagnie, ne trouvera que les témoignages d'un lent délabrement dans une maison désertée. Désertée ? - pas tout à fait, sinon il n'y aurait pas d'histoire. Cet hôtel où il faut se méfier des miroirs n'est qu'un exemple parmi tant d'autres d'un art raffiné où se marient le rêve et le fantastique, où de subtils glissements nous font passer de l'enchantement à l'angoisse. Ainsi, dans Hodie..., l'agitation d'une gigantesque opération de police empêche presque de voir, dans un coin du tableau, une nativité, la crèche. On pense à Pieter Bruegel le Vieux et à son tableau Le dénombrement de Bethléem. Le foisonnement des personnages ne figure-t-il pas notre conscience dispersée, alors que passe sur son âne la promesse du salut ? Cependant, avant d'être ouvre de pensée, la composition de Bruegel n'est-elle pas d'abord ouvre à voir ? Autant de clés que de regards. Tout manuscrit est inachevé, puisqu'il invite le lecteur à jouer à son tour, puisqu'il éveille en chacun des prolongements infinis.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.