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Le lézard d'immortalité
Devaulx Noël
GALLIMARD
6,70 €
Épuisé
EAN :9782070296637
Ce recueil de onze nouvelles complète l'oeuvre déjà riche d'un des rares écrivains d'aujourd'hui qui ait puisé son inspiration dans le fantastique. Le livre est construit à la manière d'un château du Moyen Age : trois récits longs et circonstanciés se dressent comme trois tours occultes, dominant de leur ombre huit contes brefs qui donnent à l'ensemble son rythme de base. Le narrateur détient un singulier pouvoir, celui de décoller avec une étonnante subtilité de la réalité la plus quotidienne pour se glisser sans la moindre secousse dans le domaine de l'impossible obsessionnel. A sa suite, le lecteur circule dans un dédale de galeries et de cachots. Il assiste à d'étranges cérémonies funéraires ou à d'inquiétants procès. Il rencontre des hommes dangereux et des femmes maléfiques. Il fait la connaissance entre autres de ce "lézard d'immortalité" à la carapace tout incrustée d'émeraudes qui se fera dévorer par un perroquet royal.
Dans Compère, vous mentez !... le réalisme est subtilement mêlé au fantastique, d'où cette impression de mystère poétique, de charme et de tendresse qu'on avait déjà goûtée dans le précédent livre de Noël Devaulx, L'auberge Parpillon. Un vieil architecte, fixé dans une petite ville thermale, vit en caressant l'illusion d'un art délivré de ses attaches avec la terre et dont le principe formel serait dans l'imaginaire pur. Or il reçoit un jour la visite de Lucia, une petite fille orpheline et très riche, accompagnée de sa gouvernante. Lucia veut précisément faire bâtir un château selon son rêve de petite fille. Le château se construit lentement, et tous s'éprennent de leur travail : l'architecte, les habitants de la ville, Lucia, les ouvriers, au point que, le château achevé, ces derniers restent sur place dans leurs baraquements, comme sur un éternel chantier. Un cirque et ses animaux savants, puis toutes sortes de forains viennent s'installer à proximité du château, et tout cela compose un monde féerique, un monde de bonheur enfantin, joyeux et grave à la fois. Deux années passent ainsi, puis, un jour, Lucia meurt doucement, laissant à tous l'impression confuse que "désormais tout leur serait indifférent ou du moins extérieur, et qu'aux événements de leur propre vie, si importants qu'ils fussent, ils se sentiraient foncièrement étrangers".
Résumé : Ces sept nouvelles ont un lien. Elles nous parlent de la mort et de la folie, de la fuite du temps, de la dernière heure. On peut deviner, dans L'Auberge Parpillon, qu'il existe une certaine analogie entre une folle bavarde et l'heure de notre mort.
Résumé : Sainte Barbegrise est la patronne du port où l'auteur a passé son enfance. Sainte Barbegrise n'est pas une sainte romantique, mais au moins elle est pittoresque. Un jour, un sombre jour du Moyen Âge, que de mauvais larrons voulaient abuser d'elle, le ciel, pour la protéger, fit croître à son menton une opulente barbe poivre et sel. Ce miracle valut la canonisation à sa bénéficiaire. Sous le regard bienveillant de sainte Barbegrise, vit joyeusement une famille charmante : la grand'mère, sorte de Voltaire chrétien, si l'on peut dire, qui interrompt le curé en chaire, l'oncle Jaune (orthographe phonétique) qui s'est fait bâtir un phare personnel au haut duquel il se livre à l'astrologie, la jeune Carmen qui se croit enceinte et, par magie, transmet sa grossesse à l'abbé Trouineau, lequel enfle mystérieusement, etc. Dans ce livre, plein de poésie et d'humour, qui sans cesse fait passer le lecteur du rire à l'admiration, Noël Devaulx s'affirme comme un des conteurs les plus brillants de sa génération.
Dans cette série de conte, entre autres : La Folie, Le souper chimérique, La Fête, Histoire de chasse et surtout Capricieuse Diane choisi pour titrer l'ouvrage, l'auteur du Pressoir mystique nous introduit dans le monde enchanté de ses rêves, de ses promenades ou de ses visions par l'intermédiaire de narrateurs qui sont tantôt peintres et tantôt écrivains. Ainsi nous entraîne-t-il à travers une succession d'atmosphères romantiques ou sulfureuses où son écriture fait merveille. Mais pour apporter à la matière de son ouvrage plus de légèreté et plus de mystère encore que d'habitude, Noël Devaulx y inclut six poèmes disposés çà et là, en équilibre lumineux au-dessus de l'ombre portée de sa prose.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.