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Compère, vous mentez
Devaulx Noël
GALLIMARD
3,95 €
Épuisé
EAN :9782070218912
Dans Compère, vous mentez !... le réalisme est subtilement mêlé au fantastique, d'où cette impression de mystère poétique, de charme et de tendresse qu'on avait déjà goûtée dans le précédent livre de Noël Devaulx, L'auberge Parpillon. Un vieil architecte, fixé dans une petite ville thermale, vit en caressant l'illusion d'un art délivré de ses attaches avec la terre et dont le principe formel serait dans l'imaginaire pur. Or il reçoit un jour la visite de Lucia, une petite fille orpheline et très riche, accompagnée de sa gouvernante. Lucia veut précisément faire bâtir un château selon son rêve de petite fille. Le château se construit lentement, et tous s'éprennent de leur travail : l'architecte, les habitants de la ville, Lucia, les ouvriers, au point que, le château achevé, ces derniers restent sur place dans leurs baraquements, comme sur un éternel chantier. Un cirque et ses animaux savants, puis toutes sortes de forains viennent s'installer à proximité du château, et tout cela compose un monde féerique, un monde de bonheur enfantin, joyeux et grave à la fois. Deux années passent ainsi, puis, un jour, Lucia meurt doucement, laissant à tous l'impression confuse que "désormais tout leur serait indifférent ou du moins extérieur, et qu'aux événements de leur propre vie, si importants qu'ils fussent, ils se sentiraient foncièrement étrangers".
Résumé : Cet ouvrage comprend cinq nouvelles : La Dame de Murcie, Euphémisme, Aubade à la folle, Album de famille et Cour des miracles, dont le caractère insolite est au moins un trait commun. Toutes les histoires sont racontées à la première personne par un narrateur qui change d'âge, de pays et d'occupations, mais qui est toujours un artiste avec un oeil, une mémoire, une culture d'artiste. On songe à Mérimée, à Gérard de Nerval. Dans l'atelier où se passe l'aventure de La Dame de Murcie, on voit apparaître un être fantastique, mi-félin, mi-rapace, sorte de sphinge aux yeux d'or qui bouleversera le monde habituel de sa victime jusqu'à la pousser au crime. Dans Euphémisme, le narrateur a la passion des statues et parcourt les églises d'Espagne à la recherche de pièces rares. Une vieille coquette y trouve l'occasion de se survivre et lui cède une sainte Euphémine (c'est le nom d'une esclave donnée en présent à un soudard qui devint Empereur), qui établira solidement son pouvoir sur sa raison. Enfin, il détruira "l'idole". Plus tard, marié, père de famille, il s'efforce en vain d'oublier son passé. Dans Aubade à la folle, un ancien port, enrichi par la traite des nègres, est transformé en ville salubre et moderne par une municipalité progressiste. Quelques maisons pittoresques de jadis subsistent encore, dont celle d'une affreuse vieille négresse en haillons. Le narrateur et ses amis décident, par jeu, d'aller donner une aubade à la vieille et l'on voit apparaître un instant à la fenêtre une merveilleuse créature. Les garçons se précipitent à l'intérieur de la maison, mais n'y trouvent que la vieille au milieu de ses haillons. Album de famille se passe en Bretagne où le conteur va revoir son manoir d'enfance. Accueilli par une vieille nourrice - ce personnage de vieille est une constante de ces histoires -, il retrouve sa chambre d'enfant et rêve - mais rêve-t-il ? - qu'il participe dans le salon ressuscité à une réunion de famille qui se serait passée bien des années plus tôt. Enfin, dans la Cour des miracles, probablement dans une ville d'Italie, il est attiré par une jeune fille à la jupe brillante, qu'il poursuit à travers un enchevêtrement de rues, de places, de retraits et qu'il finit par perdre. Puis d'un recoin où il s'abrite de l'orage, il voit passer une sorte de grand corps enveloppé dans un froc à capuchon, qui lui cause une frayeur indicible. Mais rien n'arrive et il s'endort. Il refuse d'admettre qu'il a rêvé. Car les rêves sont bien différents, dit-il, de ces aventures-là et "n'ont rien de commun avec cette chasse inepte, constamment ranimée de promesse en déboires, de déboires en promesse...".
Résumé : Ces sept nouvelles ont un lien. Elles nous parlent de la mort et de la folie, de la fuite du temps, de la dernière heure. On peut deviner, dans L'Auberge Parpillon, qu'il existe une certaine analogie entre une folle bavarde et l'heure de notre mort.
Voici une littérature pour gens pressés. Ce recueil est à cet égard particulièrement recommandable et la plupart des récits n'excèdent pas une section d'autobus (Les trois Saintes, Voix d'outre-tombe, Comptine) ou quatre stations de métro (Par la porte de corne, L'Ecole de nuit). Certains ont été utilisés avec fruit moyennant quelques précautions (Frontières, Le Centaure et la Vierge, Théâtre d'ombres) dans les moyen-courriers (Vols Paris-Rome, Paris-Athènes). D'autres ont la durée d'un saut dans le vide (Approche de la neige) et ont reçu la consécration de l'Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel. On n'avait jamais tenté d'offrir ainsi à la consommation de la littérature en petits comprimés, dont l'efficacité, l'innocuité, la parfaite tolérance ont été éprouvées par de nombreux sujets, au moment où les transports en commun les emportent de leur usine ou de leur bureau à leur domicile après une journée de labeur.
Dans cette série de conte, entre autres : La Folie, Le souper chimérique, La Fête, Histoire de chasse et surtout Capricieuse Diane choisi pour titrer l'ouvrage, l'auteur du Pressoir mystique nous introduit dans le monde enchanté de ses rêves, de ses promenades ou de ses visions par l'intermédiaire de narrateurs qui sont tantôt peintres et tantôt écrivains. Ainsi nous entraîne-t-il à travers une succession d'atmosphères romantiques ou sulfureuses où son écriture fait merveille. Mais pour apporter à la matière de son ouvrage plus de légèreté et plus de mystère encore que d'habitude, Noël Devaulx y inclut six poèmes disposés çà et là, en équilibre lumineux au-dessus de l'ombre portée de sa prose.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.