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Le manuscrit inachevé
Devaulx Noël
GALLIMARD
8,75 €
Épuisé
EAN :9782070247929
L'hôtel d'Anamorphose, naguère somptueux, niché dans la montagne, offre toujours une vue admirable sur l'Adriatique. Mais le voyageur, qui a conservé le souvenir d'un luxe raffiné et d'une brillante compagnie, ne trouvera que les témoignages d'un lent délabrement dans une maison désertée. Désertée ? - pas tout à fait, sinon il n'y aurait pas d'histoire. Cet hôtel où il faut se méfier des miroirs n'est qu'un exemple parmi tant d'autres d'un art raffiné où se marient le rêve et le fantastique, où de subtils glissements nous font passer de l'enchantement à l'angoisse. Ainsi, dans Hodie..., l'agitation d'une gigantesque opération de police empêche presque de voir, dans un coin du tableau, une nativité, la crèche. On pense à Pieter Bruegel le Vieux et à son tableau Le dénombrement de Bethléem. Le foisonnement des personnages ne figure-t-il pas notre conscience dispersée, alors que passe sur son âne la promesse du salut ? Cependant, avant d'être ouvre de pensée, la composition de Bruegel n'est-elle pas d'abord ouvre à voir ? Autant de clés que de regards. Tout manuscrit est inachevé, puisqu'il invite le lecteur à jouer à son tour, puisqu'il éveille en chacun des prolongements infinis.
Résumé : Avec ce vase, le livre s'ouvre sur un mystère qui restera à l'?uvre sous des symboles aussi antagonistes que le pige diabolique où s'est empêtré Théophile, docteur Faust villageois, et le diamant exceptionnel qui révélera l'hypocrisie d'un moderne pharisien. Un premier guitariste provoque un commentaire en acte de l'une des plus désagréables malédictions évangéliques. Un second prétend renouveler un vieux mythe où se sont affrontées la Musique et la Mort. Tandis qu'un fantôme s'échappe d'une lettre de Lewis Carroll, le rêveur de la Petite musique de nuit recevra, avec des souvenirs cruels, la certitude qu'un amour de l'adolescence revit quelque part dans sa force et sa fraîcheur. Un squelette de chat nous introduit à une méditation sur la résurrection des corps. La Guerre, mystère non moins déconcertant, fait les frais d'un dîner de têtes. Si les stratèges en balistique nous font dresser les cheveux, allons nous réfugier sur les toits de Rome où les personnages italiens d'Hoffmann se divertiront à nos dépens mais nous feront oublier, une nuit, les démons de l'épouvante, qui nous attendent dans la rue. Dans le vase de Gurgan, l'intérêt, d'abord fixé sur l'enveloppe, se concentre finalement sur le contenu qui demeure inaccessible. La valise, elle non plus, ne livrera son secret : ne contenait-elle que du vent, et le vase que de la bourre ? L'inquiétude provoquée, voire l'irritation du lecteur ainsi tenu en haleine sont-elles présomption suffisante pour affirmer que vas et valise contenaient un trésor ?
Résumé : Sainte Barbegrise est la patronne du port où l'auteur a passé son enfance. Sainte Barbegrise n'est pas une sainte romantique, mais au moins elle est pittoresque. Un jour, un sombre jour du Moyen Âge, que de mauvais larrons voulaient abuser d'elle, le ciel, pour la protéger, fit croître à son menton une opulente barbe poivre et sel. Ce miracle valut la canonisation à sa bénéficiaire. Sous le regard bienveillant de sainte Barbegrise, vit joyeusement une famille charmante : la grand'mère, sorte de Voltaire chrétien, si l'on peut dire, qui interrompt le curé en chaire, l'oncle Jaune (orthographe phonétique) qui s'est fait bâtir un phare personnel au haut duquel il se livre à l'astrologie, la jeune Carmen qui se croit enceinte et, par magie, transmet sa grossesse à l'abbé Trouineau, lequel enfle mystérieusement, etc. Dans ce livre, plein de poésie et d'humour, qui sans cesse fait passer le lecteur du rire à l'admiration, Noël Devaulx s'affirme comme un des conteurs les plus brillants de sa génération.
Ce recueil de onze nouvelles complète l'oeuvre déjà riche d'un des rares écrivains d'aujourd'hui qui ait puisé son inspiration dans le fantastique. Le livre est construit à la manière d'un château du Moyen Age : trois récits longs et circonstanciés se dressent comme trois tours occultes, dominant de leur ombre huit contes brefs qui donnent à l'ensemble son rythme de base. Le narrateur détient un singulier pouvoir, celui de décoller avec une étonnante subtilité de la réalité la plus quotidienne pour se glisser sans la moindre secousse dans le domaine de l'impossible obsessionnel. A sa suite, le lecteur circule dans un dédale de galeries et de cachots. Il assiste à d'étranges cérémonies funéraires ou à d'inquiétants procès. Il rencontre des hommes dangereux et des femmes maléfiques. Il fait la connaissance entre autres de ce "lézard d'immortalité" à la carapace tout incrustée d'émeraudes qui se fera dévorer par un perroquet royal.
Dans cette série de conte, entre autres : La Folie, Le souper chimérique, La Fête, Histoire de chasse et surtout Capricieuse Diane choisi pour titrer l'ouvrage, l'auteur du Pressoir mystique nous introduit dans le monde enchanté de ses rêves, de ses promenades ou de ses visions par l'intermédiaire de narrateurs qui sont tantôt peintres et tantôt écrivains. Ainsi nous entraîne-t-il à travers une succession d'atmosphères romantiques ou sulfureuses où son écriture fait merveille. Mais pour apporter à la matière de son ouvrage plus de légèreté et plus de mystère encore que d'habitude, Noël Devaulx y inclut six poèmes disposés çà et là, en équilibre lumineux au-dessus de l'ombre portée de sa prose.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.