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Devanthery Lamunière. Images d'architecture, deux entretiens avec Anne Kockelkorn et Laurent Stalder
Devanthéry Patrick ; Lamunière Inès
INFOLIO
24,99 €
Épuisé
EAN :9782884744942
Le recueil suivant, publié à l'occasion de la remise du prix Meret Oppenheim à Inès Lamunière et Patrick Devanthéry, réunit des photographies de projets, un musée imaginaire des architectes et deux entretiens. Le premier, plus biographique, retrace le parcours des architectes, de leur éducation à leurs travaux de recherche jusqu'aux grands projets récents. Le deuxième interroge les relations multiples entre architecture, art, politique et enseignement. Le fil conducteur du recueil est un discours sur l'image, comprise comme forme de représentation, mais aussi comme instrument du projet. Interpréter la collection d'images qui accompagne les deux entretiens exige donc de déchiffrer les signes qui la constituent. Ils sont multiples: superficiels, lorsqu'ils concernent l'atmosphère - couleurs, lumière, senteurs, température -; structurels, lorsqu'ils concernent la construction; du domaine de la mémoire, lorsqu'ils concernent des souvenirs collectifs ou personnels. Ces images sont pour les deux architectes une manière de communiquer, entre eux, avec leurs collaborateurs au bureau, avec leurs étudiants à l'Ecole Polytechnique, avec leurs clients au cours du projet ou encore, comme ici, avec le public. Elles fonctionnent entre elles en rapport associatif et permettent ainsi de saisir, mais aussi de décrire avec précision des situations ou des expériences spatiales multiples et indicibles. Ces images ne participent donc pas d'une réduction de l'architecture à un problème purement bidimensionnel, mais au contraire permettent une réactualisation du projet architectural comme un problème en fin de compte formel; comme une mise en forme intégrative d'une discipline de plus en plus fragmentée.
Les guides de voyage ne sont pas des livres comme les autres. Parce qu'ils ne traitent pas que de savoir et de culture, mais aussi du monde physique, réel. Parce qu'ils ne s'adressent pas qu'à des lecteurs, mais aussi à des voyageurs. Si le voyageur demande à se repérer dans le monde, le lecteur a besoin de se retrouver dans le texte et l'organisation de son guide. Lu face à l'église qu'il décrit, sur le pont qu'il mentionne, un guide est rare- ment utilisé de manière linéaire. Il induit une lecture spécifique, discontinue. L'auteure envisage ici le guide de voyage comme une forme ou un "genre" littéraire qui établit ses propres conventions. Ariane Devanthéry en décrit les modes de lecture au cours d'un "long XIXe siècle", durant lequel s'invente et se développe le tourisme moderne. Elle retrace l'histoire du genre et analyse ses propriétés formelles, constituées progressivement par la collaboration involontaire d'éditeurs concurrents, devenus célèbres dans toute l'Europe : les Murray, Baedeker et Joanne. Focalisant ses enquêtes sur le tourisme alpin, prêtant la plus précise attention à la matérialité des guides, l'ouvrage montre les liens étroits qui ont associé la forme littéraire et les pratiques voyageuses. Conçus et utilisés pour donner accès à des savoirs et à des espaces géographiques, les guides du XIXe siècle nous ouvrent un domaine historique nouveau d'une exceptionnelle richesse.
Devanthéry Patrick ; Lamunière Inès ; Abram Joseph
InDetails c'est l'occasion, pour les architectes Patrick Devanthéry et Inès Lamunière, de présenter trois projets, signés de leur agence, dont le dénominateur commun est la relation dense et approfondie qui s'est établie entre la maîtrise d'oeuvre et la maîtrise d'ouvrage. La conception et la réalisation du centre opérationnel de PMI International à Lausanne (2006 et 2010), de la faculté des Sciences de la vie à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (2009) ou de la tour de la Télévision Suisse Romande à Genève (2010) questionnent l'architecture à toutes ses échelles. La grande taille les assimile à des fragments urbains, la matérialisation leur confère une valeur d'objet contrôlé jusqu'au dernier détail. Toute entreprise souhaite donner d'elle-même une image forte qui résume sa philosophie, qui la distingue aux yeux du public et à laquelle ses collaborateurs puissent s'identifier. Cette "image" génératrice se reflète dans sa manière de fonctionner, de communiquer et d'interagir avec le public, et jusque dans la conception de ses espaces. Du plan à la coupe, du plan masse au détail, l'agence dl-a cherche à montrer le lien qui unit le client et l'architecte dans la définition et la transcription de la mise en espace destinée à des communautés de travail aussi différentes que peuvent l'être les collaborateurs du siège mondial d'une entreprise multinationale, les chercheurs en génétique et science de la vie d'une des plus prestigieuses universités du monde, les journalistes et les administrateurs d'un grand groupe de presse et de radiotélévision. A l'iconographie muette s'ajoutent de grandes photographies où transparaît ce que les espaces et les matières peuvent dégager, et trois textes introductifs confiés à Joseph Abram, Jean-François Caille et Emmanuel Caille.
Résumé : La Riviera vaudoise possède non seulement une longue tradition liée au tourisme, mais se démarque aussi par son intense vie culturelle avec des manifestations emblématiques comme le Montreux Jazz Festival ou la Fête des Vignerons. Cette région a aussi été magnifiée par nombre d'écrivains dans des oeuvres comptant parmi les classiques comme La Nouvelle Héloïse ou Le Prisonnier de Chillon. Loin des grandes métropoles, les habitants de cette contrée ont remarquablement cultivé au cours des trois derniers siècles le goût pour les arts et les lettres. Un goût pour la culture né ici, mais nourri d'échanges et d'ailleurs. Pour la première fois, un collectif d'historiens s'intéresse aux hommes et aux femmes qui ont fait de ces lieux un espace si propice au développement des différentes formes d'expression culturelle, ceci du XVIIIe siècle à nos jours. Ce volume richement illustré aborde chronologiquement des sujets aussi variés que l'architecture, le patrimoine immatériel, la presse, les festivals, le cinéma, l'édition, le théâtre, avec une attention particulière pour les peintres, écrivains et musiciens qui ont trouvé la paix et l'inspiration face à cet "éternel encrier" qu'est le Léman.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.