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Les Démons de Paris
Depotte Jean-Philippe
DENOEL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782207261897
Au début du XXe siècle, dans un Paris frappé par des attentats anarchistes, un jeune prêtre se déclare capable de converser avec les défunts et ne tarde pas à affronter une célébrité qui le propulse en première page des journaux, affublé du titre de "Saint Joseph des Morts". Une situation d'autant plus difficile qu'il cherche en secret à percer les mystères de l'après-vie, aidé dans cette tâche par un jeune garçon terrorisé par ses démons d'enfant... et par une sombre menace qui approche inexorablement de la capitale. À la veille d'une visite officielle du métropolitain de Fulgence Bienvenüe par le tsar Nicolas II, visite que la présence de Lénine à Paris ne peut que compliquer, Joseph va se lancer dans une dangereuse quête de la vérité qui lui fera approcher l'occultiste Gérard Encausse, dit Papus, ainsi que les services spéciaux du tsar et les terribles membres de la "pègre de Montreuil". Et si les maîtres de Paris n'étaient pas ceux que l'on croit? Les Démons de Paris, qui évoque le cinéma sépia de Jean-Pierre Jeunet et les mystères praguois de Leo Perutz, est un thriller historique et surnaturel d'une rare ambition, un premier roman avec lequel Jean-Philippe Depotte trouve immédiatement sa place parmi les maîtres du genre.
« Je suis un soldat qui ne tue pas. »C?est sur cette bonne résolution que Lucien Bel, un jeune provincial, part faire la guerre de 1870 contre les Prussiens.De retour du front, du sang sur les mains, Lucien décide de consigner dans un carnet, pour mieux les combattre, les règles de « l?Art de tuer ». Mais la guerre continue et il est affecté au désarmement des canons parisiens de la butte Montmartre, dans une capitale en pleine insurrection. À ses côtés, des soldats séduits par les idées de la Sociale désertent. Les événements tragiques s?enchaînent, Paris est sur le point d?accoucher de sa Commune et Lucien Bel est blessé.Quand il se réveille à l?hôpital de la Pitié, on lui apprend qu?une balle lui a traversé la tête et qu?il a été sauvé par le grand phrénologue Jean-Baptiste Delestre. Soupçonnant qu?on lui ment, Lucien s?enfuit pour trouver refuge à Montmartre et chercher Margot, la jeune femme qui l?a amené à l?hôpital et connaît certainement la vérité.Que lui a-t-on fait ? Que cachent les trois étranges plaques de fer vissées dans son crâne ? Et d?où viennent ces souvenirs qui ne sont pas les siens ?Avec son troisième roman situé durant les événements de la Commune de Paris, Jean-Philippe Depotte orchestre un suspense d?horloger autour des bouleversements politiques de l?époque. Une quête, sans temps morts, dans laquelle interviennent, entre autres, Jean-Baptiste Delestre (l?auteur de De la physiognomonie), Jules Allix (le créateur du bataillon des Amazones de la Seine), Eugène Pottier (l?auteur des paroles de L?Internationale) et Nadar, le truculent photographe et aérostier.
L'élaboration de l'avant-dernier livre de Jean-Louis Déotte (Walter Benjamin et la forme plastique. Architecture, technique, lieux, L'Harmattan, 2012) avait pris une dizaine d'années, en rapport constant avec des thèses ou des mémoires de recherche auxquels il participa comme directeur ou comme membre de jury. Aujourd'hui, avec ce W Benjamin, littéralement, nous proposons de relater les différentes étapes d'un travail fondamentalement collectif où il est bien difficile de savoir qui s'inspira de qui. Ou qui parasita qui. Certes, dans une relation de recherche, l'"étudiant" parasite le maître, mais l'inverse est tout aussi vrai. Un livre de ce type est donc poreux parce qu'il est le résultat d'une réversibilité des échanges et donc d'une compénétration des pensées. Le parasite peut être éliminé par les anti-corps de l'hôte. A l'inverse, le parasite peut déprogrammer son hôte, le conduisant à l'anéantissement, parce qu'il ne peut se développer que dans son cadavre. Dès lors, on dira que l'assimilation d'un parasite par un corps-hôte est réussie quand il lui devient indispensable : c'est un enrichissement "réciproque". W Benjamin a été un parasite du second ordre pour le marxisme alors qu'il n'avait pas réussi avec les écrivains français des années trente, qui l'ignorèrent. Même s'il se désigna des "ennemis" comme Jünger ou Heidegger, ce n'est pas un penseur de l'affrontement ou de la résistance. La négativité dialectique est chez lui dissolution des formes acquises. C'est le sens des différentes critiques esthétiques et littéraires qu'il nous légua : de l'apparence, par la mise en marche, faire surgir l'apparition.
Les textes proposés ici ouvrent deux grandes questions : celle de la contemporanéité et donc du Présent de l'écriture du philosophe, celle du nouage entre foyer du sens, cinéma et philosophie. Benjamin rappelle dans Chronique berlinoise que le Présent à partir duquel doivent s'écrire non seulement l'histoire, mais aussi la connaissance, est dépendant de l'appareil dominant. En l'occurrence, au XXe siècle, le cinéma, alors que le XIXe était appareillé par la photographie. Dans une radicale philosophie de la temporalité comme la sienne, les appareils font chacun leur tour époque sans pourtant s'éliminer. Un appareil supplante les précédents, tout en les conservant dans leur vérité. Ainsi le Livre des passages aura-t-il été écrit en tirant les conséquences politiques de l'analyse de la perception cinématographique. La seconde question doit être abordée à partir de la pensée de Claude Lefort, qui décrit la démocratie moderne comme ce moment de la désintrication des pôles de la Loi, du Pouvoir et du Savoir. Dès lors, le lieu du sens n'est plus incarné, par exemple dans le corps du souverain. Il devient inlocalisable. On peut faire l'hypothèse qu'il revient au cinéma de configurer ce lieu selon les différentes " traditions " nationales : le cinéma anglo-saxon est soumis à la figure du procès comme source de la légitimité, l'allemand à celle de la communauté, le français à celle de l'articulation du privé et du public.
Résumé : Quand il apprend la disparition d'Uzumé, la femme qu'il a voulu épouser douze ans plus tôt, Achille abandonne sa vie française pour se rendre à Tôkyô. Une fois arrivé, il va de surprise en surprise. Une catastrophe énergétique inexpliquée précipite le pays vers l'obscurité. Son meilleur ami s'est suicidé. Et Uzumé n'a jamais été kidnappée. A sa place, c'est une vieille femme dont on pleure la disparition : la doyenne de l'humanité... Qu'arrive-t-il au Japon ? Pourquoi l'ami d'Achille est-il mort ? Et qui est vraiment Uzumé ? En voulant répondre à ces questions, Achille va pénétrer dans un monde où se mêlent l'éternel et l'éphémère, la tradition et la modernité, un monde que les dieux intemporels n'ont jamais abandonné. Un Tôkyô inconnu, aussi beau que dangereux. Avec Le chemin des dieux, Jean-Philippe Depotte nous fait à. partager sa passion pour le Japon et sa culture.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.