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Le chercheur, le diplomate et la révolution tunisienne. Mémoires d'un directeur d'Institut français
Denieuil Pierre-Noël
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782343105857
Cet ouvrage relate l'expérience du directeur de l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain à Tunis (IRMC), confronté en 2011 à la révolution tunisienne. Plusieurs livres s'enchevêtrent dans ce témoignage rare. L'un, sur la société tunisienne depuis le contrôle du régime de Ben Ali, dans un contexte peu propice à la liberté d'expression, jusqu'aux mutations de la révolution. L'autre, sur la radioscopie d'un Institut français à l'étranger et de sa coopération universitaire. L'auteur y dévoile l'envers du décor de l'administration de la recherche. Il nous livre ses valeurs, ses tactiques face aux pouvoirs, ses manières de gérer l'argent et la science. Le suivant, sur la confrontation du chercheur et du diplomate. Il y est question des cultures de la diplomatie, de ses rituels, des codes, valeurs, symboles qui fondent son langage. Le livre nous convie au coeur du dispositif français de coopération. Il en relate les pressions institutionnelles et politiques, au fil des enjeux inavoués de la diplomatie scientifique. Le dernier égrène une réflexion sur des sujets tels que les sciences sociales, l'écriture de la société, la théorie des réseaux, l'agir organisationnel, les violences scolaires, les relations internationales avec la Libye, les évolutions anthropologiques de la société tunisienne. Le lecteur tient ici un document ethnographique d'exception où l'auteur accumule avec insolence des observations sur la diplomatie française, et de fines analyses sur la part cachée d'affect et d'informalité existentielle qui irrigue la cuisine scientifique et la coopération internationale.
Cet ouvrage propose une lecture moderne de L'Histoire des deux Indes. Cette vaste encyclopédie des récits de voyages au XVIIIe siècle, fresque économique et sociale du Nouveau Monde, a été rédigée par l'Abbé G.T. Raynal. Conçue sous l'égide des "commerçants philosophes", elle inclut une contribution des physiocrates ainsi que de Diderot qui y a signé ses textes anti-colonialistes. Simultanément historien, ethnologue des récits de voyages, puis sociologue du monde moderne, l'auteur met en exergue la brûlante actualité du Siècle des Lumières. Il explique comment la découverte des autres sociétés a constitué une nouvelle chance pour l'Europe qui, en s'appropriant "l'autre", a pu engendrer la nation américaine. Pour cela, elle a dû reconstruire son identité en regardant cet "autre" comme son miroir : le bon et sociable sauvage, l'indigène industrieux et travailleur. Elle a alors revendiqué l'humanité pour les opprimés au nom de son intérêt économique, la civilisation pour tous au nom de sa "confraternité universelle des cultures". Au prisme de la rencontre du sauvage et du civilisé, cet essai va aux origines de notre culture matérielle. Vers un monde où la libre circulation des intérêts et l'organisation rationnelle du commerce, construisent les fondements d'une société autorégulée par les passions humaines, l'individualisme économique et l'esprit de domination de la nature par la culture.
Le 14 janvier 2011, suite à un mois de mouvements sociaux déclenchés depuis les régions déshéritées, et relayés par les réseaux sociaux, s'effondrait le régime du président Ben Ali en Tunisie. S'ensuivirent quatre années de débats, d'expérimentation institutionnelle, de transactions sociales et politiques. Cet ouvrage en retrace a posteriori la cohésion : une année d'effervescence et de mutation institutionnelle et politique (2011), qui aboutit à la constitution d'un gouvernement provisoire durant deux années (2012, 2013) conduit par le parti islamiste Ennhada, puis débouche sur le dialogue national, la fabrication d'une nouvelle constitution (janvier 2014) et, à la fin de la même année (octobre/décembre 2014), les premières élections législatives et présidentielles, libres, depuis l'indépendance de 1956, de toute autorité d'un leader. Le livre est étayé par des chronologies et une revue de presse, par des témoignages encadrés produits au fil des jours par des universitaires tunisiens, et par des résultats de recherches sociologiques et anthropologiques. Au fil de l'histoire, de l'information à l'interprétation, les auteurs restituent une mémoire parfois oubliée, et invitent leur lecteur dans les rouages de la fabrication d'une révolution et au coeur d'un mouvement social en train de se faire. L'ouvrage présente sous forme d'encadrés et d'entretiens. Par ordre d'apparition dans le texte, les témoignages de : Sihem Najar, Hassen Boubakri, Hamadi Ridissi, Swanie Potot, Chirine Ben Abdallah, Larbi Chouikha, Mohamed Kerrou, Mohamed Elloumi, Hélé Beji, Ridha Tlili, Imed Melliti, Yadh Ben Achour, Kmar Bendana, Arbi Dridi, Riadh Zghal, Abdelkhalecq B'chir, et Mondher Kilani (interrogé par Olfa Belhassine).
Résumé : La vie d'un bistrot à l'ancienne, authentique, lieu de rencontre et de mixité sociale, comme en en fait plus beaucoup... Au Café du coin, Jeannine fume la pipe en discutant avec ses copains du quartier. Réputée pour son franc-parler, cette arrière-grand-mère de caractère, appelée "la Mère Lapipe', sait aussi écouter. Les conversations évoquent ce quartier ouvrier qu'elle a vu changer. Les générations s'y retrouvent et on y croise une fabuleuse galerie de personnages. Sur le formica de son comptoir, on tchine au "petpet' entre étudiants, retraités, forains, brocanteurs et policiers, avec un fakir, un ministre et même avec le Père Noël ! La vie d'un bistrot, ce lieu rare de parole et d'écoute qui disparaît aujourd'hui. Un bistrot qui ferme, c'est un théâtre qui brûle.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.