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L'HOPITAL DU LIVRE. Centre technique de la Bibliothèque nationale de France à Marne-la-Vallée
Denancé Michel ; Fessy Georges ; Perrault Dominiqu
SENS ET TONKA
7,62 €
Épuisé
EAN :9782910170301
Simultanément à la Bibliothèque de France François-Mitterrand, à Paris, Dominique Perrault a construit ce qui, en quelque sorte, constitue ses réserves, " L'hôpital du livre " - Centre technique du Livre à Marne-la-Vallée. " Notre fin de siècle a la pâtisserie triste et le style international avachi. La nullité semble être la manifestation la plus symptomatique du re-niement, de la honte et du regret. Notre époque n'apprécie pas l'art qui ne grave pas sa griffe dans une épaisse pâte vernie ou ne s'orne de pacotilles, de gestes superfétatoires où le pastiche l'emporte sur l'esprit. Faut-il agiter le clinquant ou multiplier les ornements afin d'attirer l'attention ? L'architecture du Centre technique du Livre tient dans un paradoxe : " L'identitisme différentiel ". Ces bâtiments ressemblent, pour un regard hâtif, à tous ceux qui les entourent à ceci près : les autres prétendent " faire Architecture " alors que celui-ci ne dit rien d'autre que ce qu'il est : un bâtiment s'effaçant dans une particularité qui est justement celle de l'architecture contemporaine. Dans le domaine artistique propre à l'architecture, le paradoxe de la présence-absence n'est pas manipulable sans un sérieux savoir artistique... " H. T.
Kir: derrière un nom célèbre, un homme mal connu, écrasé par sa légende. Une personnalité complexe, aux faces contradictoires et parfois déroutantes. Il entre dans la politique professionnelle, député-maire de Dijon à soixante-neuf ans, l'âge de la retraite, sans patronage, mais avec une longue expérience de l'engagement et du terrain. Pendant près d'un quart de siècle, grâce à une volonté à toute épreuve et un sens aigu de la stratégie électorale et de la communication., il accumule les mandats, soutenu par les notables et un large électorat séduit par un élu pétri de culture populaire. Conservateur et non-conformiste, il fut l'élu le plus original et atypique des IVe et Ve Républiques. Resté dans l'âme curé de campagne, avec une autorité très ferme sous son apparence débonnaire, il fit entrer une grande ville à pas prudents dans la modernité. Il aimait amuser et surprendre - un atout pour entretenir le vote populaire, et prit plaisir à la vie politique au point de refuser de l'abandonner autrement que dans la mort. Ce prêtre sécularisé mais fidèle à son Eglise et au port de la livrée sainte, montait en chaire et marchait à la tête des processions la soutane barrée de décorations et de l'écharpe tricolore. Il occupa, à deux reprises, la tribune du président de l'Assemblée nationale. Il mérite ainsi, car il aimait les honneurs, d'être élevé au rang d'exception française.
Célébrissime (le Français dont le nom est le plus connu dans le monde), Gustave Eiffel reste mal connu et s?il n?avait décidé de donner son nom à une tour métallique de 300 mètres, il ne serait pas plus connu aujourd?hui que ses grands concurrents industriels. Cet ouvrage entreprend de restituer les grandes étapes d?une longue vie (1832-1923) dont l?apogée professionnelle, qui en fut aussi la conclusion, réside dans le plus gros contrat industriel du siècle, les écluses de Panama, qu?Eiffel signa en sauveur. Ces écluses ne furent pas construites, ni même commandées à leur fournisseur, mais rapportèrent à l?industriel un profit énorme tout en le conduisant à sa perte. S?en suivit une seconde carrière, celle d?un mécène-chercheur, où culminèrent ses capacités d?innovations et son esprit entrepreneurial. Cette biographie accorde une importance particulière aux techniques constructives et à deux périodes de la carrière d?un ingénieur-entrepreneur hyperdoué pour lequel on inventa le titre de magicien du fer.
Au coeur du XIX e siècle, dans le contexte d?un Second empire omnipotent capable de mettre en oeuvre une répression judiciaire apparemment efficace, quatorze accusés sont jugéslors de quatre procès d?assisespour une succession d?incendies dont fut victime un village de la Bourgogne bressanne. Incendies qui, en huit ans, firent deux morts et endommagèrent les deux tiers des bâtiments du village. Cinq suspects furent condamnés à mort et quatre aux travaux forcés. Parmi eux, deux jeunes gens qui avait soutenu la république sociale mise en place, très provisoirement, en février 1848, tous deux morts au bagne, virent leur mémoire réhabilitée des années plus tard, lors d?un procès en cassation durant lequel le procureur dénonce un "crime judiciaire". Contemporaine de l?affaire Dreyfus, "l?affaire des incendies de Longepierre" devenue "affaire Vaux et Petit" fut politique de bout en bout, depuis son origine, sous un régime policier, avec une magistrature soumise à l?exécutif, jusqu?à sa conclusion, sous la république des radicaux. Par sa durée, sa complexité, elle apparaît comme un cas d?école dans l?histoire des dysfonctionnements de la justice.
Dans ces nouvelles, les endroits, les époques et les noms importent peu ; c'est vous, c'est moi, puisque nous sommes les singes. La loi des singes est une même chanson qui se répète, sempiternelle, et dont la vie de tout un chacun marque un tempo régulier, à la fois spécifique dans sa mélodie et commun à tous dans sa cadence. Ces histoires un peu décalées tentent de mettre le doigt sur les théorèmes qui dénotent, les histoires qui détonnent, parfois tragiquement, souvent avec poésie, toujours dans le mystère le plus complet. Lou DESANCE enseigne le français à Buenos Aires et y tient des ateliers de poésie et de littérature. Elle signe ici son premier ouvrage.
Et j'étais si naïve, si timide, j'ai changé depuis, quand je pense que j'ai même osé un dimanche aller à la messe avec un " Perfecto ", c'est mon fils le plus jeune qui l'avait oublié là sur un fauteuil et j'ai voulu l'essayer par curiosité, il faut savoir vivre avec son temps, j'en vois des femmes même plus âgées que moi qui se permettent des choses comme ça, et ça ne leur va pas si mal alors quand l'ai vu ce gros blouson de cuir, bien entendu trop grand pour moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, c'était comme une idée complètement follement incontrôlable, je me suis dit : pourquoi pas moi aussi ? J'étais tout de même drôlement gonflée, j'ai juste au dernier moment, sur le parvis avant d'entrer, mis une étole par-dessus !
Bivouac : spectacle de rue - dix ans de parcours dans le monde entier - est une création de la Générik Vapeur. Une histoire simple, 16 comédiens qui se multiplient à l'envi jusqu'à grossir la troupe de 20 voire 50, voire une centaine de personnages supplémentaires, 102 bidons, 4 musiciens... Et la fin d'une journée ordinaire en centre ville, quand, soudain, sur étendard sonore, un déboulé de petits hommes et femmes bleus... " ils prennent la ville à revers et détournent les rues, les fontaines, les bancs publics et les statues. Ils cherchent un lieu qui leur ressemblent, une pyramide, quelque part, signalétique du rassemblement puis du dépassement. Ils s'évanouissent comme ils sont arrivés, dans la musique. "
Ecrit du mois de mars 1999 au mois de mars 2000 - d'où son titre -, cet ouvrage constitué de courtes satires fait référence à la cruauté et à l'absurdité de l'Homme désarmé, malgré tout, face à son propre désarroi. Tu lui dirais alors noblement oui de l'estocade tu meurs c'est beau et le taureau sonderait fier le regard qui ternit le souffle qui s'éteint sous le ciel imparable du soleil sévillan il couperait alors les oreilles et la queue - les couilles du héros en bouquet dans sa bouche séchantes - de ces trophées muni dans son enclos enfin ferait le signe de la croix...
Guy, Merci pour documents de l'I.S.et ouvrages de Henri Lefebvre, d'une importance vitale pour moi ici. Est également important pour moi de correspondre avec toi, parce que "les interlocuteurs valables sont tout de même encore rares". Mais j'énumère tout de suite les difficultés : Trop sommaire une correspondance facilite les malentendus les plus nuisibles ; [...] Une différence radicale entre circonstances, ambiances, situations et problèmes risque de nous faire, toi à Paris et moi à Montréal, écrire pour nous entendre des lettres "non-averties", un non-sens que seules une certaine bonne volonté et une objectivité en "en soi" peuvent éviter. Il vaut cependant la peine d'essayer de correspondre. Décidément. " [...] Début de la lettre (inédite) de Patrick Straram à Guy Debord (1960). Suivi d'une lettre (inédite) de Patrick Straram à Yvan Chtcheglov (1959).