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Le Chanoine Kir. L'invention d'une légende
Devance Louis ; Lévêque Pierre
EUD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782915552669
Kir: derrière un nom célèbre, un homme mal connu, écrasé par sa légende. Une personnalité complexe, aux faces contradictoires et parfois déroutantes. Il entre dans la politique professionnelle, député-maire de Dijon à soixante-neuf ans, l'âge de la retraite, sans patronage, mais avec une longue expérience de l'engagement et du terrain. Pendant près d'un quart de siècle, grâce à une volonté à toute épreuve et un sens aigu de la stratégie électorale et de la communication., il accumule les mandats, soutenu par les notables et un large électorat séduit par un élu pétri de culture populaire. Conservateur et non-conformiste, il fut l'élu le plus original et atypique des IVe et Ve Républiques. Resté dans l'âme curé de campagne, avec une autorité très ferme sous son apparence débonnaire, il fit entrer une grande ville à pas prudents dans la modernité. Il aimait amuser et surprendre - un atout pour entretenir le vote populaire, et prit plaisir à la vie politique au point de refuser de l'abandonner autrement que dans la mort. Ce prêtre sécularisé mais fidèle à son Eglise et au port de la livrée sainte, montait en chaire et marchait à la tête des processions la soutane barrée de décorations et de l'écharpe tricolore. Il occupa, à deux reprises, la tribune du président de l'Assemblée nationale. Il mérite ainsi, car il aimait les honneurs, d'être élevé au rang d'exception française.
Denancé Michel ; Fessy Georges ; Perrault Dominiqu
Simultanément à la Bibliothèque de France François-Mitterrand, à Paris, Dominique Perrault a construit ce qui, en quelque sorte, constitue ses réserves, " L'hôpital du livre " - Centre technique du Livre à Marne-la-Vallée. " Notre fin de siècle a la pâtisserie triste et le style international avachi. La nullité semble être la manifestation la plus symptomatique du re-niement, de la honte et du regret. Notre époque n'apprécie pas l'art qui ne grave pas sa griffe dans une épaisse pâte vernie ou ne s'orne de pacotilles, de gestes superfétatoires où le pastiche l'emporte sur l'esprit. Faut-il agiter le clinquant ou multiplier les ornements afin d'attirer l'attention ? L'architecture du Centre technique du Livre tient dans un paradoxe : " L'identitisme différentiel ". Ces bâtiments ressemblent, pour un regard hâtif, à tous ceux qui les entourent à ceci près : les autres prétendent " faire Architecture " alors que celui-ci ne dit rien d'autre que ce qu'il est : un bâtiment s'effaçant dans une particularité qui est justement celle de l'architecture contemporaine. Dans le domaine artistique propre à l'architecture, le paradoxe de la présence-absence n'est pas manipulable sans un sérieux savoir artistique... " H. T.
Au coeur du XIX e siècle, dans le contexte d?un Second empire omnipotent capable de mettre en oeuvre une répression judiciaire apparemment efficace, quatorze accusés sont jugéslors de quatre procès d?assisespour une succession d?incendies dont fut victime un village de la Bourgogne bressanne. Incendies qui, en huit ans, firent deux morts et endommagèrent les deux tiers des bâtiments du village. Cinq suspects furent condamnés à mort et quatre aux travaux forcés. Parmi eux, deux jeunes gens qui avait soutenu la république sociale mise en place, très provisoirement, en février 1848, tous deux morts au bagne, virent leur mémoire réhabilitée des années plus tard, lors d?un procès en cassation durant lequel le procureur dénonce un "crime judiciaire". Contemporaine de l?affaire Dreyfus, "l?affaire des incendies de Longepierre" devenue "affaire Vaux et Petit" fut politique de bout en bout, depuis son origine, sous un régime policier, avec une magistrature soumise à l?exécutif, jusqu?à sa conclusion, sous la république des radicaux. Par sa durée, sa complexité, elle apparaît comme un cas d?école dans l?histoire des dysfonctionnements de la justice.
Emily Dickinson et Charlotte Perkins Gilman écrivaient dans un contexte difficile. Bien des obstacles auxquels ces autrices étaient confrontées apparaissent en mise en abyme dans leurs textes. Sans cesse présentifiés par nos lectures successives, ces derniers annoncent un futur qu'ils contribuent à créer : filtre précurseur des textes théoriques et de la réalité à venir, ils transcendent toute appréhension figée de l'être et du temps.
La Vallée des Saints, l'Île de Pâques bretonne, est devenue la destination incontournable en Bretagne. De grandes statues en granit de 2,5 m de hauteur environ peuplent la colline de Quenequillec, dans les Côtes-d'Armor, et attirent chaque année 200 000 visiteurs. - Un ouvrage qui donne la parole à Philippe Abjean, fondateur de la Vallée des Saints, aux sculpteurs... - Des clés pour mieux comprendre le projet, son lien avec l'histoire de la Bretagne. - Des encadrés thématiques sur le travail du granit, sur les choix des saints représentés, sur les mécènes, sur les projets des prochaines années... - De très nombreuses photos et documents anciens qui donnent envie de découvrir un site incroyable.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.